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Les Lyonnais : 69 Quai des ordures

Par Cineblogywood @Cineblogywood
Les Lyonnais : 69 Quai des ordures
En salles : Olivier Marchal est assis, tout en haut du polar français. Et il regarde la distance qui le sépare du reste de ces camarades réalisateurs. Ceux qu’il vient de laisser loin derrière avec Les Lyonnais, son nouveau film, sorte de tragédie grecque moderne, narrant une vie de voyou et bien plus encore.
Démons du passé
Avec Les Lyonnais, Marchal a tout bon sur un sujet qui aurait pu être bancal avec ses deux époques. Mais la première prouesse du film vient de son montage qui rend simple, voire évident les allers-retours dans le passé d’Edmond Vidal. Momon pour les amis, pas nombreux, et celui qui il a passé toute sa vie : Sutel, son frère de sang. Et là, après 13 ans, il ressurgit. Et avec lui les démons du passé et les codes d’honneurs dépassés. Amour, haine, trahison et meurtres, amitié et respect, parole donné et honneur perdu. On est dans un monde ou le flingue ne tire qu’une fois. Et dans la tête.
Ensuite, le casting. Enorme. Gérard Lanvin bluffe, un jeu subtil, le calme d’un visage buriné, la tempête derrière un regard fatigué. En flic implacable, Patrick Catalifo est superbe et nous donne moult regrets de ne pas le voir plus souvent. S’en suivent Duval, Astier, Karyo et les habitués de la maison Marchal : Levantal et Renaud. Bref tout le monde est à sa place, y compris Les Lyonnais, ceux du gang des années 70, qui même s’ils souffrent un peu de ne pas ressembler assez à leurs ainés, n’en délivrent pas moins une prestation de très haut niveau. Enfin, et là aussi, Marchal bluffe, les femmes sont présentes, indispensables pour leur soutien, leur droiture et leur fragilité.
Et puis bien sur un scénario béton, simple et froid, magnifié par une mise en scène toute en retenue, sans effets tape à l’œil et pourtant résolument moderne. Olivier Marchal ne cède à aucune concession, tente des trucs (le générique de début) et a des envolées très hollywoodiennes (Momon sortant de sa maison au petit matin), magnifiées par la musique superbe de Erwan Kermorvant (36 Quai des orfevres).
Bref, j’ai adoré. J’adore le mec. J’adore son film. Allez-y. C’est tout.
NB : pensez à mettre un gilet par balles.
Marcel Martial (Marchal Ombre)
Les Lyonnais

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