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Les lois de l'attraction

Publié le 01 décembre 2011 par Olivier Walmacq

Sean Bateman est à la fac et vit une vie rythmé par le sexe, la drogue et le rock'n roll. Un peu comme tous ses camarades...


Une affiche qui restera dans les annales (ok je sors...).

La critique rock'n rollesque de Borat

Seconde adaptation d'un roman de Bret Easton Ellis (à l'heure où je vous écris, je lis son premier roman Moins que zéro), Les lois de l'attraction de Roger Avary, datant de 2002 et sorti en mars 2003 chez nous, a le mérite d'annoncer la couleur rien qu'avec son affiche présente ci-dessus.
Le sexe a une place prédominante mais résumer ce film a un simple film de boule revient à dire que le premier 
Saw est aussi con que ses suites.
L'ancien accolyte de Quentin Tarantino a choisi volontairement des acteurs beaux et frais: James van der Beek (le célèbre Dawson de la série éponyme), Shannyn Sossamon (vue dans 
Chevalier), Ian Somerhalder (avant d'être la vedette de Lost et surtout Vampire diaries, ressucé de Twilight), Jessica Biel, Kip Pardue (vous vous souvenez du pilote blondinet de Driven ? Non ? Pas grave !), Thomas Ian Nicholas (les American Pie), Eric Szmanda (l'un des Experts), Kate Bosworth (que l'on retrouvera bientôt dans l'improbable remake des intouchables Chiens de paille), Jay Baruchel et des caméos d'Eric Stoltz, Clifton Collins Jr, Faye Dunaway et Swoosie Kurtz.

Le film commence par une soirée bien arrosée et présentant les trois personnages principaux: Lauren, une fille aimant les joints et un certain Victor qui se fera dépuceler par quelqu'un d'autre; Paul, un homosexuel épanouie mais en manque de mecs; et Sean Bateman. Ce dernier n'est autre que le frère du Patrick d'American Psycho. Chose amusante, le roman des Lois de l'attraction a été publié avant American Psycho, mais c'est ce dernier qui fut adapté le premier.
La suite nous montre la décadence de la jeunesse ricaine. Clairement, elle est loin de prendre en compte les valeurs puritaines.
Par ailleurs, les rares parents que l'on voit (incarnés par Dunaway et Kurtz) préfèrent noyer leur desespoir d'éduquer leurs gosses dans l'alcool et les autres adultes sont des dealers ou des professeurs ! En bref, si les jeunes finissent à ce stade, c'est en partie par un manque d'éducation.

La plupart des camarades de Bateman ont plus de fric que lui sur leur compte en banque et viennent d'une certaine classe sociale prestigieuse. Rien à voir avec lui. Pourtant notre joyeux larron vit un rêve inaccessible: avoir la belle Lauren pour petite amie. Tel un amoureux transi, il va croire que les lettres qu'il reçoit chaque semaine viennent d'elle et il y croit le bougre! Sauf que Sean comme tout bon Bateman a des pulsions. Si son frère c'est le meurtre, lui c'est le sexe et avec n'importe qui.
Ainsi, Lauren finira par le choper en train de se rhabiller après s'être taper sa nymphomane de copine (la Jessica Biel justement), lui sortant une punchline vouée à devenir culte "je l'ai baiser parce que je t'aime!". Amis poètes...
Outre Bateman, Avary développe également ses deux autres principaux protagonistes. Lauren est une fille pas trop sûre d'elle, accumulant les conneries (notamment faire des gâteries pour augmenter sa moyenne) et amoureuse d'un bonhomme qui l'a complètement oublié depuis son voyage en Europe.

Quant à Paul, il s'ennuie comme un rat mort dans la bourgeoisie et essayant de trouver vainement l'homme de sa vie.
Avary ne censure pas les scènes de nue ou a simplement coupé quelques plans, ce qui donne un contenu entre le cru et le jouissif.
Celle où Sean est avec la collocataire est franchement tordante dans ce genre quand la première fois de Lauren se révèle peu ragoutante voire franchement dégoutante. Avary délivre donc un certain portrait de la jeunesse ricaine à ses heures de grandes études (!) rythmé par le "Rock'n roll" fétiche de Sean Bateman.
Dans ce rôle, l'interprète de Dawson se dévergonde et signe une bonne performance, donnant lieu parfois à de grands moments de folie.
Avary aborde également le suicide qui prend ici une tournure purement dramatique de part son contexte.

Un film rock'n roll sur les jeunes universitaires, percutant et jouissif.

Note: 17,5/20

 
Ciné gay : Les lois de l'attraction (BA)


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