Magazine Culture

Voyage (fictif ?) en Palestine

Par Alaindependant


Dimanche journée de la Palestine. Karem jeune franco-palestinien me fait visiter son pays.
Nous atterissons à Amman en Jordanie car il n'y a plus d'aéroport en Palestine. Détruit par l'armée israélienne.
La frontière, le pont Allenby, on tamponne notre passeport. C'est l'armée israélienne qui gère le no man's land de plusieurs kms où vivent seulement des colons .
Avec mon passeport tamponné je ne pourrai plus rentrer en Israël. On marque le passeport de Karem avec son numéro de carte d'identité des territoires occupés qui date d'avant 1996.
30-40 Kms et 3-4 heures plus tard, après le même nombre de barrages, à travers une route escarpée - les belles routes sont pour l'armée d'occupation et relient les colonies de peuplement à travers la Palestine. Nous payons le taxi en shekels, monnaie de l'occupant et arrivons à RAMALLAH, la capitale, ville sous perfusion de l'aide mondiale car occupation oblige ici rien n'est durable.
Le lendemain nous partons pour Jerusalem, enfin aprés 30 Km nous débouchons devant un mur, le mur de séparation qui nous bouche la vue et l'accés à la ville 3fois sainte...
Direction Hébron où vivent 200000 Palestiniens sous les grillages qui les abritent des détritus lancés par 500 colons protégés par 3000 soldats de l'armée d'occupation.
Demain nous aiderons son père à la cueillette des olives. Si cette cueillette n'est pas effectuée, le terrain considéré comme friche peut être annexé par l'armée d'occupation. Nous récolterons ainsi les olives si les oliviers n'ont pas été brulés, grillagés, pour rendre posssible l'installation d'une nouvelle colonie de peuplement dans le
champs de ses aïeuls .
Au loin se dessine RAMALLAH. Sur les sommets des colonies de peuplement. Autour, des points d'eau: pour un palestinien 70l/jour, pour un colon 300 litres.
Cette description est la description que m'a faite Karem, la vision d'un pays sous occupation étrangére en dépit de toutes les lois internationales et des résolutions des Nations Unies.
Un jour il nous emmenera a GAZA, par les tunnels, sous les bombardements, la prison à ciel ouvert où l'on bombarde même les diplomates français tandis que SALAH HAMOURI, condamné à tort par un tribunal militaire, est dans une geôle israélienne, otage après avoir purgé sa peine. On n'est plus a une violation des lois ni des droits de l'homme près ......
P.P


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Alaindependant 70792 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte