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Spartacus: gods of the arena (2011)

Publié le 20 décembre 2011 par Flow

Spartacus: gods of the arena.

(crée par Steven S. DeKnight)

Nanar et coups de sandales.

spartacusgodsarena.jpg

Affirmons-le d'entrée: ce Spartacus: gods of the arena est un gros nanar. N'en attendez rien, vous seriez déçu. Je me suis farci les six épisodes de cette mini-série d'une traite et je dois bien avouer y avoir pris du plaisir. C'est grave docteur?

Violence très violente.

Dans Spartacus, il y a des gladiateurs et les gladiateurs, ils se battent dans l'arène. Et c'est très violent. C'est le seul postulat que la série est capable d'offrir. Ne vous attendez pas à voir des personnages creusés et très profonds, ils ne dépassent jamais leur statut archétypal. Les brutes, les manipulateurs, les manipulatrices (forcément empoisonneuses) et les gentils esclaves. Voilà pour le cadre. Il faut donc se détourner de nos standards de qualité en matière d'intrigue et de personnages pour espérer apprécier cette série. La violence donc. Il y en a beaucoup et elle se justifie à peine. Tendance 300, elle épouse la réalisation m'a tu vu par un côté graphique très poseur. Ils essaient d'appuyer la bestialité et férocité des combats mais le résultat fait vraiment cheap. Pourtant, ils y parviennent par moments et l'ensemble reste appréciable (le combat final dans l'arène en est le parfait exemple).

Eroticus obligatorus.

Oui, ça ne veut rien dire mais je trouvais ça joli. Spartacus c'est une pièce dont les deux faces sont la violence et le cul. Sauf qu'ils s'en sont donner à cœur joie pour la deuxième. Du cul, du cul et encore du cul. Des bites, des chattes et des culs. Vous verrez tout!!! Rejoignez-nous! En gros c'est ça. Du sexe voyeur et gratuit pour attirer le badaud comme un poissonnier attire son client. Ces scènes ne dénotent pas avec le reste, tant la réalisation est perdue entre une pub Carte Noire et les films érotiques que M6 diffusait le dimanche soir il y a quelques temps déjà (ah la belle époque :p).

C'est facile, mais ça marche tel une drogue. On veut notre dose de cul à chaque épisode!

Une certaine forme d'orientalisme.

Redevenons sérieux. En plus d'être un sacré plaisir coupable pour jours pluvieux, Spartacus est assez significative d'une perception de l'Antiquité romaine. L'orientalisme, développé par des gens comme Saïd évoque la manière dont les occidentaux percevaient l'Orient et l'Autre au XIXe siècle. L'exotisme due au manque de connaissance et surtout l'incrustation de fantasmes bien occidentaux sur ce barbare dont l'existence reste floue. Je ne sais pas s'il existe un mot pour définir ce phénomène en se basant sur l'Antiquité mais c'est à peu près ce qu'est Spartacus. La transposition de fantasmes enfouis en chacun de nous. Et c'est pour cela que ça marche. La bestialité dans les rapports humains, la violence et le sexe sauvage. Une sorte de retour à la primalité de l'Homme. On a tous ça en nous. Ce fantasme, on pense qu'il était réel chez les Romains. D'où notre fascination. Spartacus, avec son exotisme, son érotisme, ses manigances politiques basiques et sa violence primaire sont symptomatiques de cette conception de l'Antiquité. C'est évidemment une vision erronée et la vérité historique est assez éloignée de ce qu'on peut voir ici. Et heureusement, d'ailleurs, car il serait étrange qu'une telle Rome est conservée son influence si longtemps...

C'est dommage, il y a tant à faire sur le statut de gladiateur dans l'Antiquité et sur la révolte de Spartacus (on voit se dessiner en filigrane le premier métissage culturel européen). Tant pis. A côté de ça, le show reste un plaisir coupable très efficace. Ce n'est simplement pas ce que j'attends d'une série.

Note:

Pastèque périmée

Note nanar:

Pastèque de premier choix


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