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Musarder sur Gallica

Par Alexm

On avait dit ici (Actualitté) ou là (Affordance) que c’était fini, que grâce aux réseaux sociaux les équipes de la BnF avaient réagi, et qu’on ne reprendrait pas la main de l’auguste BnF dans la culotte du zouave.

Voire. Ou voir, comme un voyeur. Je recommande chaudement – si je puis dire – l’éditeur La Musardine (site de cet éditeur), remonté par Numilog sur Gallica (bibliothèque numérique de la BnF), environ 322 ouvrages (nombreux doublons semble-t-il) :

ICI la page de cet éditeur sur Gallica

(revenez lire la suite de l'article SVP!)

Vous pourrez feuilleter avec délices Amour & Popotin, La Foire aux cochons (auteur Esparbec, 30 des 300 livres) ; In/soumises ; Le Parfum de la chatte en noir, ou Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle : auteur E. Liebig, 15 ouvrages assez chauds – mais il nous est précisé (sur la page Gallica) que « l’auteur a par ailleurs publié deux ouvrages très sérieux chez Michalon » et « qu’il collabore à Siné Hebdo et à l’émission Les Grandes Gueules sur RMC »; l'auteur ainsi légitimé, il n'y a plus de quoi fouetter un(e) chat(te) ou mettre en émoi la Fraternité de Saint Pie X.

 

musardine3.JPG

Après une heure de travaux pratiques (pour moi – et pour vous ?), un peu de théorie.

La technique d’abord : c’est magnifique le XML (non ce n’est pas une abréviation cochonne) – Gallica et la BnF endossent ainsi des œuvres et aussi… des métadonnées (notices sur les ouvrages ou leurs auteurs, cf. le pâle échantillon ci-dessus).

La stratégie de bibliothèque numérique ensuite. Quand on vous disait que le mélange des genres privé-public sur un site Gallica qui devrait rester une bibliothèque numérique patrimoniale n’était pas souhaitable, on ne croyait pas trouver un tel exemple de cocktail détonnant ! N’oublions pas que le mélange des genres privé-public ce n’est pas seulement voir des livres d’éditeurs privés (Gallimard, Fayard, Grasset, etc. dont Musardine) sur un site public (Gallica de la BnF), mais c’est aussi le fait que ces numérisations ou mises en ligne sont financés par le contribuable, comme le rappelle le logo bleu « en association avec le Centre national du Livre » à gauche de chaque notice (plus précisément par la taxe parafiscale sur l’achat d’imprimantes-scanners qui abonde le CNL, lui-même soutenant financièrement les éditeurs pour cette opération Gallica).

Somme toute, on revient là à l’Internet des débuts (ou l’Internet de toujours), les sites de sexe. Remplacer sites par livres et voici un bel usage du livre numérique en perspective (passée et future) ! De quoi voir l'avenir du livre numérique en rose !


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