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Sigur Ros

Publié le 20 décembre 2011 par Lordsofrock @LORDS_OF_ROCK

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POST-ROCK - Cela fait maintenant depuis la parution de VON en 1997 que chaque nouvelle sortie de Sigur Ròs est portée aux nues de quiconque tombe sur un texte relatant le contenu de ces albums. Tellement encensant, que c’en est à se demander si les auteurs de ces écrits n’ont pas été hypnotisés par la musique onirique des islandais et n’en n’ont pas perdu leur sens critique. La sortie d’ INNI s’impose donc comme le meilleur moyen de tester le notre.

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Les islandais nous ayant habitué au rythme d’un nouvel album tous les trois ans, nous nous attendions à ce que le successeur de l’imprononçable MEO SUO I EYRUM VIO SPILUM ENDALAUST, soit un album studio. Mais l’escapade solo de Jònsi, ayant ralenti la cadence du groupe, nous devrons nous satisfaire d’ INNI jusqu’à la parution début 2012 de nouveaux titres. Regroupant un double album live et un film de 75 minutes retraçant les deux derniers concerts de leur tournée de 2008 à l’Alexandra Palace de Londres, ça n’est pas moins de trois heures de Sigur Ròs que nous avons à nous mettre sous la dent. Réalisé par Vincent Morrisset, le film est une parfaite illustration intimiste des prestations des islandais sur scène. La façon dont les images ont été retravaillées pour retranscrire l’émotion et la poésie que dégage la musique du groupe, implique le spectateur sur chacune des prises de vue. Nul doute que les images vieillies et noire/blanc devraient réussir à faire la nique à tous ceux qui considère ce genre d’essai comme inutile.

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Au niveau auditif, l’instant qui a précédé la première écoute des 104 minutes de live qui nous attendaient, nous aura permis de prendre un petit air songeur, car généralement lorsqu'on tombe sur un album live on est déçu. D'une part parce que l'on ne retrouve pas la petite touche qui nous avait séduite sur les enregistrements studio et d'autre part parce que c'est toujours nettement moins bien que d'assister à la prestation. Si dans ce cas le second axiome s'avère encore une fois correcte, on est plus nuancé concernant le premier. Car effectivement on ne retrouve pas toute la subtilité des enregistrements studio mais ce manque est largement compensé d’une part par la dimension et la profondeur scénique qu'il revêt et d’autre part, par sa capacité à nous faire ressentir l'impressionnante puissance émotionnelle que prend la musique du groupe en concert. A cela s’ajoute une tracklist de rêve, qu’on la sillonne de "Svefn-g-englar" à "Glósóli" ou qu’on l’explore de "Festival" à "Hafsòl", tous les titres phares du groupe sont passés en revue ; l’apogée étant atteinte sur le stratosphérique "Untitled #8 / Poppliagiò". Si nous étions méfiant à l’approche de ce diptyque, il apparait après coup qu’ INNI est une complète réussite et s’avère également être la parfaite entrée dans l’univers de Sigur Ròs pour quiconque n’osait franchir le pas. Notre perplexité de départ aura donc volé en éclat après la première écoute, mais il ne fait désormais aucun doute que notre esprit critique n’a pas eu son rendement habituel. Et à ce constat, il n’y a qu’une seule explication : pour nous également il était trop tard, nous avions déjà été hypnotisés.


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