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Bowie alors !

Publié le 27 décembre 2011 par Mademoiselledupetitbois @MlleduPetitBois
Bowie alors !

Rétro dans la sono : absolute beginner encore et toujours

Eh non, l’heure n’a pas encore sonné pour vous parler de la rentrée de janvier. Comme j’ai été accaparée par tant de choses de la vie dernièrement – bonnes et mauvaises – je vous parlerai de quelqu’un que j’apprécie particulièrement. Histoire de bien finir l’année, en bonne compagnie. Après Mister Springsteen : Sir Bowie, David Bowie. Silhouette familière pour tous : des “jeunes d’aujourd’hui” comme on dit aux grands qui tout ptits se déhanchaient sous l’impératif Let’s dance, à ceux encore plus âgés plus chanceux qui le découvraient en Ziggy zébré période faune Stardust… Par ordre chronologique : des seventies glamrock & plastic soul aux eighties poprock – périodes sur lesquelles je me concentre, car il n’arrête pas vraiment, le bonhomme. Oui, tout le monde connaît le regard varon et la voix profonde de l’élégant ex-mods britannique. Le personnage, habile homme d’affaires par ailleurs, suscite toujours les rumeurs quant à un nouvel album, un nouvel inédit, une face cachée de son Moon-age… car il y a une communauté Bowie – dont je ne fais pas, humblement, partie.

Je me m’étendrai pas sur ses capacités de transformation ni sur sa carrière ciné, j’évoquerai ici simplement quelques chansons qui m’accompagnent depuis un moment, car je ne m’en lasse pas (branchez l’ordi sur l’ampli, ça vaut la peine).

Les élans lyriques, les quelques reprises de standard enrichies si l’en est, la poésie… je ne mesure pas toute l’étendue de la joie que me procure l’écoute d’une œuvre principalement originale. Avec, en premier lieu, celle qui me fait “jump into the air” :

I‘m an alligator/I’m a mama-papa coming for you/I’m a space invader/I’d be a rock n’ roll bitch for you… J’ADORE. C’est assez proche de ma façon de rêver “l’offre et la demande” en amour, en fait.

Cette chanson figure dans l’extra-ordinaire album Ziggy Stardust. Sur ce disque il y a aussi un certain Starman qui, dans mon esprit, n’est autre désormais que l’ami Ivan (ce talentueux illustrateur espagnol dont j’ai parlé précédemment), ceci après un chouette souvenir madrilène.

(Coiffures et débardeurs d’époque, ça dépote.)

Mais bon, sur ces choix, les fans ne feront ici qu’opiner du bonnet.

A part son propre et gigantesque répertoire (avec duos célèbres et le groupe Tin Machine), rappelons son immense contribution, en qualité de producteur, aux carrières d’Iggy Pop et, grand parmi les très grands pour moi, Lou Reed. Même si le magnifique disque Transformer a fini par agacer ce Lou au caractère hypertrempé pour cause d’escamotage du reste de ses œuvres composées (je renvoie par exemple aux superbes Coney Island Baby & Street Hassle).

Bowie alors !

Friends are our hero(in)es

En fait j’ai plein de beaux souvenirs associés à Bowie. En m’éclatant sur le pulsionnel Modern Love avec mon meilleur ami Lionel, qui m’a fait découvrir ensuite ce très bon Mauvais Sang de Leos Carax. Incroyable et bouleversant Denis Lavant, touchante Juliette Binoche, superbe scène, et mon aimé Reggiani en prime (et là, c’est à l’ami Yves que je pense) :

Puis il y a aussi Young Americans (inclus un hommage discret à Lennon), mais surtout ce Can you hear me qui me rappelle certaines lumières de scène, aussi éphémères que certaines amitiés d’alors.

Autant de Sounds and Visions, autant de moments électriques, entraînants, touchants, et autant de surprises auditives que l’artiste, fort heureusement, me réserve encore…

Say you do, let me fly away with you”*, my dear, my wild David Bowie.

- The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, Space Oddity, Aladdin Sane, Young Americans, Pin Ups, Heroes, Let’s dance, Modern Love… Best ofs en-veux-tu-en-voilà, en CD dans les bacs, en téléchargement, partout.

- Petite bio hyper bien fichue : David Bowie, par Nicolas Ungemuth, coll. Librio 2 €.

- Mauvais Sang, de Leos Carax, en DVD.

* Wild is the wind est un standard dont cette version est à mes oreilles la plus belle. Même supérieure à celle de Nina Simone. Là.

(Ps. Keep an ‘lectric on me, babe… Je reviens bientôt, et j’espère avec du costaud.)


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