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Le président Jonathan décréte l'état d'urgence au Nigeria

Publié le 02 janvier 2012 par Africahit

Le président Goodluck Jonathan a décrété l'état d'urgence dans les Etats de Yobe, de Borno, du Plateau et du Niger, zones en proie à des violences attribuées à la secte islamiste Boko Haram. Il a décidé aussi la fermeture d'une partie des frontières terrestres avec le Niger, le Tchad et le Cameroun jusqu'à nouvel ordre. Dans un discours radio-télévisé, le chef de l'Etat nigérian s'est engagé à lutter contre Boko Haram qualifiée de « cancer » qui veut « tuer » le pays.

« Il n'existe pas de solution magique » contre le terrorisme, selon Goodluck Jonathan.

Mais le président nigérian, sous pression depuis les attentats antichrétiens de la semaine dernière, a lancé la bataille. Il a donc déclaré l'état d'urgence dans les Etats du nord-est et du centre-ouest du pays, touchés par les violences.

Le président Jonathan décréte l'état d'urgence au Nigeria

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Les attentats ont fait au moins 34 morts dont 3 policiers et 1 kamikaze tués dans l'une de ces attaques à Damataru. La secte Boko Haram qui prône la création d'Etat islamique dans le nord a revendiqué toutes ces attaques.

Il a aussi ordonné la fermeture des frontières avec les pays voisins des zones concernées, autrement dit avec le Niger, le Tchad et le Cameroun. Une mesure temporaire mais nécessaire selon Goodluck Jonathan, car « les terroristes ont su tirer profit de la situation pour frapper avant de se replier hors de portée de la justice nigériane ».

Le ton est désormais offensif. Goodluck Jonathan, qui s'est rendu le 31 décembre à l'Eglise catholique de Madalla - visée le soir de Noël-, a qualifié les islamistes de Boko Haram de « cancer ». « Personne ne les laissera faire », a assuré le chef de l'Etat, « tous ensemble nous allons les écraser ». Reste à savoir comment.

Pour les évêques catholiques du Nigéria en tout cas, les forces de sécurité nigérianes ne suffiront pas : ils demandent au gouvernement fédéral de faire appel à des experts, des criminologues étrangers pour mettre fin, immédiatement, à la menace de Boko Haram.

Pour l'archevêque Felix Alaba Job, le président de la Conférence épiscopale du Nigéria, les forces de sécurité nigériannes ne suffiront pas.

Archevêque Felix Alaba Job

Président de la Conférence épiscopale du Nigeria

Je demande au gouvernement fédéral de faire appel à des experts en Europe et aux Etats-Unis pour en finir avec ces gens là (...) J'ai conscience que le gouvernement va dans le bon sens, mais il faut agir plus vite.

Par ailleurs, le passage à l'an 2012 a été endeuillé par d'autres violences. Au moins 50 personnes ont été tuées samedi dans le sud-est du Nigeria lors d'affrontements entre deux communautés villageoises à propos d'un différend foncier. Des affrontements qui ne seraient pas liés aux violences interreligieuses qui ont frappé le pays dernièrement.



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