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Warrior (2011) de Gavin O'Connor

Publié le 02 janvier 2012 par Flow

Warrior. (réalisé par Gavin O'Connor)

Médicament pour l'âme.

 

 

C'est par hasard que j'ai regardé ce film alors que je n'ai toujours pas vu Fighter qui m'intéresse bien plus. C'est donc une bonne surprise que cette série B manquant certes d'ambition mais qui n'est pas dénué d'intérêts.

 

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Deux frères séparés par la vie. Lors du divorce de leurs parents, un a suivi le père et l'autre la mère. Ils se retrouvent sur le ring d'un tournoi de freefight auquel ils participent pour l'argent. Mais leur rivalité va les pousser à se surpasser...

Le sport comme solution à tous les problèmes.

Warrior fait partie de ces films qui installent le sport sur un piédestal. Il encourage la force, le courage et surtout le dépassement de soi. Tout peut aller mal dans notre vie mais sur un terrain quel qui soit plus rien ne compte mis à part de repousser ses limites. Le sport est une forme de pureté qui nettoie l'âme. Le milieu dans lequel évolue les deux combattants est triste et misérable. Pourtant, sur le ring, ils sont les plus majestueux. Brendan, l'aîné a des problèmes financiers. Personne ne croit en lui (du banquier, aux pontes de l'UFC). Pourtant, il va prouver qu'il n'est pas ce pauvre looser has been. Tommy, ex-marine, est en colère. Contre son pays, contre son père et contre son frère. Sa lutte est plus viscérale. Il se bat pour exister. Cette volonté de prouver que le sport est noble et libérateur n'est certes pas originale mais elle a un certain potentiel optimiste communicatif pour le public. D'où notre implication pour ces deux guerriers ordinaires qui ne savent rien faire d'autre que se battre.

Renouer avec le passé

Le film rappelle les longs-métrages des années 80/90 qui alliaient tournois et cette dimension a promouvoir la démarche sportive. On pense bien évidemment à Rocky devant ce Warrior. Les deux mettent en scène des abimés de la vie contraints de se battre pour exister, littéralement et métaphoriquement. On retrouve aussi cette complicité (d'autres diront prévisibilité) partagée avec le public. C'est convenu. On sait très bien que les deux frères vont s'affronter en finale. Ce n'est jamais crédible car l'intérêt n'est pas là. Il s'agit de les voir régler leurs comptes à travers le sport. Hélas, et c'est le gros point noir du film: ils en font des tonnes. C'est convenu donc pas besoin d'en rajouter. La tension des matches en devient artificielle. Ils veulent nous faire trembler pour eux alors qu'on sait parfaitement qu'il ne leur arrivera rien. Mais il n'empêche que c'est une bonne idée de renouer avec ce genre de films tombés aujourd'hui en désuétude.

Au nom du père.

A mon avis, ce Warrior vaut de toute façon plus pour ce qu'il se passe en dehors du ring. Les relations conflictuelles entre le père et ses fils et entre ces deux frères donnent les plus belles scènes du film et surtout les plus intenses. L'interprétation est parfaite et l'émotion d'une rare puissance. On ressent le mur d'incompréhension qui les sépare désormais. J'ai vraiment été touché par cette histoire de famille. Ça faisait longtemps. A côté de ça, les autres personnages manquent de consistance. Je pense notamment à la femme de Branden. Dommage.

Une série B qui manque d'ambition (développement des personnages secondaires, réalisation plus personnelle, travail sur le corps façon The Wrestler) et de subtilité (comme celle d'un Rocky Balboa). Pourtant, le spectacle est prenant et l'histoire familiale très touchante. A regarder sans hésitation.

Note:

Pastèque de premier choix


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