Magazine Journal intime

Où il est question d’un ami, de raisins secs et de Paris by nuit!

Par Vivresansargent

Vendredi 30/12 : (Je m’y prends tard pour écrire mon article dominical ! Surtout que je suis plutôt du genre lent. Si l’article n’est pas pret dimanche, tant pis. Il le sera p’tête (fais c’que j’veux, poils aux cheveux!) lundi ! De toute façon, dimanche, la France entière va dormir, moi aussi (mets les poils où tu veux, hey vicieux!))…

Ce sont les fêtes ! La semaine dernière donc, Noël.

Samedi 24 décembre, tout seul dans la ferme à Mortagne au Perche, j’ai « fêté » Noël. Je me suis fais un boudin noir (spécialité de la ville pour ceux qui ne suivent pas ! Quoi, y’a encore des gens qui ne se connectent pas tous les jours sur mon blog ! Incroyable, dingue ! Enfin, c’est comme ça. Que veux-tu Lulu!). Ce boudin (détends toi hey malfrat ! J’parle pas de toi!), je me le suis poêlé et, j’ai fais de même pour les pommes qui l’accompagnaient. Pour arroser ce festdeux (cherche un peu patate!), il ne restait plus de vin alors, j’ai bu du jus de pomme de la ferme (le mot à trouver était festin. Tu l’avais?). Certains vont dire que ça fait beaucoup de pomme pour un repas! Je leurs réponds que quand on aime !

J’ai téléphoné à la famille, qui se délectait de leurs mets, pour les embrasser. Ils rigolaient bien !

C’est marrant, les quelques personnes à qui j’ai dis que j’ai passé Noël tout seul avais l’air abattu et m’ont toutes dis : « Ah mon pauvre, c’est triste ! ». Bah non (Tristane, pour ceux qui suivent les actualités pitoyables qui garnissent le JT de Porsche sur TF1 (on peut bien rigoler quoi!) ! ), je n’étais pas triste. Dans ma courte vie passée, les repas où personne ne se trouvait en face de moi, ce compte par milliers. Il n’y a donc aucune raison que celui-ci soit plus triste que les autres. Il est évident qu’un repas est meilleur quand il est partagé avec des êtres aimés. Mais quand il n’y a personne, il n’y a personne, point. Pas de quoi en faire un plat (du coup, ça ferait trop à manger pour une seule personne!).

A 22h78 (soit onze heure passé!), après avoir lu trois chapitres du roman de Signol : Les printemps de ce monde (pas mal, même si la plupart des personnages meurent avant la fin, une vraie hécatombe!) je me glisse dans mon duvet. Je suis nase, le sommeil me prend en otage une fois encore et je

02/01/2012 :

La saint Sylvestre, quelle aventure l’enflure! Le 31 Décembre a été riche. Laisse moi te raconter le trucmuche :

Alors que le soleil, timidement mais franchement (fais ce que je veux! Disons que sa timidité est franche, ok !) fait son apparition dans le ciel de Chartres, mon ami d’enfance Franck, sa femme Sophie, le plus grand de leurs deux fils Lilian et moi même, petit déjeunons. Il y a du pain, de la confiture « maison », du « nu t’es là !» (j’veux pas leur faire de pub!), du lait chaud et quelques fruits.

Je suis chez eux depuis jeudi soir. Il m’ont accueilli un peu à l’arrache, je n’ai appelé que quelques jours avant d’arriver. C’est chouette de leur part. Surtout qu’ils avaient du monde avant ma venue et que dix adultes et dix enfants (soit, un régiment) vont débarquer chez eux juste après mon départ.

Ça fait du bien de voir mon ami Franck. On se connaît depuis tant d’années. La vie sépare (à l’insu de notre plein gré) nos chemins mais, à la force du poignet, on arrive, de temps en temps, à les faire se croiser (nos chemins patate !).

Ce matin donc, il est prévu que mon pote me dépose au péage de Chartres où je vais me poser pour exhiber mon pouce à la population, direction Paris (dame un beso) où je dois rejoindre une amie, Manon, pour le réveillon.

Vl’a t’y pas que mon pote Franck se dirige droit vers le parking de la gare et quand il stoppe la voiture il me dit dans un sourire : « Je t’offre un billet de train pour Paris (j’ai la fringale de toi) l’ami ! Considère que c’est mon cadeau de Noël ! »

Moi, en échange, je lui souris, je lui tape dans le dos, je lui dis que c’est un chouette ami et je lui retape dans le dos car, je n’ai que ça, aujourd’hui, à lui donner. Merci mon pote, t’es l’meilleur !

Quand j’arrive à Paris (prend moi dans tes bras) le contraste est saisissant. Le bruit, le tumulte, le tohu et le bohu, le vacarme sont maîtres en la demeure. De la campagne de Mortagne au Perche à L’avenue Jean Jaurès, dans le 19ème, la marche est haute.

Comme c’est le 31 et que je ne suis pas un extrémiste. J’ai décidé qu’aujourd’hui je brûlerais un billet ou deux. J’ai dis que je vivrais sans argent mais à jour exceptionnel, mesures exceptionnelles. Je me pose donc dans un bar dans le quartier où vit Manon, histoire de me poser un peu. J’ai, depuis mon départ de Nantes, assez peu de moment pour me retrouver seul avec moi-même. Je m’offre donc un petit noir que je bois sans sucre et lentement. C’est mon premier café express depuis des semaines, je le savoure. J’ouvre mon nouveau bouquin (J’échange le bouquin fini contre un nouveau, ainsi j’ai toujours un livre avec moi) : Contes choisis de Mark Twain et devine quoi hey, génie…je lis.(bravo ! Un point pour toi !)

Manon rentre dans le bar. On ne s’est pas vu depuis longtemps. On se connaît très peu. C’est grâce à elle que j’ai découvert le centre de méditation dont je parle régulièrement dans ce blog. Un jour que j’étais à boire le thé sur une terrasse Angevine, un livre sur la méditation à la main, je les entends, elle et une amie, parler de centre de méditation et tout le tintouin. Je n’ai pu me résigner à laisser passer une occasion pareille. Je me suis mêlé à leur conversation et de fil en aiguille, je lui ai laissé mon adresse mail pour qu’elle m’envoie le lien de ce fameux centre de méditation. Quelques jours plus tard elle a tenu parole. Je l’en remercie encore.

Je l’ai contacté il y a quelques jours pour lui proposer un nouvel an « à l’arrache » sur Paname. Pour elle comme pour moi le plan nous a botté.

On est donc tous les deux dans ce bar de quartier, à caféiner (quoi tu ne connais pas ce verbe!) notre corps. Naturellement nous nous mettons à discutailler de tout et de rien mais surtout de tout. Après une paire d’heure environ et après avoir déposé mon sac à Fa (facile celle là!) dans sa chambrette qu’elle loue dans un foyer philanthropique pour jeune, nous prenons la direction du parc des buttes Chaumont que je ne connais pas. Je retrouve un bout de campagne à Paname. Tout y est, les oiseaux, les arbres, le petit étang, les canards sur l’étang, les gosses qui donnent du pain aux canards, les parents qui disent aux gosses : « n’allez pas trop près de l’eau les enfants, attention ! ATTENTION ! », le vent, les bancs publics, les amoureux qui s’bécotent dessus, les chiens qui aboient, les laisses qui cèdent et les maîtres qui courent après les chiens devenus, pour un instant, bêtes sauvages. Tout y est, la butte, le kiosque au sommet de la butte, la vue imprenable (d’ailleurs on l’a laissée là-bas!) du kiosque du sommet de la butte, le vent, encore, qui cingle les joues et fait couler les nez, le petit frère qui fait suer l’aîné (j’laime bien c’lui ci!) et Manon et moi qui marchons au milieu de toute cette vie. Il est sympa ce parc.

Il fait nuit depuis un moment quand nous retroussons nos manches pour cuisiner les plats qui deviendront mets sous nos doigts. L’idée est de préparer une tarte aux poireaux à l’orange et à la Féta (vie et tais-toi François!) ainsi qu’un cake à la farine de sarrasin, avec noix, raisins secs et fromage de chèvre. On découpe, on discutaille le bout de gras, on épluche, on émince, on bat, on fouette, on mélange, on fait attention de ne pas se couper, on essuie, on éponge, on rince, on enfourne et on attend que ça cuise, un thé à la main. Le tout saupoudré d’une pincée de discussion et d’une tonne d’attention. Ça mille euh…ça sent (!!!) drôlement bon dans la cuisine. Les rares personnes qui se trouvent dans la pièce jettent régulièrement des coups d’œil vers le four. C’est bon signe, n’est-ce pas !

Il faut que l’on se presse à quitter le foyer car le gardien doit arriver sous peu et je n’ai rien à faire dans ce foyer où les gens qui n’ont rien à y faire, n’ont rien à y faire…

Dehors, il fait nuit. Quelques gouttes de pluies éparses font briller les trottoirs qui, ainsi, peuvent réfléchir à l’infini, les lumières décoratives de Noël qui elles, sont accrochées aux branches des platanes qui bordent les avenues. C’est beau. On décide donc de ne pas prendre le métro mais de marcher direction Montmartre. On demande de nombreuses fois notre route et les bras de nos interlocuteurs, tous bien intentionnés (nos interlocuteurs, pas les bras, patate !), se dressent (les bras, pas nos interlocuteurs, banane!) dans des directions opposées. Le plus drôle c’est qu’ils paraissent tous sûr d’eux, droit dans leurs bottes, fiers de rendre service et de montrer que EUX, ils connaissent Paris. Bref. On avance petitement dans la capitale avec comme seuls points de repère, la carte du métro souterrain, poils aux mains. Sur le trottoir, un taxi à l’arrêt, semble nous attendre. Je demande notre route au chauffeur qui me la donne. Après une petite heure de marche, les escaliers de Montmartre, rendus célèbrent dans le monde entier, grâce à de nombreux réalisateurs de films qui aiment les escaliers, se dressent devant nous. On gravit les quelques 359 marches (si tu m’crois pas, tu peux toujours vérifier, hey, l’enflé!) et la basilique du sacré cœur, de tout son long, s’étale devant nous. C’est un bel endroit pour un bel an droit (t’aimes pas c’lui là?) qui s’annonce.

Sur un bout de trottoir, entre deux cabanes de Noël pour s’abriter des quelques gouttes de pluie qui veulent gâcher la soirée, un carton en guise de fauteuil on ouvre le sac à dos où pêle-mêle se trouve le cake, les fruits, la bouteille de vin, les verres, bref, ce que l’on nome victuailles.

C’est super bon. Bon ok, la tarte à souffert de ne pas avoir été transportée à plat, mais le goût est le même et le cake, qui lui a bien supporté la randonnée urbaine, fait le job en ravissant nos papilles. Le vin, lui, fait le job en faisant briller nos pupilles.

Lorsque que minuit sonne, nous sommes sur la terrasse chauffée du café des deux moulins qui a vu Audrey Tautou (promis, elle n’apparaîtra pas dans mon prochain article!) devenir une étoile du cinéma Français. On fait ce que l’on doit faire à ce moment là. Comme c’est un moment débile, on fait court. Comme c’est un moment bruyant, on devient sourd. Comme c’est un moment chiant, on n’est moins lourd (ok, je reconnais, c’est limite !) !

On continu notre balade (touristique vu le monde) dans Montmatre. Oh, c’est beau ! L’ambiance est bonne enfant ici. Pourquoi dis-je ici ? Car plus bas, au niveau des premières marches qui mènent à la basilique, une bagarre a explosé et le sang a coulé (en fait j’ai pas vu de sang mais je pense à mon audimat!).

On descend dans les entrailles de la ville pour prendre le métro. Il est environ 1h37 du matin quand nous partons direction Créteil pour rejoindre des potes de Manon. Car plus y’a de fous et moins y’a de riz ! Après une dizaine de stations de métro sur la ligne rouge on descend à Bastille pour prendre, non pas la Bastille qui a déjà été prise, mais la ligne jaune qui va vers Créteil. Le hic, c’est qu’une dame dans un micro nous annonce que la ligne vient de fermer, poils aux nez ! Nous v’la bien Lucien !

Notre Paris by night continu donc. Nous rentrons en usant nos semelles et les trottoirs de la ville. Après environ 12 bornes à pied dans la journée, nos mollets gonflent, nos tendons tendinent (du verbe tendiner) et nos genoux grincent mais nous avons le sourire et nous rentrons avec la sensation d’une mission rondement menée. C’était la saint Sylvestre…

This is the end… my only friend…


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