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Quel apport attendre des musiciens congolais à la république?

Publié le 12 janvier 2012 par Africahit
A part Pascal Tabu Ley Rochereau, la plupart des musiciens congolais ne sont apparemment pas ambitieux politiquement parlant. Pourtant, l'un de leur à l'échelle africaine, Youssou N'Dour, après avoir brillament reussi dans les affaires, spécifiquement dans le domaine de la presse et de la World Music, nous soulignons «Wolrd Music», brigue la présidentielle.

En effet, Youssou veut se mesurer aux autres présidentiables que sont Ousman Tanordieng, Abdalatif Kulibali, Moustapha Niasse, Idrissa Sek et Abdoulay Wade. Le rendez-vous est donc pris pour le 26 février prochain.

Que dire donc des musiciens congolais? A chacun de répondre. S'il peut s'épanouir grâce à sa culture, en tout cas, un peuple ne peut se développer en dansant du matin jusqu'au soir, surtout pas en exhibant le 'Ndombolo'.

Pourtant, c'est ce que ne cessent de nous faire croire les musiciens congolais qui, pensent toujours que le développement de la RDC est une affaire des autres.

Agents de la depravation des moeurs, certains 'patrons' d'orchestres profitent du désarmement financier et matériel de familles pour exceller dans la chosification de nos soeurs qui, sont soumises au déshonheur, bien souvent, sur le poduim avec comme simples habits, soutien et slip.

D'aucuns, d'ailleurs, préfèrent carrement exceller dans une mendicité voilée que l'on appelle communement le 'Matolo'. Bien sûr que certains me diront qu'il n'y a pas de saut métier.

Mais, sachez qu' avec la disparition des producteurs, si les brasseries ferment, vous ne deviendrez que des simples griots. Pauvres musiciens bardés de plusieurs noms de scène et sobriquets inutiles, allez apprendre ailleurs.

C'est quand même malheureux qu'il n'y ait pas de musiciens qui suivent l'exemple de Kabasele Tshiamala dit 'Grand Kallé'. En tout cas, Johny Hollyday, en France, n'est pas un sous-fifre, seulement utile pour mettre les gens dans le tremoussement ou pour inciter les autres à faire des coups de rein frénetiques.

Triste sort, après ce qu'on peut à contre coeur appeler «carrière musicale», les musiciens congolais en particulier, les artistes en général, constatation faite, incognito, meurent dans l'incapacité de s'acheter même quelques comprimés.

Comble de malheur, pour l'enterrement, une longue liste doit circuler dans toutes les institutions de la capitale. Or, les musiciens ne sont pas qu'à Kinshasa, le Congo étant un vaste ensemble. C'est tout simplement triste et regrettable.

Certes la culture est importante pour un pays, mais, à quoi sert une musique qui a difficile à franchir le rubicon de la World Music? Au lieu de vivre grâce à la la flatterie, en vous comportant en ascenseurs sans frontières, vous feriez mieux, chers musiciens, de chanter aussi pour les thèmes comme la bonne gouvernance, la santé, l'éducation et les maux qui accablent la société congolaise.

La contribution des musiciens africains Miriam Makeba, Alpha Blondy, Tikendja Fakoli, Fela Kuti et bien d'autres musiciens ont donné ou donnent toujours leur pierre à l'édification de leurs nations respectives.

Evidemment, il n'est pas ici question d'abandonner la musique pour se consacrer entièrement à une carrière politique. Même là, si on le fait, on ne sera pas le premier. En Haïti, cela est arrivé. Au lieu d'attendre que la politique s'intéresse à vous, pourquoi ne pas vous y intéresser?


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