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Certitudes et habitudes sont en constantes évolutions, nous convergeons vers une culture de l’écran.

Publié le 16 janvier 2012 par Monartiste

Notre manière de consommer évolue aussi. trends.levif.be

En moins de dix ans, Internet a bousculé d’une manière que l’on ne pouvait imaginer les zones d’influences entre la TV, Internet et DVD. Le paysage médiatique et les habitudes de consommation ont encore de nombreuses similarités avec ce que l’on pouvait connaître à la fin du siècle dernier, mais porte en son sein, tous les ingrédients permettant de légitiment penser, que nous sommes déjà entrain de vivre un changement radical.  Les chaines de télévision classique (broadcasting) jouent toujours les premiers rôles que cela soit dans les ménages européens ou américains (La durée d’écoute quotidienne moyenne de la télévision est même toujours en légère progression, à 3h25 par jour en 2009 (France)), mais l’évolution de l’équipement toujours plus connectée, le haut-débit et bientôt du très haut débit avec la fibre devenu presque la norme sur tout le territoire français a favorisé le développement de médias plus riches et compétitifs y compris des outils de diffusion qui n’existaient pas il y a seulement dix ans. Les écrans sont désormais partout au centre de nos usages, l’essor extraordinaire des Smartphones et des tablettes, du wifi, du streaming et du déjà très répandu «  cloud computing  », nous permettent de vivre où que nous  soyons et comme nous le voulons, de nouvelles expériences informatives, éducatives et de divertissement. Ce qui est extraordinaire est la capacité d’adoption par les nouvelles générations, comme aime le répéter Eric Smith, le président de Google : « quand un enfant n’est pas connecté, c’est qu’il dort… »

En mode connectée

Les lignes se brouillent entre nos vies « off » et « online » ! Notre environnement immédiat est branché 24 h/7 j ! « D’ici quelques années, tout ce qui est connectable sera connecté », aime à dire, toujours lui, le patron de Google, Eric Schmidt.

En première ligne de ce succès les réseaux sociaux

En France, près de 80 % des internautes déclarent en 2010 être membres d’un (ou plusieurs) réseau social. Et quel plus bel exemple que notre célèbre réseau social Facebook. Quelques chiffres pour illustrer notre propos, Facebook lancé en 2007, compterait en 2011 plus de 600 millions d’utilisateurs actifs dans le monde. 17 millions en France et 9 millions d’internautes consulteraient chaque jour sa page Facebook. C’est tout simplement le lieu où nous passons le plus de temps sur internet et où nous nous dévoilons le plus ( est-ce une bonne ou mauvaise chose). Même google lance son propre bouton « Like », devenu incontournable sur le web. Twitter, le service de micro-blogging , est devenu une agence de presse mondialisée et personnalisée en temps réel, le plus bel exemple étant l’affaire DSK, où c’est un étudiant français qui aurait sorti l’info en France en la twettant. Même si beaucoup en France ne savent pas encore à quoi cela peut servir, relie un grand nombre de personnes notamment en Espagne, où il a un vrai impact, (au total 93 millions d’utilisateurs par mois).

Le public aime les réseaux sociaux, qui permet enfin à Internet de devenir un outil de découverte de contenus inattendus, portés par le flux du temps réel, émanant de sources et filtres auxquels il a accordé sa confiance (amis, proches, experts, personnes admirées, etc …). Car ces réseaux sont surtout devenus d’influence, aidant à trier, à réduire le bruit d’Internet ! La curation, sorte d’édition partagée, règne. Les gens ne consultent plus les nouvelles, mais leurs nouvelles, leurs informations. Là où ils veulent, quand ils veulent et sous la forme qu’ils veulent !

Nous avons d’ores et déjà à notre disposition davantage d’informations que toutes les autres générations précédentes réunies !

Fragmentation de l’audience, l’offre explose…

La consommation de la VOD se démocratise

En s’ouvrant à internet, la télévision n’est déjà plus un univers stable, nous ne pouvons pas encore présumer de tout ce que cela représente, mais nous pouvons être sûr, que très vite le public pourra décider comment et quand ils souhaitent consommer les contenus de son choix.

Le téléspectateur n’a eu longtemps que le choix de capter ou non le flux proposé par les programmateurs des chaines (consommation linéaire), nous avons pu voir que cela reste encore pour la majorité des français et américains, le premier choix.

Mais le développement récent de la VOD (33 millions connaissent la VOD  et 4,6 millions de personnes utilisent le VOD), l’accès via le téléchargement ou l’enregistrement sur des magnétoscopes numériques libèrent le consommateur des contraintes de la programmation et autorisent le public à consommer comme il le souhaite le contenu de leur choix (consommation dite dé-linéarisé).

Chiffres VOD

  • 33 Millions de personnes connaissent la VOD (86% des internautes)
  • 4,6 Millions de personnes utilisent la VOD (27% des internautes)
  • 90% Sera le taux de pénétration de la VOD en 2015
  • 75% des commandes de VOD en 2010 sont du Cinéma / Vidéo Premium
  • 64% des programmes sur les chaines TV françaises sont dispos en catch up TV

Soit en moyenne15000 vidéos dispos. On estime à 90 % le taux de pénétration de la VOD en 2015. Un potentiel énorme à exploiter. 75 % des commandes de VOD en 2010 sont du cinéma / vidéo Prémium.

(Etude plinkers)

Les contenus des chaines de télévision classique (broadcasting) conservent encore le monopole de l’attention du public mais pour combien de temps…L’opération perte de contrôle sur les moyens de distribuer des contenus continue. Les chaines classiques ont perdu leur rôle prescripteur. Pour les moins de 35 ans, la télévision n’est déjà plus la source d’information de référence. Ils se sentent aussi bien informé par les réseaux sociaux. Les jeunes de moins de 24 ans passent déjà plus de temps devant Internet que devant la télévision.


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