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Quel anniversaire pour un enfant adopté?

Par Kakrine
Il y a quelques jours, Le Parisien a publié une interview de Patricia Mowbray, auteure de "A comme adoption" (voir ici) concernant les anniversaires des enfants adoptés. J'apprécie beaucoup cette auteure, son bouquin est top et une fois de plus, son interview révèle son approche censée et pragmatique! 
"L’anniversaire officiel et l’autre, celui dont on ne parle jamais. « C’est pourtant un jour essentiel, lui aussi », sourit Patricia Mowbray, présidente de l’association Racines d’enfance, adoptée elle-même à l’âge de 3 ans, il y a cinquante-cinq ans, par des parents franco-britanniques. « C’est un jour de renaissance, le jour où on existe à nouveau pour d’autres yeux, le jour d’arrivée sur notre terre d’enfance, le jour où la mère devient mère, le père devient père… »
Dans le livre qu’elle réédite aujourd’hui, « A comme adoption », magnifique ode à cette aventure du point de vue de l’adopté, Patrica Mowbray a absolument tenu à ajouter un chapitre sur « l’anniversaire ». « Ici, en Occident, la date est très importante et le rite entretenu parfois jusqu’à l’excès… Il ne s’agit pas de le rayer : les enfants en ont besoin puisqu’ils sont bien nés comme les autres, que tous leurs copains fêtent leur anniversaire. Mais quand on est adopté, non seulement c’est un jour incertain parce qu’on a pu être déposé tardivement à l’orphelinat, mais c’est un jour sans témoin. Et c’est ça qui manque. » Les parents peuvent y mettre des mots, certes, mais pas raconter. Certaines mamans ont même un pincement au cœur en repensant à ce jour où une autre femme a mis leur enfant au monde. Du coup, le vrai moment ritualisable qui a du sens pour la famille et qui fait rejaillir de l’émotion positive, c’est celui de l’adoption. Les familles pourraient choisir de retenir la date de la rencontre, celle de l’apparentement, du jugement… Mais dans 90% des cas, c’est celui de l’arrivée à la maison qui reste gravé dans le marbre. (...)
D’ailleurs, pour Patricia Mowbray, il ne s’agit surtout pas de gommer « l’avant adoption », ni d’en faire trop, de pourrir de cadeaux deux fois dans l’année un petit qui n’a rien demandé. Encore moins de lui mentir. « Au contraire, c’est juste l’occasion de parler », conclut-elle. « L’émotion de ses parents qui se remémorent son arrivée est très rassurante pour l’enfant… Elle raconte à elle seule la manière dont il a été accueilli. Elle lui permet simplement d’avoir, lui aussi, un « repère d’origine ».
Et vous, vous faites comment? vous en fêtez aussi plusieurs, et correspondant à quels évènements ? Source: Le Parisien

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