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L’Alléluia de Franz-Olivier Giesbert

Publié le 15 février 2012 par Wtfru @romain_wtfru

L’Alléluia de Franz-Olivier Giesbert

SYNOPSIS :

“Je n’ai jamais eu à chercher Dieu : je vis avec lui. Avant même que je sois extrait par des spatules du ventre de ma mère où je serais bien resté, si on m’avait demandé mon avis, il était en moi comme je suis en lui. Il m’accompagne tout le temps. Même quand je dors. C’est ma mère qui m’a inoculé Dieu. Une caricature de sainte mystique qu’un rien exaltait, des pivoines en fleur aussi bien qu’une crotte de son dernier-né, au fond du pot. Je suis sûr qu’elle avait de l’eau bénite en guise de liquide amniotique.”

AVIS :

Sorte de confession, c’est un ouvrage étrange et fascinant que nous livre Franz-Olivier Giesbert. Certains parlent d’un manuel religieux, d’autres d’un journal. Ce qui est certain c’est que « Dieu, ma mère et moi » marque ses lecteurs.

Ne nous mentons pas, la critique serait facile. Il est compliqué de trouver sujet plus dangereux que la religion.

Pour faire simple, voir simpliste : Franz-Olivier ne croit pas au Dieu créateur ni au caractère divin de Jésus. Un vieux débat digne de l’œuf et de la poule dirons nous. A la place, il croit au Dieu univers et fait de sa propre religion un mix de  bouddhiste, musulman, taoïste, giordaniste, manichéen, etc…La question n’est pas tant de savoir si ses idées sont percutantes, cela reviendrait à juger des religions et à WTFRU on a pas pour souhait de se faire casser la tête façon « Piss-Christ ». Ce qui reste à débattre, si l’on peut dire, c’est la qualité de l’écriture bien évidemment et l’émotion qui en découle.

F.O.G n’en étant pas à son premier livre, l’écriture est maitrisée et sûre. à travers les souvenirs d’une mère fervente chrétienne, de leurs discussions acharnées sur les grands philosophes. Pour ceux qui ont de vagues restes de l’année de terminale : elle était cartésienne et lui spinoziste : matière au drame.

Ce qui est sûre c’est que F.O.G préfère les saints aux philosophes avec une préférence pour saint François d’Assise. Il faut dire qu’il est plutôt funky. Ce qui est également sûre c’est que F.O.G s’est fait plaisir à relire tout ses livres de chevet et citer ses idoles à tout va.

 Autoportrait singulier d’un journaliste extravagant, tantôt parfait « innocent » tantôt libertin tendance Marquis de Sade.

« Je suis bête et je me sens bête et j’en suis fier parce que c’est la meilleure façon de recevoir pour mieux donner ? »

Ce que nous retiendrons de tout cela à WTFRU, c’est que Franz-Olivier Giesbert avec ses réflexions sur la religion a de quoi retourner un cours de catéchisme.

L’Alléluia de Franz-Olivier Giesbert


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