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On était (presque) à Lyon-PSG.

Publié le 27 février 2012 par Wtfru @romain_wtfru

On était (presque) à Lyon-PSG.

Samedi soir c’était match et même gros match, ainsi WTFRU (enfin 2 membres…) est parti chassé un bar qui diffusait la rencontre. A Paris, Lyon, Roubaix cela n’aurait pas posé de problèmes, à Montluçon par contre ce fut un combat. Alors oui on a trouvé et autant vous le dire tout de suite, samedi soir nous nous sommes régalés ! La véritable analyse du match elle est ici, et ce sont nos 4 experts recrutés pour l’occasion qui vous la livrent. Ils sont 4, ils sont fringants, ils aiment le beau jeu laid et leur esprit critique est aussi développé que leurs descentes.

« Rien à foutre de ces mecs qui gagnent des millions par semaine »

Le Paris-SG version Qatar ne séduit pas les foules, nos experts aussi restent dubitatifs quant à cet investissement étranger. La meilleure blague de la soirée étant à mettre au crédit de notre amateur de grands crus : « Les Qataris c’est pas du pétrole qui lui ont donné à Sirigu mais du Petrolan ! » Encore une fois les valeurs du football sont remises en question, les joueurs seraient des privilégiés, des enfants gâtés, bref on sent les mecs renseignés. Bonnet du club de rugby local visé sur la tête, un de nos compères souligne les différences entre son sport de gentleman et ce sport de manchots : « Regarde  les pousses citrouilles, ah ils sont beaux ! Un mec avec la coiffure de Pastore il rentre pas dans un vestiaire de rugby ou alors il se fait enculer à sec sous la douche »

« Ton match il est nul ! »

Il en faut beaucoup pour impressionner nos experts, les 5 buts marqués en première mi-temps n’y font pas grand-chose, seule la volée de Bastos les aura fait chavirer puisqu’elle coïncida avec le 15ème whisky offert par le patron. Pour eux pas grand-chose à se mettre sous la dent, techniquement le niveau de jeu est faible, certaines mauvaises langues iront même jusqu’à dire que Cris est lent. La conversation dériva rapidement sur le salon de la carpe, événement du week-end dans la ville auvergnate. On apprendra qu’organiser un tel événement à son lot de contraintes, aucune table de libre dans les restaurants, du bruit dans les rues …on n’est plus vraiment chez soi en résumé. Mi-temps rime avec ravitaillement, peu enclin à connaitre les éventuels changements dans les deux camps, nos experts se concentrent sur la quiche maison amenée par la femme du patron. Au même titre que le match celle-ci ne parviendra pas à convaincre les joyeux lurons : « Bah c’est dégueulasse je préfère manger les fleurs. Vas me vider le vase ça sera meilleur que ta merde. » Sur ces bons mots le second acte reprend et les verres se remplissent de nouveau.

« Allez Montpellier ! »

Tandis qu’Ancellotti et Garde renouvelait leur confiance au groupe de départ, du changement s’opérait de notre côté avec la sortie de notre pilier gauche de comptoir remplacé par un talent brut surnommé « Le Bulgare » apparemment auteur d’un échauffement poussé. Look D’Astérix, amateur de boissons anisées, «Le Bulgare » soutient Lyon pour deux raisons : premièrement ça fait bien chier notre pillier droit de comptoir qui lui supporte St Etienne, et qui a refusé de lui payer un coup, deuxièmement il aime Montpellier. La pépite de l’Est est plus impliquée dans le match que ses partenaires, chaque centre lyonnais est pour lui l’occasion de monter sur son tabouret. Il effectue à chaque ballon long une analyse de la trajectoire en suivant le ballon avec sa main. Le technicien n’hésite pas à émettre de nombreuses critiques, malheureusement il s’exprime dans une langue encore inconnue c’est pourquoi nous ne pouvons retranscrire ses propos. Cet apport de sang frais motive les troupes et le 4ème but lyonnais transporte de joie tout le groupe, 16ème whisky offert par le patron. On se dirige tranquillement vers une victoire lyonnaise, du moins c’est l’avis de nos experts, alors plutôt que commenter le remplacement de Ménez par Ceara on préfère parler de la dernière pelleteuse Caterpillar.  Pendant que le PSG pousse, notre bulgare tangue sans doute acculé par la pression parisienne, à 3-2 on est à deux doigts de demander le changement. C’est avec ce tempérament de guerrier, typique des athlètes de l’europe de l’est, que notre champion s’accroche. Une égalisation de Hoarau plus tard il accuse le coup, prostré sur son tabouret il semble comme assommé par ce cruel résultat. Alors plutôt que de crier contre l’arbitre, de demander d’où sortaient ces 4 minutes de temps additionnel, il préfère saluer la performance parisienne, beau joueur. Cette égalisation fait aussi les affaires de notre pilier droit de comptoir, vainqueur de 20 euros grâce à un Banco acheté à la 82ème minute il se décide enfin à payer un verre au Bulgare.

La communion plutôt que l’affrontement, le partage plutôt que l’égoisme telles sont les valeurs pronées par ce groupe. A l’instar de Montpellier la grande question est de savoir s’ils tiendront jusqu’à la fin du championnat ce rythme effréné….


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