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Le Parrain 3

Publié le 12 mars 2012 par Olivier Walmacq

United International Pictures (UIP)

L'histoire: 1979. Michael Corleone a 60 ans et se voit honorer par le Vatican grâce à ses actes de charité. Son fils veut faire de l'opéra et sa fille tombe amoureuse du fils de Sonny, Vincent. Michael emploie ce dernier comme homme de main...

La critique d'Alice In Oliver:

Après une longue absence (plus de 16 ans), Francis Ford Coppola signe enfin le troisième et le dernier volet de la trilogie, soit Le Parrain 3, réalisé en 1990.
Inutile alors de précier que cet ultime chapitre est attendu au tournant. Il aura donc fallu du temps à Francis Ford Coppola pour reprendre les hostilités.
A la base, le cinéaste voulait intituler le film La Mort de Michael Corleone, mais les producteurs refuseront et Francis Ford Coppola abandonnera l'idée.

Pour l'anecdote, Winona Ryder devait jouer le rôle de Maria Corleone, mais le rôle sera finalement confié à Sofia Coppola, qui était déjà apparue à la fin du premier film et dans le second volet. Même chose pour le rôle de Vincent Mancini.
Plusieurs grands noms seront évoqués: Nicolas Cage, Matt Dillon, Alec Baldwin, Charlie Sheen ou encore Val Kilmer.
Finalement, c'est Andy Garcia qui est choisi.

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Pour le reste, Le Parrain 3 fait figure de chapitre un peu maudit. Nommé sept fois aux oscars en 1991, le long métrage n'en remportera aucun.
C'est aussi l'épisode le moins aimé par les fans. Concrètement, Le Parrain 3 est-il aussi décevant que cela ?
En vérité, le film a surtout le malheur de passer après deux excellents volets qui font aujourd'hui partie des grands classiques du cinéma.

Non pas que Le Parrain 3 soit mauvais, loin de là. Mais ce troisième et dernier chapitre fait un peu tâche comparativement aux deux autres.
En dehors d'Andy Garcia et de Sofia Coppola, le film réunit également Al Pacino, Talia Shire, Eli Wallach, Diane Keaton et Joe Mantegna.
En vérité, cet ultime épisode n'apporte pas grand chose à la saga mais est loin d'être inintéressant pour autant.

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Cette fois-ci, Michael Corleone est sur la voie de la rédemption. Il est à la recherche de la respectabilité et veut désormais négocier avec le Vatican.
Le but est donc d'oublier son passé de criminel et de se racheter une conduite. Ce qui n'est évidemment pas du goût de ses anciens partenaires.
Michael Corleone apparaît donc comme un ancien gangster usé et fatigué. Peut-être serait-il temps de passer la relève et de laisser la main...
Vincent Cimino semble être l'homme de la situation.

A partir de ces différents éléments, Francis Ford Coppola signe un volet plus ambitieux qu'il n'y paraît. Mieux encore, certaines thématiques sont passionnantes puisqu'il est question ici de la vieillesse, des remords, du péché et du pardon.
Pourtant, l'institution catholique n'a rien d'un enfant de choeur. Sur ce dernier point, Francis Ford Coppola n'hésite pas à dénoncer les magouilles politiques et financières entre la mafia et le Vatican.

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Ensuite, le cinéaste approfondit la psychologie de ses personnages tout en se concentrant sur la relation qui existe entre Michael Corleone et sa fille, Maria.
Jamais, Francis Ford Coppola ne trahit l'esprit de la franchise et clôt la trilogie sur une note mélancolique et dramatique.
Sans être à la hauteur de ses modèles, Le Parrain 3 reste un chapitre de très bonne facture qui mérite beaucoup mieux que sa triste réputation.

Note: 15/20


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