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Au chômage

Publié le 15 mars 2012 par Tribul

Au chômage

Allez, on va se remettre à chercher...

Lorsque j’ai quitté mon boulot de chef de projet marketing fin 2010, je n’ai pas vraiment pensé au chômage. Je n’avais jusqu’alors jamais connu de période sans emploi et je pensais qu’il en serait de même lors des années à venir. Seulement, c’était sans compter ma reconversion professionnelle. Aurais-je eu envie de rester dans le même secteur, j’aurais sans doute retrouvé du travail plus facilement. Mais non, j’ai voulu faire un boulot qui me plaisait enfin. Un beau rêve…

Me voici donc inactive pour la première fois de ma vie. Les premières semaines je croisais des costards cravates en terrasse entre midi et deux et me disais que ce n’était vraiment pas ma place d’être « dehors ».

Je rentrais vite chez moi pour me remettre à la réécriture de mon CV. Je tâtonnais sur les sites d’emploi spécialisés dans la rédaction, je validais mes comptes sur les sites généralistes.

Au bout de quelques temps la culpabilité m’a envahi.  Je ne me sentais plus à ma place, chez moi, dans mon canapé tandis que les autres se levaient pour aller bosser. Alors j’ai tenté de garder le rythme : lever tôt, planning de recherche d’emploi, pauses syndicales, au lit  pas trop tard.

J’ai dégoté  un CDD par ci, une mission par-là, je me suis même lancée en tant que freelance pour ne pas rester sans rien faire.

Mais force est de constater que même si je galère, que si je vis mal cette situation, certains penseront toujours que je suis une assistée, que je ne souhaite pas réellement travailler.

Soit. Mais le fait est qu’il y a moins de travail, moins d’annonces auxquelles postuler, moins de contacts, bref je n’y croyais pas mais c’est vraiment la crise…

Et puis il y a les autres, ceux qui vous disent « Profite ». Mais profite de quoi au juste ? De la moitié de mon ancien salaire qui déjà ne le suffisait pas ?!!!  Profite de tes kilos en trop amassés à cause de ces journées passées devant le PC à grignoter tout ce qui passe sous ton nez pour tenter de calmer ennui et anxiété ?

J’ai aussi rencontré d’autres chômeurs dans mon entourage, on pouvait même former un club, mais c’est loin de me remonter le moral… ce serait même plutôt l’inverse !

Et puis les jours et les semaines passent… toujours plus angoissantes.

Mais je continue d’y croire. Alors en attendant de trouver le job de mes rêves, je ne baisse pas les bras, je regarde partout, je scrute internet, je discute, j’essaye de trouver de nouvelles idées, je postule à d’autres postes, …

Courage à tous les chercheurs d’emploi : le chômage c’est tabou, on en viendra tous à bout !!!


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