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Jeunes artistes à New York

Publié le 27 mars 2012 par Cardigan @onlyapartmentsF

Les “ingérables” entrent dans le New Museum (Nouveau Musée) de New York. Sous cette étiquette gagnante, les ingérables, l’institution américaine, dans le cadre de la Triennale d’art, sélectionne les travaux les plus surprenants d’artistes, originaires des quatre coins de la planète et nés entre le milieu des années soixante-dix et le milieu des années quatre-vingt. Ces ingérables ont à peine trente-cinq ans et nombre d’entre eux ont encore la vingtaine.

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Cette deuxième Triennale de New York (la première a été réalisée en 2009 sous le titre de “Younger than Jesus”, des créateurs qui n’avaient pas encore atteint les trente-trois ans) vise à exposer les travaux d’artistes émergents provenant des quatre coins de la planète, quelle que soit leur prise de position politique, religieuse ou philosophique. Il s’agit de soutenir quelques artistes qui, autrement, risqueraient de se situer à la frontière de la communication. Les touristes ou les natifs ne peuvent pas manquer cette prestigieuse exposition, qui se déroule jusqu’au 22 avril, puisque ces événements ont été conçus pour tous les amoureux de l’art contemporain. Voici le lien pour que vous puissiez vous informer. Autrement, tous les renseignements ne pourraient pas être affichés sur cette page: http://www.newmuseum.org/exhibitions/448/the_ungovernables.

Que sont “Les ingérables”? Il s’agit d’une exposition qui va au-delà des supports traditionnels (peinture, sculpture, dessin …). Les organisateurs ont choisi de récompenser des œuvres qui, d’une façon ou d’une autre, abordent l’intérimat et le caractère transitoire du monde contemporain. De grandes sculptures cohabitent avec de nombreux équipements, des spectacles et des projets avec des vidéos. Par ailleurs, on ne recompense pas uniquement l’artiste suivi des prénoms et noms de famille. On y expose des œuvres d’artistes en synergie et, y compris, des activités et des créations exécutées par un groupe d’artistes associés temporairement à l’exposition.

Autrement, si les frontières des genres s’estompent (une chose qui se développe depuis les avant-gardes historiques), le même chose se produit avec l’authenticité (avec notamment l’expansion d’Internet). Ces artistes comme l’argentin Adrian Villas Rojas, favori du musée du fait qu’il a été à la tête d’un autre projet, y compris le groupe CAMP fondé à Bombay, en voyageant à travers planète, ont leur place dans cette exposition. Les installations (qui combinent les techniques musicales) du brésilien Jonathas de Andrade, les propositions du groupe House of Naturak Fiber, fondé en Indonésie, les oeuvres de la péruvienne Rita Ponce de Leon ou les propositions du chinois Hu Xiaoyuan en provenance de Chine méritent également notre attention. La deuxième Triennale d’Art de New York essaie d’engager un dialogue entre la tradition et des jeunes artistes qui ne peuvent être que plus critiques face à un système qui relègue toute la création, l’humanité ne pouvant plus profiter de cet art. Depuis l’anarchie des Power Flower de 1968, nous avons atteint un état d’esprit anarchiste, mais nous sommes toujours soumis aux puissances économiques. Ces “ingérables” tentent de souligner cette contradiction.


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