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Dossier : "Avril 1992 - avril 2012 : il y a vingt ans commençait le siège de Sarajevo" (Le Courrier des Balkans)

Publié le 13 avril 2012 par Geo-Ville-En-Guerre @VilleEnGuerre
Pour les francophones, Le Courrier des Balkans est une exceptionnelle source d'informations sur les Balkans, avec la traduction de nombreux articles choisis de la presse balkanique et la production d'articles par les correspondants de l'équipe du Courrier des Balkans dans les différents pays de l'espace balkanique. Pour les 20 ans du début du siège de Sarajevo, Le Courrier des Balkans propose un dossier ouvert le 2 avril 2012, compilant des articles (20 articles à l'heure actuelle) sur le déroulement du siège de Sarajevo et sur les cérémonies de commémoration dans la ville. Si certains articles ne sont accessibles qu'aux seuls abonnés (il est possible de s'abonner pour 14 jours ou pour un an : voir les conditions de vente), une grande partie est accessible à tous, notamment de nombreux articles sur la vie dans la ville de Sarajevo assiégée. Voici les liens et les résumés des premiers articles proposés dans le dossier "Avril 1992 - avril 2012 : il y a vingt ans commençait le siège de Sarajevo".

"Avril 1992 - avril 2012 : il y a vingt ans commençaitle siège de Sarajevo" (Le Courrier des Balkans)Bosnie : entretien avec le général à la retraite Jovan Divjak« Des preuves confirment qu’il y a bien eu une agression programmée et que l’ Armée Nationale de Yougoslavie (JNA) à été un instrument au service du projet de la Grande Serbie. Rien n’excuse que Karadzic et Mladic soient toujours en liberté, mais il faut tenir compte de la stratégie de l’Occident sur les crimes de guerre. Je pense que maintenant, après l’arrestation et l’ extradition de Milosevic vers La Haye, il sera beaucoup plus facile de faire comparaître les autres coupables devant la justice ».Références : "Bosnie : entretien avec le général à la retraite Jovan Divjak", propos recueillis par Ruzdija Adzovic, Monitor, 6 juillet 2001, traduit par Persa Aligrudic pour Le Courrier des Balkans, 18 juillet 2001 (accessible par abonnement).Bosnie : les effets rétroactifs de l'état de siègeSi Sarajevo veut aller de l’avant, elle doit faire une forte auto-critique. Si elle n’a pas la force de faire face à elle-même, avec sa propre histoire, tout ce qui s’est passé restera dans le magma des souvenirs incertains et des émotions fluides. Cette rencontre avec soi-même n’est pas seulement une question de quelque impératif éthique abstrait, c’est une question, dans le meilleur sens du terme, de développement.Références : Ivan Lovrenovic, "Bosnie : les effets rétroactifs de l'état de siège", Dani, 5 avril 2002, traduit par Persa Aligrudic pour Le Courrier des Balkans, 25 avril 2002 (accessible par abonnement).

Récrire l'histoire du siège de SarajevoLe Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie (TPIY) livrera cet été son verdict dans le premier procès qui a exclusivement Sarajevo pour toile de fond. Dans l’attente du jugement, il nous semble pertinent d’en énoncer quelques enjeux et de faire un bref retour en arrière.

Références : Christophe Solioz, "Récrire l'histoire du siège de Sarajevo ?", Forum for Democartic Alterntives, 12 juin 2003, publié par Le Courrier des Balkans, 16 juin 2003 (accessible par tous).La ville de Belgrade apporte son soutien à la reconstruction de SarajevoL’annonce que Belgrade allait apporter son aide à la reconstruction de la ville de Sarajevo détruite au cours de la guerre en Bosnie-Herzégovine a été timidement annoncée dans les médias belgradois, alors que ceux de Sarajevo en ont beaucoup parlé. D’autres projets de collaboration culturelle vont se développer entre les deux capitales.
Références : Ivana Vuskovic, "La ville de Belgrade apporte son soutien à la reconstruction de Sarajevo", Danas, 4 janvier 2004, traduit par Persa Aligrudic pour Le Courrier des Balkans, 7 janvier 2004 (accessible par abonnement).Sarajevo a-t-elle perdu son âme ?Le caractère multiethnique de la capitale bosniaque a radicalement changé depuis la fin de la guerre, au grand dam des « vieux » habitants, qui ne reconnaissent plus leur ville, et sont particulièrement critiques envers les nouveaux riches venus du Sandjak. Pourtant, ce n’est pas la première fois dans l’histoire que Sarajevo connaît un tel traumatisme, et l’esprit de la ville a toujours réussi à s’imposer.Références : Misrad Bajtarevic, "Sarajevo a-t-elle perdu son âme ?", IWPR, 22 mai 2004, traduit par Pierre Dérens pour Le Courrier des Balkans, 27 mai 2004 (accessible par abonnement).


Repenser la ville de Sarajevo : réflexions d'un urbanisteLe premier devoir de la politique, c’est d’offrir à chaque citoyen la possibilité de vivre et de travailler dignement dans sa ville et sur son territoire. Toutes les compétences existent en Bosnie pour que le pays tout entier puisse atteindre rapidement les standards européens. Un urbaniste français installé depuis douze ans à Sarajevo lance des pistes de réflexion.Références : Jean-François Daoulas, "Repenser la ville de Sarajevo : réflexions d'un urbaniste", Oslobodjene/Le Courrier des Balkans, 3 septembre 2006 (accessible par tous).Sarajevo sous le siège : la résistance par la fêteMalgré les obus, les grenades, les snipers et l’absence d’électricité, et peut-être même d’autant plus à cause de tout ça, la fête ne manquait pas à l’appel durant le siège de Sarajevo. Seuls ceux qui ont vécu ou sont venus à Sarajevo entre avril 1992 et décembre 1995 le savent vraiment. Cet article publié en mai 1993 vous présente le « Sarajevo by night » comme si vous y étiez.Références : Mladen Kristić, "Sarajevo sous le siège : la résistance par la fête", Dani, mai 1993, traduit par Anela Baraković pour Le Courrier des Balkans, jeudi 24 avril 2008 (accessible par tous).Allée des Tilleuls : le siège de Sarajevo dans le quartier de GrbavicaLe souvenir de la vie dans une ville assiégée n’existerait pas tout à fait sans ces personnes, nos compatriotes, qui ont passé quatre années de guerre en territoire occupé, dans le quartier de Grbavica (voir la carte en bas de page). L’auteur de ce texte a vécu tout le long du siège au 11, allée des tilleuls, à Grbavica. La suite de la série de l’hebdomadaire Dani sur le siège de Sarajevo.Références : Irma Kolar, "Allée des Tilleuls : le siège de Sarajevo dans le quartier de Grbavica", Dani, traduit par Mariama Cottrant pour Le Courrier des Balkans, 25 avril 2008 (accessible par tous).

Grbavica, au sud, était occupé par l'armée serbe
© Le Courrier des Balkans

Sarajevo sous le siège : la vie par moins 20 degrésLa vie dans Sarajevo assiégé pourrait se résumer en un adjectif : absurde. La ville, démunie de toute ses capacités techniques, était pourtant pourvue de tous les attributs d’une capitale : scène culturelle vivante, films, pièces de théâtre et expositions. Tout cela sans électricité, eau et communications. Cet article publié en janvier 1993 relate les contradictions quotidiennes après neuf mois de siège. Second volet de la série publié par l’hebdomadaire Dani.

Références : Mladen Sančanin, "Sarajevo sous le siège : la vie par moins 20 degrés", Dani, janvier 1993, traduit par Haris Hadžić pour Le Courrier des Balkans, 25 avril 2008 (accessible par tous).


Siège de Sarajevo : une lettre envoyée du bout du mondeMai 1992 : la poste principale de Sarajevo est incendiée, la plupart des connections téléphoniques du pays coupées. Ce texte est un hommage aux employés de la poste de Sarajevo, qui ont tout fait pour que la communication entre les gens restés en ville et leurs proches, réfugiés en Bosnie ou ailleurs, continue, pour que l’espoir que Sarajevo ne disparaisse pas de la conscience mondiale survive.Références : Emir Imamović, "Siège de sarajevo : une lettre envoyée du bout du monde", Dani, 1er avril 2008, traduit par Nihad Hasanović pour Le Courrier des Balkans, 28 avril 2008 (accessible par tous).Siège de Sarajevo : communication et information en temps de guerreCertains aspects techniques du siège de Sarajevo sont très méconnus, et ils sont pourtant d’intérêt historique majeur. Ce texte en présente un exemple : le fonctionnement des postes et télécommunications pendant le siège. Le blocage des communications contruibuait au début de la guerre à masquer la réalité du siège à l’étranger, mais les employés des PTT restés à Sarajevo permirent, grâce à leur travail et en risquant leur vie, à la vérité d’éclater.Références : "Siège de Sarajevo : communication et information en temps de guerre", Extrait des archives de BIH Telecom, Dani, 5 avril 2002, traduit par Nihad Hasanović pour Le Courrier des Balkans, 28 avril 2008.Bosnie-Herzégovine : quand Banja Luka redécouvre SarajevoNouvelles mosquées à tous les coins de rue, femmes voilées, menaçants « barbus »... La cause est entendue : pour Milorad Dodik, le président de la Republika Srpska, Sarajevo serait « un nouveau Téhéran ». Toutefois, ce fantasme politique fonctionne de moins en moins, car les habitants de l’entité serbe ignorent tout du Sarajevo réel. Récemment, le festival théâtral des « Journées de Sarajevo » a permis au public de Banja Luka de (re)découvrir la ville voisine.Références : Uglješa Vuković, "Bosnie-Herzégovine : quand Banja Luka redécouvre Sarajevo", Buka, 19 mars 2012, traduit par Eléonore Loué-Feichter pour Le Courrier des Balkans, 4 avril 2012 (accessible par abonnement).Bosnie : « comment je n’ai pas réussi à empêcher la guerre »Le 5 avril 1992, une marche de la paix réunissait plus de 100.000 personnes à Sarajevo. Dans les esprits, il s’agissait de la tentative de la dernière chance pour éviter la guerre. Nenad Pejić, alors rédacteur en chef de Sarajevo TV, organisa à la demande des manifestants une rencontre entre les dirigeants serbe, bosniaque et croate pour parvenir à un cessez-le-feu. Terrible témoignage d’un échec programmé.Références : Nenad Pejić,"Bosnie : « comment je n’ai pas réussi à empêcher la guerre »", Radio Free Europe, 4 avril 2012, traduit par Rodolfo Toè pour Le Courrier des Balkans, 6 avril 2012 (accessible par abonnement).Bosnie-Herzégovine : vingt ans après, Sarajevo rend hommage aux victimes du siègeIl y a vingt ans, le 6 avril 1992, commençait le siège de Sarajevo. La capitale bosnienne rend hommage aux 11.541 victimes, hommes, femmes et enfants, tombés sous les balles des snipers ou fauchés par les obus. La Republika Srpska et la Serbie ne se sont pas associées à cette journée de commémoration.Références : "Bosnie-Herzégovine : vingt ans après, Sarajevo rend hommage aux victimes du siège", Le Courrier de la Bosnie, 6 avril 2012 (accessible à tous).Vingt ans du siège de Sarajevo : le coup de sang de Florence Hartmann contre Carl BildtL’ancienne correspondante du Monde pendant la guerre de Bosnie, qui fut ensuite porte-parole du TPIY, s’en est vivement pris à Carl Bildt lors de la cérémonie commémorant les 11.541 victimes du siège de Sarajevo. Elle a dénoncé l’attitude de l’ancien Premier ministre suédois pendant la guerre, l’accusant de n’avoir pas agi quand il était médiateur européen de la paix.Références : "Vingt ans du siège de Sarajevo : le coup de sang de Florence Hartmann contre Carl Bildt", Le Courrier de la Bosnie, 7 avril 2012 (accessible à tous).Journalisme de guerre : vous avez aimé 'Sarajevo 2012', vous adorerez 'Homs 2032'...Vingt ans après, les reporters internationaux qui avaient couvert la guerre de Bosnie se sont retrouvés au fameux Holiday Inn de Sarajevo. Pour se souvenir, sûrement, mais aussi pour faire valoir ses propres mérites. Une semaine durant, chacun a tenté de se montrer « plus intègre » et « plus indépendant » que les collègues... Le reportage de notre correspondant chez les vétérans du journalisme de guerre. Mémoire, alcool, mais pas rock n’ roll.Références : Rodolfo Toè, "Journalisme de guerre : vous avez aimé 'Sarajevo 2012', vous adorerez 'Homs 2032'...", Le Courrier de la Bosnie-Herzégovine, 9 avril 2012 (accessible à tous).


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