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Partacus: vengeance (2012)

Publié le 16 avril 2012 par Flow

Spartacus: vengeance.

(crée par Steven S. DeKnight)

La dichotomie du plaisir coupable.

 

Spartacusavait fini sa saison 1 (que je n'ai pas vu) dans le sang. Le préquel (que j'ai vu) s'était achevé...dans le sang. La formule semble immuable. Cette suite inespérée (l'acteur principal est mort des suites d'un cancer) ne semble pas vouloir révolutionner, ni même faire évoluer ne serait-ce-qu'un peu une recette éprouvée. Le constat est donc le même: n'attendez rien de ce curieux objet qui se laisse pourtant suivre, le dimanche, lorsqu'il pleut.

 

Spartacus-Vengeance-Affiche-Finale.jpg

 

Cette saison 2 se présente comme la parfaite définition du plaisir coupable. J'entends par là que le résultat présente une dichotomie tout à fait saisissante.

D'un côté, c'est totalement repoussant. Dans la forme déjà. Sur une saison de dix épisodes, la moitié fait office de transition (comprenez de remplissage). La vacuité du scénario est totale mais surtout visible. Les caches-misère proposés par les scénaristes étant dérisoires (ils mettent par exemple trois épisodes pour sauver un personnage et lorsqu'ils y parviennent, les secours se font capturer à leur tour et rebelote). De plus, les ficelles sont tellement grosses et redondantes que c'en est fatiguant. Les personnages parlent, parlent, parlent, c'en finit pas! Les dialogues étant mauvais, c'est vite épuisant. Les scénaristes se prennent pour des poètes et font des rimes à chaque phrase rendant le tout peu crédible. A côté, les combats sont énervants par leur côté graphique. Chaque coup équivaut à un ralenti, décomposant l'action à l'infini.

Quant au fond, il est toujours aux abonnés absents. Un discours sur la vengeance des plus classique, des méchants très méchants, des gentils opprimés, du cul, du cul et encore du cul.

Mais d'un autre côté, c'est très attrayant. Les traits des personnages sont tellement grossis que c'en devient très drôle, d'autant que les acteurs se donnent à fond et jouent de manière très sérieuse. Et puis les scénaristes ont tout compris. Pendant les neuf premiers épisodes, ils nous frustrent en n'offrant rien de consistant. Du coup, le dernier semble génial car ils règlent tout ce qu'ils avaient lancé. Conclusion, on a envie de revenir. Balèze!!! Les réactions des protagonistes et les rebondissements sont en plus tellement hallucinants, qu'il est impossible de prédire les évènements à venir.

Bref, c'est le plaisir coupable par excellence et j'adhère totalement. Un nanar comme ça, qui survit à sa première saison, c'est inespéré et il faut en profiter. Je vous invite à découvrir cette débilité télévisuelle.

Conclusion, si vous énerver la moitié de l'épisode et rire l'autre moitié ne vous dérange pas, cette chose est faite pour vous. Qui plus est, l'absence totale de connaissance des scénaristes en ce qui concerne l'organisation de la République romaine est assez fascinant. Ils présentent les Romains comme des ambitieux qui veulent s'élever mais c'est assez vague dans leur esprit. Conclusion, il font beaucoup de projets car ils sont méchants. De même, les fonctions d'un préteur leur sont aussi inconnues que la finesse. Mais ils se disent que c'est certainement un fonctionnaire important, donc pourquoi creuser la question? C'est ça Spartacus

Note:

Pastèque périmée


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