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[Chronique] Ewert and the Two Dragons, Good Man Down

Publié le 19 avril 2012 par Mikatxu @crystalfrontier

[Chronique] Ewert and the Two Dragons, Good Man Down J'aimerais bien aller en Estonie. Il paraît que les pays Baltes sont à la fois dynamiques et chargés d'histoire. Je ne sais pas si l'équipe de Talitres a pris ses cliques et ses claques pour aller rencontrer les jeunes gens de Ewert & the Two Dragons, groupe de Tallinn (capitale du pays), qui avait déjà des albums derrière eux avant ce "Good Man Down", qui a parfaitement sa place dans le catalogue du label bordelais.
Mais ce n'est pas pour autant qu'il est facile de parler de cet album, composé de 10 titres. Ce n'est pas sa qualité qui est à remettre en cause, loin de là. Ce disque est bourré de qualités, à vrai dire, il n'y a que des bonnes choses à l'intérieur. Très fins mélodistes, les Estoniens ont fait preuve de beaucoup de générosité sur ce disque, en tout c'est ce qui s'entend à chaque instant : sans garder une certaine simplicité, les chansons resplendissent de subtilités, de subtils arrangements, de cette fougue sereine. Ewert and the Two Dragons met la barre très haut dès le début, avec trois merveilles pour entamer le disque : "(In the End) There's Only Love", "Good Man Down" et "Jolene" ont ce mélange parfait entre cette énergie romantique, cette légèreté mélodique qui n'empêche pas le palpitant de s'emballer.
Puis le disque change un peu. Les morceaux s'allongent, ils sont moins évidents à la première écoute. Mais il y a toujours la beauté, la subtilité, cette préoccupation première qui semble être de faire du beau. Pas pour rien, pas pour faire joli, mais parce qu'ils aiment ça, ils savent faire et le font merveilleusement bien. Tellement bien que l'on entend des fantômes sur ces chansons, mais de ceux que l'on aime à entendre parce qu'ils sont dur à évoquer. Ici Elliott Smith, ici Loney, Dear, parfois un Fanfarlo sans excès. Il y a de tout : de la course effrénée superbe de "Road to the Hill" à la ballade au piano "Burning Bush" d'une sobriété admirable, en passant par "Falling" (dont les premières notes rappellent "Bad Shepherd" de Garciaphone) avant le final éblouissant de "You Had me at Hello".
Finalement, j'ai écrit long. Je crois que vous aurez compris qu'il n'y a que de belles chansons dans ce disque, qui montre que les Ewert and the Two Dragons ont du talent que Talitres a fort heureusement fait parvenir jusqu'à nous. "(In the End) There's Only Love" : tout est là.
Tracklist : (In The End) There's Only Love - Good Man Down - Jolene - Panda - Burning Bush - Sailor Man - The Rabbit - Road To The Hill - Falling - You Had Me At Hello


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