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Depeche Mode ‘ Ultra

Publié le 20 avril 2012 par Heepro @heepro

Depeche Mode ‘ Ultra1997 est clairement un tournant de plus dans la carrière de Depeche Mode. Le feu sacré des années 80 n’a cessé de briller et brûler depuis les débuts, et le dernier album sorti quatre ans plus tôt, Songs Of Faith And Devotion, aurait bien pu détruire le phénix. L’oiseau poursuit son vol, sans l’un de ses quatre membres : Alan Wilder décidera alors de quitter le cultissime groupe anglais pour ne plus se concentrer que sur son autre projet lancé en 1986, Recoil.
Désormais un trio, cela ne change pas grand-chose au sein du groupe pour ce qu’il en est de l’ordre des choses : Dave Gahan reste derrière le micro, Martin Gore derrière la plume pour les textes et les compositions, et Andy Fletcher demeure un mystère quant à sa participation exacte à l’œuvre du groupe ; néanmoins, le rôle de ce dernier n’est sûrement pas négligeable. Dans tous les cas, le rôle du dorénavant « ex » membre Wilder est plus que notable, car il y aura désormais bel et bien un avant et un après. Malgré tout, l’après Wilder n’est pas moindre que lors de sa présence en studio ou sur scène.
En effet, Gore n’a pas son pareil pour écrire des chansons, et Gahan chante toujours aussi merveilleusement ses émotions (les siennes ou celles de Gore ?! A bon entendeur…)
Suite à la folie des ventes d’albums sans cesse croissantes et atteignant un paroxysme de fanatisme lors des déplacements du groupe (i.e. les hélicoptères de police surveillant les lieux où des dizaines de milliers de fans les guettent…).
Musicalement, Ultra est, en plus du tournant qu’il entreprend et de son caractère fini-séculaire, l’un des plus aboutis de Depeche Mode. Comme habituellement, Gore chante sur un ou deux morceaux, dont le mirifique « Home ».
Gahan aurait survécu à une surdose d’héroïne, dont il essaie de se guérir en centre de désintoxication. Pour aussi sûr qu’il puisse en être, le résultat de ces problèmes personnels joue énormément sur l’ambiance intrinsèque de tout Ultra : dans la voix, les paroles, la musique, tout est douleur et guérison à la fois, sans que l’on sache jamais si l’issue sera ou non fatale. Le parcours n’en est pas pour autant chaotique : « It’s no good » nous enfonce dans un univers noctambule très enjoué.
C’est alors que le bref instrumental, parfaitement nommé, « Uselink » nous amène vers « Useless ». Une batterie qui claque, une guitare enivrante, une basse qui vrombit : c’est l’un des morceaux les plus intenses si l’on se concentre sur Gahan et les paroles qui l’habitent (ou qu’il habite, c’est au choix).
« Jazz thieves » est encore un instrumental dont Depeche Mode a le secret, et explique pourquoi le groupe a à la fois un succès commercial immense tout en gardant une crédibilité artistique intacte.
«  Freestate » fait partie des moments de pure extase entre la musique et le chant, parfait en (presque) fin d’album.
Ultra est souvent l’album cité par certains fans, d’autre lui préférant Black Celebration ou Violator, voir Songs Of Faith And Devotion. J’y ajouterais Music For The Masses, et vous comprendrez alors que Depeche Mode mérite mieux que de n’être écouté qu’en partie : plongez dedans si vous êtes attirés, les frissons arriveront ensuite.
En tout cas, il serait grand temps que j’aille écouter plus attentivement Recoil… et vous aussi tiens.

(in heepro.wordpress.com, le 20/04/2012)

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Voir aussi : Black Celebration – Sounds Of The Universe – Sounds Of The Universe Box Set – Paper Monsters

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