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Aloe Blacc au Jazzablanca : fin et élégant

Publié le 23 avril 2012 par Lcassetta

Le jour J était enfin arrivé ! Mon premier concert Jazzablanca de la saison. Accompagnée de mes meilleurs amis, nous avions pris place en plein air et en hauteur. Nous avions donc droit à une vue panoramique sur la scène, même que nous pouvions apercevoir derrière le décor, au loin, la mosquée Hassan II et les Twin Center. Chronique d’un concert tant attendu.

Histoire de nous mettre l’eau à la bouche, nous avons reçu en première partie un groupe de 4 personnes (Miki & Jaybo) qui, entre autres, ont accompagné Aloe Blacc durant tout le concert. Violon, alto, contrebasse puis violoncelle et le tour est joué. Il ne manquait que la star de la soirée. D’ailleurs, ce dernier ne se fit pas plus attendre, il fit son entrée sous les applaudissements d’un public chaleureux après quelques minutes.

Assis sur une chaise élevée vêtu d’un costard cravate, d’un chapeau bien évidemment et de chaussures vernies, Aloe A.K.A Nathaniel avait l’air en forme. Il présenta donc ses amis sur scène avec qui il allait exposer son projet musical qui est de revisiter des chansons cultes avec un quintet à cordes.

Il ouvra donc le bal avec Green Light, extrait de son dernier album Good Things, sorti en 2010. Souriant d’une voix soul, je me sentais déjà séduite par le rôle qu’il jouait. Après un petit speech, il enchaîna avec Miss Fortune, une performance vocale indéniablement époustouflante. Malheureusement, la sono n’était pas terrible, chose qui était prévisible, vu que le concert se déroula en plein air, je n’arrivais donc que rarement à distinguer ses mots. Mais bon passons…

Les versions de ses chansons étaient très différentes de la version originale dans l’album, mais ce n’était pas très convaincant. C’était étrange, vu que certains morceaux avaient l’air plus profonds de sens. Life So Hard se bouleversait en une sorte de triste lyrisme. Les frissons me parcouraient à l’écoute des notes vocales aiguës couronnées par les acclamations et les sifflements. Un silence religieux s’installa à la fin de la chanson et d’un coup l’ambiance battait son plein lorsqu’on a reconnu Loving You Is Killing Me, que l’auditoire fredonna avec amour. Éclairé par une lumière rouge tamisée, Aloe chantait avec punch et énergie débordante.

Aloe Blacc au Jazzablanca : fin et élégant

On imagine à quoi ressemble la musique produite par un artiste répétant les mêmes morceaux, nuit après nuit, sans interruption. Nathaniel, au contraire nous a prouvé qu’avec un changement d’instruments, il pouvait y avoir de l’innovation. Une innovation peut-être pas plus intéressante que les premières, mais enthousiasmante quand même !

If I adoucit la folle ardeur qui dominait l’atmosphère. Beaucoup d’émotions dessinaient le visage de Blacc. Des émotions que l’on devait certainement tous ressentir à ce moment-là. Les instruments sonnaient comme une note d’apaisement dans mes oreilles. Un apaisement presque palpable !

Après une gorgée d’eau, il nous dit d’un anglais parfait : « Cette chanson a été écrite pour que les politiciens nous écoutent enfin », on l’aura compris, il s’agissait de Politicians, dont les paroles étaient particulièrement touchantes.

La bonne humeur et la complicité évidente sur scène, créaient une harmonie sans précèdent. Et dans cette ambiance chargée de complicité quasi intime, Aloe Black et Mikki & Jaybo nous interprétèrent Momma Hold my Hand. Encore une fois avec abondamment d’élégance et de finesse pour nous enivrer.

Le concert s’acheva sur les remerciements de Blacc « C’est la première que nous venons au Maroc, et j’espère revenir bientôt avec mes amis ». C’est alors que le moment le plus attendu arriva, le moment de I Need a Dollar, cette chanson qui fit certainement le succès d’Aloe, et lui donna place dans la monde de la soul et du r’n’b. Le public tout entier gémissait et criait en rythme « Cause I need a dollar! Dollar is all I need, hey hey! ».

Une premiere standing ovation, avant LA chanson finale en hommage à Michael Jackson qui est Billie Jean. Une cover totalement différente de celles que l’on a écoutés auparavant. Une interprétation assez subtile et mémorable. C’est ainsi qu’on nous sortait les mouchoirs blancs sur scène, il était temps de se quitter. Le concert était déjà fini après 1h30 de musique et une seconde standing ovation.

Bilan : Un concert assez calme. Nous aurions voulu voir Aloe Blacc comme à son habitude, plus soul plus jazzy, plus spontané surtout !

Aloe Blacc au Jazzablanca : fin et élégant
Rita (Rita Hassan Jawhari)

La rousse fatale.



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