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Concert privé de Jordan Irvin Dally, quelque part à Talence

Publié le 24 avril 2012 par Mikatxu @crystalfrontier
J'avais déjà eu le plaisir d'assister à un concert privé d'artistes Camaraderie Limited. Le nom du label est important, et conditionne à la fois le type d'artistes, la façon de produire les disques - artisanat jamais cheap, pochettes faites main - et enfin de tourner, chez des amis et dans des lieux chaleureux. Cette étape talençaise n'échappait pas à la règle : un lieu toujours aussi agréable (la maison d'un ami qui a le sens de l'accueil et sait mettre les gens à l'aise, en plus d'être le roi du curry vert), une audience composée de gens tous plus agréables et un grand jeune homme. Il a une guitare, c'est donc lui qu'on va écouter ce soir : Jordan Irvin Dally.
Concert privé de Jordan Irvin Dally, quelque part à Talence
Si les premières conversations d'avant-concert tentent d'établir qui va voir quoi le jeudi qui arrive (le 19 avril, il y avait en effet ce dilemme : Rover ou Ewert & the Two Dragons ? J'ai choisi les seconds, mais ai regretté de ne pas voir le premier, qui repassera sans doute sur une scène devant laquelle je serai), le silence se fait quand l'Américain empoigne une de ses deux guitares, se racle la gorge ("attention, je vais commencer"), et donc entame son set.
Concert privé de Jordan Irvin Dally, quelque part à Talence
Et c'est bien. Et c'est beau, comme l'atteste le silence quasi-religieux de l'assistance. Tout le monde respecte cet univers, dans lequel je rentre sans soucis (et visiblement, je ne suis pas le seul à embarquer). Il y a un vrai goût d'Amérique dans chaque chanson, il y a aussi pas mal d'émotion et de délicatesse. Il y a de beaux moments, plein, des histoires que l'on suit sur toute une chanson, les yeux rivés sur les doigts agiles de Jordan Irvin Dally (qui alternera entre acoustique et électrique), qui perpétue un côté troubadour sans tomber dans les clichés, ni dans le côté poussiéreux. C'est du folk et ça a du sens. Jordan Irvin Dally a séduit et m'a fait forte impression, celle d'un musicien talentueux, à la fois respectueux du passé (reprises de Dylan et de Tim Buckley) et qui a sa propre expression.
Merci à mon ami (qui dira s'il veut son nom sur les Internets, comme on dit) et à Camaraderie Limited, qui fait du beau travail en sortant les disques et en faisant tourner d'aussi bons artistes.
Concert privé de Jordan Irvin Dally, quelque part à Talence
Deux vidéo live (avec un groupe ces fois-là) :


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