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Présidentielles 2012 résultats 1er tour

Publié le 21 avril 2012 par Notrefaute

PRÉSIDENTIELLES 2012 RÉSULTATS 1ER TOUR
"C'est partie pour un peu plus de 3H d'infos, bilans... de cette campagne pour le 1er Tour de cette élection présidentielles 2012. Et bien évidement, la révélation des premiers résultats à 20h" 
INFOS EN CHAÎNE 
- Une amie de la famille Le Pen témoigne. Dany, 77 ans a indiqué à notre journaliste au QG de Marine Le Pen: «C'est émouvant de voir que ce petit bout que j'ai vu naître soit présidentiable...» - L'AFP publie de premières estimations, en demandant aux médias de ne pas les diffuser - 19h05: Les militants du front de gauche commencent à garnir la place Stalingrad, à Paris- Pour Aurelie Filipetti (PS), Hollande « n'aura pas besoin de tendre la main vers les autres candidats»  
- Sur Twitter, les Internautes s'amusent avec #RadioLondres. Les «Twittos» publient de façon plus ou moins subtile les premières estimations des résultats du premier tour. - La cour du siège du PS commence à se remplir, mais aussi la rue, bloquée à la circulation. - La soirée électorale de Nicolas Sarkozy à la Mutualité fait le plein de people. Pour Didier Barbelivien, «rien n’est fait, a déclaré le musicien à notre journaliste sur place. C’est comme pour les courses de chevaux: Ce qui compte, c’est la dernière ligne droite.» - Nicolas Sarkozy n'a pas quitté l'Elysée depuis ce midi, selon BFMTV. Le président-candidat attend sa famille politique pour une réunion à l'issue des résultats.- Les QG commencent à se remplir. Certains candidats sont déjà arrivés, comme Marine Le Pen à la salle Equinoxe, à Paris.- Taux d’abstention estimé a 18.2% - Début du dépouillement. Les premiers bureaux de vote ont fermé. Les derniers fermeront à 20h. TAUX DE PARTICIPATION- Le taux de participation atteint 70,59% ce dimanche contre 73,87% enregistrés au premier tour en 2007 à la même heure.
- Le taux de participation est estimé à 80% à 20h, selon une estimation de l'Ifop Fiducial pour Europe 1, Paris Match et Public Sénat. Soit, un chiffre inférieur de quatre points par rapport à 2007.
--------------------------------------------------------------------------------------- LES ENJEUX DE CE 1ER TOUR
Alors que 44,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche, ici les six éléments qui seront particulièrement observés au moment des résultats... 
 L’abstention C’est le spectre menaçant qui fait frémir tous les candidats. Si on exclut l’élection de 2007, qui a vu un sursaut citoyen avec 83,77% de participation, le taux d’abstention croît depuis une trentaine d’années. Il s’élevait à 15,8% au premier tour en 1974, 18,9% en 1981, 18,6% en 1988, 21,6% en 1995, pour atteindre 28,4% en 2002 –un record. Les raisons de l’abstention sont nombreuses et complexes: déception, manque de confiance dans les hommes politiques, défaut d'engouement pour la campagne… En 2012, une abstention sous les 20% relève de l’utopie mais elle pourrait, en atteignant entre 20 et 24%, retrouver son niveau de 1995. Et confirmer ainsi que l'élection présidentielle est celle qui attire le plus les votants, au contraire des scrutins européens (seuls 40,63% des électeurs s'étaient déplacés en 2009) et locaux (l'abstention avait atteint 39,6% lors des législatives de 2007, 35,5% pour les municipales de 2008 et 49,5% pour les régionales de 2010). 
Le choix des indécis Indécis derrière ces sept lettres, se cachent des millions d’électeurs, qui ne se décident que quelques semaines, quelques jours, voire quelques minutes avant de glisser leur bulletin dans l'urne. Ainsi, en 2007, quatre jours avant le premier tour, 34% des sondés affirmaient que leur choix n'était pas définitif. Et ces votants hésitants, qui oscillent entre vote utile et vote de conviction, se trouvent aussi bien à droite qu'à gauche. Quel sera le comportement de ces électeurs ce dimanche? La première place François Hollande et Nicolas Sarkozy, que toutes les projections donnent qualifiés pour le second tour, la convoitent tous les deux ardemment. Certes, arriver en tête au premier tour ne garantit aucunement la victoire –en 1981 et 1995, François Mitterrand et Jacques Chirac avaient remporté l’élection malgré leur deuxième place au tour initial– mais les deux candidats espèrent créer une dynamique pour le second tour en prenant une longueur d'avance dès ce dimanche. Pour Nicolas Sarkozy, l’enjeu est d’autant plus important qu’aucun président sortant n’a été devancé au soir d’un premier tour. C’est pourquoi les deux adversaires n’ont eu de cesse de chercher à rassembler, jusqu’au dernier moment. Ainsi, François Hollande s’est rendu vendredi, pour son dernier déplacement, en Champagne-Ardenne avec l’objectif affiché de «délivrer un message de mobilisation», notamment en direction des électeurs «en colère». Nicolas Sarkozy ne dit pas autre chose quand il s’adresse aux indécis et à la «majorité silencieuse».
La troisième place A défaut d'atteindre le second tour, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen lorgnent sur le convoité statut de «troisième homme» de l'élection. Question de dynamique, encore une fois. «Une troisième place influe sur les législatives [qui se tiennent les 10 et 17 juin], sur la constitution d’un gouvernement, sur le financement de la vie politique», expliquait fin mars à 20 Minutes le politologue Paul Bacot. La candidate du Front national se verrait bien à la tête d'un grand rassemblement à droite, aux dépends de l'UMP dont elle prédit« l'explosion» en cas de défaite de Nicolas Sarkozy. En arrivant sur la troisième marche du podium, Marine Le Pen montrerait aussi que sa prise en main du FN -elle a succédé à son père à la tête du parti en janvier 2011- est un succès. Jean-Luc Mélenchon, lui, profiterait de l'élan que lui conférerait une troisième place pour s'affirmer en tant que force d'opposition, à gauche du Parti socialiste. François Bayrou, troisième homme de l'élection de 2007 avec 18,57% des voix, ne semble pas en mesure de renouveler sa prestation en 2012. Le centriste espère toutefois réaliser un score à deux chiffres au premier tour -le contraire serait synonyme de déconvenue. 
Le rapport de force droite-gauche  Les scores accumulés de la gauche et de la droite vont être scrupuleusement observés ce dimanche soir, car ils donneront une idée de la dynamique de chaque camp pour le second tour. En 2007, la gauche (Ségolène Royal, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Dominique Voynet, Arlette Laguiller et Gérard Schivardi) avait en tout recueilli 36,44% des voix au premier tour, tandis que la droite (Nicolas Sarkozy, Jean-Marie-Le Pen, Philippe de Villiers et Frédéric Nihous) avait rassemblé 44,99% des suffrages. François Bayrou, pour l'UDF, avait quant à lui obtenu le score de 18,57%. Nicolas Sarkozy l'avait finalement emporté avec 53,06% des voix. 
Le score des autres candidatsCinq prétendants à l'Elysée n'ont jamais passé la barre des 5% dans les sondages. Eva Joly espère toutefois arriver devant les «petits candidats» Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Pour cela, il faudrait qu'elle atteigne les 3%, un score éloigné des 5,25% réalisés par Noël Mamère en 2002 et surtout des 16,28% obtenus par les Verts en 2009 lors des élections européennes. Sous ce chiffre, EELV signerait un échec. De son côté, Nicolas Dupont-Aignan compte être le premier des «petits», et ainsi dépasser ses adversaires de LO et du NPA -qui ont systématiquement été crédités de moins de 2% dans les enquêtes d'opinion. Quant à Jacques Cheminade, la seule question est: parviendra-t-il à battre son score de 1995? Le candidat de Solidarité et progrès avait obtenu 84.959 voix, soit 0,28%.

LES FRANÇAIS D'OUTRE MER ET DES AMÉRIQUES OUVRENT LE BAL!
La moitié des électeurs des territoires d'outre-mer et les Français vivant sur le continent américain commencent à voter samedi: les premiers démarreront à midi à Saint-Pierre et Miquelon, ouvrant ainsi le bal du premier tour de la présidentielle. Si le scrutin débute dimanche à 08H00 en métropole, les premières opérations de vote débutent samedi à Saint-Pierre et Miquelon, en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et en Polynésie française (soit près de 900.000 électeurs) ainsi que pour les Français du continent américain. Cette mesure, déjà en vigueur pour l'élection de 2007, vise à éviter qu'en raison du décalage horaire avec la métropole, ceux-ci soient appelés à voter alors que les résultats sont déjà connus. Mais leurs résultats sont soumis au même horaire légal de diffusion que tous les autres, à savoir dimanche 20h00. A La Réunion, à Mayotte, à Wallis et Futuna et en Nouvelle-Calédonie, et pour tous les autres Français de l'étranger (1,15 million en tout sont inscrits sur les listes électorales consulaires), le scrutin se déroulera le dimanche, comme en métropole. 
A quelle heure? Au total, ce sont environ 44,5 millions de Français qui sont appelés aux urnes les 22 avril et 6 mai pour les deux tours. Jusqu'à dimanche 20H00 donc, avec la fermeture des derniers bureaux de vote, la publication de sondages, d'estimations ou de commentaires est interdite par la loi, de même que la diffusion d'informations sur les résultats. Le respect de cet horaire a donné lieu à un débat, à l'heure de l'internet généralisé et dans la mesure où les médias étrangers ne sont pas soumis à la loi française. Vendredi les instituts de sondage et les médias associés à leurs estimations se sont engagés à tout faire pour parer à ce risque et les autorités chargées du contrôle de la campagne sont sur le pied de guerre. De notre côté, nous vous informerons dès que possible.  Campagne terminée Pour les dix candidats, "toute action de campagne et tout acte de propagande à visée électorale sont interdits". Alors la plupart ont prévu de faire une pause dans leur fief: François Hollande sera dans son département corrézien, à Tulle où il a prévu d'aller sur un marché, Nicolas Sarkozy sera chez lui à Paris, comme Jean-Luc Mélenchon, tandis que François Bayrou se rendra à Pau. "Famille", "repos", "promenade" sont également au menu pour Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Eva Joly, Jacques Cheminade. Nicolas Dupont-Aignan a choisi pour sa part de réunir toute son équipe de bénévoles pour un déjeuner à son QG de campagne à Paris.

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