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Comment devrait-on lire un livre? ou le théoricien du commun par Virginia Woolf -

Par Mango
Comment devrait-on lire un livre?  ou le théoricien du commun  par Virginia Woolf -Virginia Woolf s’interroge  sur  le lecteur, la  lecture et la critique  dans un essai  publié en 1926. Ce texte  m’a passionnée  quand je l’ai lu ICI, présenté  et traduit pour Fabula par François-Ronan Dubois 
Elle indique qu' un des plaisirs de la lecture, dès les premières pages d’un grand livre, tient à la découverte d' un monde tout à fait nouveau, orienté par la vision intérieure  fortement affirmée de l'auteur, l’esprit supérieur qui  a forgé ce monde qui exige de nous toute notre sympathie. 
Il faut alors se laisser aller à une lecture des plus naïves et des moins critiques possibles. Il faut lire sans se compliquer la vie, en s’abandonnant à l’influence de l’écrivain, sans effort, en sachant  s’arrêter pour s’occuper ailleurs. Lire de façon cool en somme!
Comment devrait-on lire un livre?  ou le théoricien du commun  par Virginia Woolf -
Elle affirme que le plaisir final  le plus vif de la lecture vient ensuite de l’activité théorique consistant à  sélectionner, classer, étiqueter les qualités communes d’œuvres diverses.
Survient alors la deuxième étape de la lecture:  juger le livre sans l’avoir sous les yeux. Nous réagissons immédiatement comme dans une  conversation, en affirmant très vite: 
"j’aime, j’aime pas. J’ai aimé ceci et détesté cela"
Comment devrait-on lire un livre?  ou le théoricien du commun  par Virginia Woolf -
Ce n’est qu’ensuite que se construit la critique plus élaborée grâce aux  comparaisons avec les œuvres du même genre. Virginia Woolf insiste sur la nécessité d’avoir lu beaucoup pour mieux forger son goût. Un livre se compare toujours par rapport aux meilleurs  mais aussi aux plus médiocres. 
Cependant la lecture en soi doit rester une activité sans autre but que soi-même. 
Comment devrait-on lire un livre?  ou le théoricien du commun  par Virginia Woolf -Du moins ai-je parfois rêvé que, à l'aube du Jugement Dernier, quand les grands conquérants, les législateurs et les hommes d'Etat viendront recevoir leur récompense, leurs couronnes, leurs lauriers, leurs noms gravés dans un marbre impérissable, le Tout-Puissant se tournera vers Pierre et dira, non sans une certaine envie, lorsqu'il nous verra arriver nos livres sous les bras: «Regarde, ceux-là n'ont pas besoin de récompense. Nous n'avons rien à leur offrir. Ils ont aimé la lecture.» (Virginia Woolf) 

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