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Class 1984

Publié le 07 mai 2012 par Olivier Walmacq

class 84

genre: inclassable (interdit aux - 16 ans)
année: 1982
durée: 1h40

l'histoire: Andrew Morris est nommé professeur de musique dans un établissement scolaire terrorisé par un gang d'élèves, et dirigé par un jeune pianiste psychopathe. L'attitude ouverte d'Andy envers le gang ne sert à rien. Au contraire, elle engendre de nouvelles provocations.

la critique d'Alice In Oliver:

Indéniablement, le film de Stanley Kubrick, Orange Mécanique, a marqué les esprits et influence tout une gamme de longs-métrages sur la violence.
C'est par exemple le cas de Class 1984, réalisé par Mark L. Lester en 1982. Au niveau du casting, Class 1984 réunit Perry King, Timothy Van Patten, Roddy McDowall, Stefan Arngrim et Michael J. Fox, encore peu connu à l'époque.

Comme je l'ai déjà souligné, Class 1984 est largement influencé par le film de Stanley Kubrick. On pourrait presque le considérer comme une séquelle et/ou une suite logique, la seule différence étant que Class 1984 se déroule dans un établissement scolaire américain. C'est un film qui fera un petit scandale à sa sortie et sera même interdit aux moins de 18 ans en France.
Dès l'introduction, Mark L. Lester a le mérite de présenter les hostilités. Class 1984 s'inspire de faits réels qui se seraient déroulés dans une école aux Etats-Unis.

Class 1984 engendrera de nombreux films sur la violence dans les établissements scolaires, un sujet toujours d'actualité.
Il influencera également de nombreux ersatz. Au hasard, nous citerons Le Proviseur, 187 Code Meurtre ou encore The Substitute.
Sans compter deux suites, Class Of 1999 et Class Of 2001, qui sombreront davantage dans le nanar d'action et de science fiction.

class of 1984 5

En vérité, le sujet de Class 1984 n'est pas nouveau, le film de Lester faisant écho à Graine de Violence.
Le scénario est de facture classique. Attention, SPOILERS !
Andrew Morris, professeur de musique, fait sa première rentrée au lycée Lincoln.
Mais cet établissement est sous la coupe d'une bande de punks, menée par le jeune voyou Peter Stegman. Ils terrorisent les autres élèves, vendent de la drogue et organisent même la prostitution locale. Morris refuse de se laisser impressionner.
La confrontation avec Stegman et ses sbires va se révéler inévitable et sanglante...

Comme je l'ai déjà précisé, Class 1984 est sorti en 1982. Or, l'action du film se déroule en 1984. En un sens, on pourrait le considérer comme un film d'anticipation.
Class 1984 emprunte de nombreuses références à Orange Mécanique. Le personnage de Peter Stegman est une sorte de clone d'Alex.
Lui aussi est fan de musique classique et prône l'ultra-violence: "je suis l'avenir !". Le film se divise alors en plusieurs parties.

Dans la première, Mark L. Lester brosse le portrait alarmiste d'un lycée gangréné par la violence. Désormais, les policiers sont présents à l'intérieur de l'établissement et fouillent régulièrement les élèves.
Ce qui n'empêche pas les trafics de drogue, les rackets et les passages à tabac. Stegman et ses sbires sèment la terreur.
Pire encore, le proviseur et la police se révèlent incompétents.

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Les instances administratives et judiciaires en prennent déjà pour leur grade. Dans le second acte, Andrew Morris tente d'aider ses élèves.
Mais Stegman et sa bande sont irrécupérables. Certes, Stegman a du talent à revendre mais ce jeune adolescent a sombré dans la violence.
C'est un jeune psychopathe, prêt à tout pour faire valoir sa domination, l'école étant devenu son territoire.

A partir de là, Class 1984 se transforme en une confrontation acharnée entre Stegman et Morris. C'est la troisième partie du film.
Désarmé et impuissant, Morris n'a pas d'autre choix que d'utiliser les mêmes armes et de devenir un prédateur. La situation se dégrade et la violence atteint son apogée lors d'une séquence de viol collectif.
La victime ? La femme de Morris.

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Pourtant, Class 1984 est loin de faire l'apologie de la violence. Il décrit avant tout une situation alarmiste qui semble se généraliser aux Etats-Unis.
C'est un film nihiliste et profondément pessimiste, qui aborde des thématiques passionnantes. Toutefois, Mark L. Lester n'est pas Stanley Kubrick.
Class 1984 ne peut donc pas rivaliser avec Orange Mécanique. Cependant, dans son genre, Class 1984 reste largement supérieur à tous les ersatz qui seront réalisés par la suite (The Substitute et consorts).
Un film choc qu'il conviendra de réserver à un public particulièrement averti.

Note: 15.5/20

 
Class Of 1984 - Trailer


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