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Retour à L’impossible n°1

Publié le 13 mai 2012 par Onarretetout

limpossibleeditoDe cette revue lue et relue ces derniers jours, voici ce qui me revient aujourd’hui :

Félix Guattari, militant, psychiatre et psychanalyste, écrivait : « Il ne faut jamais former les jeunes, en psychiatrie ou à l’école, avec du déjà là, il faut les aider à inventer, profiter de cette chance, qu’ils soient jeunes. » (…) Oser dire que c’est un principe de travail, que les plus vieux sont là pour aider les plus jeunes à faire tomber le déjà là, qui n’est plus là. Que c’est à partir de ce qu’on ose défaire qu’on invente sa vie. (extraits d’un article de Marie Depussé)

C’est une journée contradictoire, noble, bleue, une journée qui ne connaît pas sa beauté. Une journée grecque. (extrait d’une lettre d’Athènes de Gregos Psychoyos)

Le témoignage de Asmaa el-Ghoul, écrivaine palestinienne de Gaza, femme libre : « En réalité, je suis plus courageuse que moi-même »

L’impossible est réellement en cours. Il est cet ordinaire de la vie, il arrive quotidiennement sous nos yeux… (extrait d’un article de Yann Moulier Boutang)

Et l’assistante sociale m’avait simplement dit : « Quand on vient d’un milieu comme le vôtre, on ne s’obstine pas à faire un troisième cycle » (extrait d’un article de Nadia Mokaddem)

Quelques pages après un article de Béatrice Leca, intitulé « Où sont les morts dont nous habitons les maisons ? », un autre article, de Cécile Wajsbrot, évoquant la vie de Hans Rosenthal, se termine par cette phrase : « Au-delà de la vie, le nom demeure, l’adresse d’une maison de la radio, une plaque sur l’immeuble de son enfance, et cette piscine maintenant, un nom seul contre tousallein gegen alle. »

Les impossibles de Valérie Mréjen.

Et une lettre de Vincent Guédon à son frère Jean-Marie où il écrit notamment : « Le Cancer c’est le nom d’un navire, un immense vaisseau marin, une sorte de transatlantique que des millions de gens empruntent pour rejoindre l’autre rive, un navire que les hommes ont fabriqué eux-mêmes sans le savoir, j’espère. Et qu’ils prennent du jour au lendemain sans s’en apercevoir non plus. » De cette lettre, il affirme que ce n’est pas une « bouteille qu’on jette à la mer en priant pour que quelqu’un la trouve. Non. Car mon message sera lu, d’autres que toi le liront, et je ne cache presque rien. »


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