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[Critique] LIVIDE de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2011)

Par Celine_diane
[Critique] LIVIDE de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2011) Un coup d’épate plus tard (revoir A l’intérieur pour s’en convaincre), qu’est-il advenu du duo français Maury et Bustillo ? Réponse avec cette incursion courageuse sur le terrain épineux du film de vampires à la française qui, si elle demeure d’un bout à l’autre bourrée de défauts, a au moins le mérite d’essayer de bousculer le paysage horrifique hexagonal trop souvent propret. Après un premier long métrage hardcore et jusqu’au-boutiste, on pouvait s’attendre à tout : récupération du duo par les ricains (cf. Aja), second essai ronronnant. Au final, Livide ne ressemble à rien d’autre qu’à lui-même : œuvre-tableau à la poésie macabre, hantée par les obsessions charnelles, la peur de vieillir, le désir de possession (matériel, physique, mental). Côté casting, Maury et Bustillo (d)étonnent côté femmes avec des gueules d’actrices- flippantes et charismatiques- en adéquation totale avec l’atmosphère dégénérée de l’ensemble (Catherine Jacob, Marie-Claude Pietragalla et Béatrice Dalle). Peu étonnant tant leurs deux longs-métrages décortiquent la figure féminine dans ce qu’elle a de plus beau (sa force) et de plus sombre (sa cruauté). 
En point de départ : le cambriolage qui tourne mal d’une jeune héroïne naïve (Chloé Coulloud), coincée dans une ville de Bretagne un peu triste, un stage d’infirmière un peu chiant. Nuit d’Halloween, demeure lugubre, vieille dame inquiétante dans le coma : le ton est donné. Livide abat ses cartes (trop ?) tranquillement, - noyant toute sa première partie dans des longueurs inutiles et mal exploitées (la peinture des protagonistes est nullissime). Ce n’est que lorsqu’ils se lâchent enfin, que les deux réalisateurs retrouvent la sauvagerie classe qui a bâtit leur petite réputation. Au final, on est quelque part entre cinéma italien d’antan (Argento) et la nouvelle vague espagnole d’aujourd’hui. Tout n’est pas parfait (casting masculin à la traîne, onirisme un peu creux, trouillomètre pas toujours au plus haut) mais leur volonté d’oser tout, sans peur de déplaire, remporte l’adhésion. 
[Critique] LIVIDE de Julien Maury et Alexandre Bustillo (2011)

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