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Gong Li, es-tu là ?

Par Tred @limpossibleblog

Gong Li, es-tu là ? Je me souviens lui avoir souhaité son anniversaire dans l’un de mes billets, et l’avoir citée dans la première de mes chroniques évoquant « Pourquoi j’aime le cinéma ». Oui, je crois que l’on peut dire que j’ai une histoire avec Gong Li. Bien sûr elle vous dira le contraire. Elle vous jurera ses grands dieux qu’il n’y a rien entre nous. C’est donc à moi de le dire. Oui, il y a quelque chose entre Gong Li et moi. Alors forcément, lorsque j’ai appris il y a quelques jours qu’elle serait de passage à Paris cette semaine, mon cœur a bondi. Quoi ?! Gong Li à Paris ?! Ces jours-ci ?! Et c’est maintenant que vous me prévenez ?!
Quel est donc cet étrange lien qui me rapproche de Gong Li ? Ai-je le souvenir du moment où Gong Li est devenu GONG LI ? L’actrice majeure, celle qui fascine par le jeu et renverse par la beauté ? Non, c’est idiot, mais moi qui me vante d’avoir une bonne mémoire cinématographique, je ne me rappelle plus quand le déclic a eu lieu. Fut-ce en découvrant « Épouses et Concubines » à la télévision ? « Adieu ma concubine » au cinéma à la mort de Leslie Cheung ? Je ne sais plus. Mais un jour elle est entrée telle une bourrasque dans mon panthéon cinématographique et s’est installée là, silencieuse, belle à se damner, pour ne plus bouger.
Les acteurs et actrices asiatiques ont cela de fascinant qu’ils sont plus rares, que les Français bien sûr, mais également que les Américains ou Anglais. Les films de ces derniers sortent presque tous au cinéma, et les acteurs eux-mêmes viennent régulièrement faire la promotion de leur dernier long-métrage à Paris. Gong Li a beau être une des plus grandes actrices asiatiques, ses films sont rares, et ceux qui nous parviennent le sont encore plus (je crois que l’on peut définitivement abandonner l’espoir de la voir dans Shanghaï…). A quand remonte le dernier film à être sorti en salles en France ? Mon dernier souvenir d’elle sur grand écran me semble être « La Cité Interdite »...
Je ne me faisais donc guère d’illusion quant à la possibilité qu’un jour ma route croise celle de l’ex-égérie de Zhang Yimou. Déjà qu’il ne m’est donné de voir un de ses films qu’une fois tous les trois ou quatre ans, alors la voir elle, en chair et en os… Et c’est ainsi qu’un jour de mai 2012, je découvre par hasard sur Internet que la seconde édition du Festival du Cinéma Chinois en France commençait le 14 mai, et que Gong Li, en qualité de marraine de la manifestation et interprète principale du film faisant l’ouverture, serait présente lors de l’inauguration, ce lundi 14 mai. A Paris. Sur les Champs-Élysées. Au Gaumont Marignan.
Mais bien sûr, je ne l’appris que trop tard. Bien sûr, j’étais déjà pris ce soir-là, ou du moins le croyais-je. Je ne fis donc aucun effort pour essayer de m’incruster dans les rangs du Gaumont Marignan. Bien sûr, ma soirée s’annula au dernier moment, et il s’avéra que finalement, j’aurais pu essayer de jouer des coudes. J'en ai jalousé des acteurs (Gaspard Ulliel en tête...), J'en ai rêvé, des rencontres. Lundi 14 mai, c'était hier. Gong Li est peut-être encore ici, quelque part dans une rue de Paris. J'ai manqué une chance de la rencontrer. Le coeur n'y est même plus d'aller au Festival, si ce n'est pour la possibilité de la voir sur grand écran (et encore, dans un remake chinois de "Ce que veulent les femmes" avec Andy Lau dans le rôle de Mel Gibson, ce n'est pas franchement excitant...). A vous, organisateurs ou attachés de presse du Festival du Cinéma Chinois en France, communiquez mieux autour de l'évènement la prochaine fois. Et aux autres festivals susceptibles d'inviter Gong Li, surtout, surtout, lorsque ce jour arrivera... pensez à moi.

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