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Réflexions sur de la cinématographication

Par Munch

Stake Land : Avec Mulberry Street, Jim Mickle avait réussit un tour de force, créer un film de vampires sous fond d’apocalypse avec un budget risible et ce sans jamais se moquer du genre. Avec Stake Land, Mickle nous donne pratiquement une suite à Mulberry Street mais il nous donne surtout un excellent film d’horreur. Mélange adroit de 28 Days Lateret Mad Max, Stake Land est ce que j’ai vu de plus mature pour un film d’horreur dans les 5 dernières années. Ne ridiculisant jamais son sujet, sans jamais rien réinventer pour être cool et ne prenant jamais les spectateurs pour des idiots, Mickle nous arrive avec un film de vampire pseudo-religieux qui peut s’apparenter à Near Dark. Son (anti)héro ne la joue jamais cool mais toute en subtilité (contrairement au dude de Six-Strings Samourai par exemple). 
Stone Cold : Premier film mettant en vedette Brian « The Boz » Bosworth après une carrière comme linebacker pour les Seahawks de Seattle et probablement son meilleur dans une filmographie qui compte son lot de navets. Dans une période hollywoodienne où l’on cherchait à renouveler les stars de films d’action, Bosworth est arrivé au bon moment et en même temps que Gary Daniels, Jeff Speakman, Thomas Ian Grifith, Jeff Wincott, Billy Blanks, Jalal Mehri, Lorenzo Lamas(qui avait déjà une carrière) et etc… Stone Cold a été un succès au box-office alors que tout les autres acteurs mentionnés plus haut faisaient du Direct-to-video (sauf Jeff Speakman avec son Perfect Weapon qui eu un succès minime au cinéma mais comme tout le monde détestaient Speakman…)Bosworth est le seul de la liste à ne pas être un champion quelconque d’arts martiaux quelconques. Stone Cold est tout ce qui a de plus embarassant : acteurs inégaux, des torses d’hommes à la pelletée, de l’humour qui ne fonctionne jamais, un William Forsythe et un Lance Henricksen aux bords du cafouillages et pourtant, Stone Cold est divertissant. Il est difficile de décrire pourquoi tant de mauvais éléments mis ensemble fonctionnent. La finale est explosive et mémorable (c’est tout ce que je me souvenais du film). C’est comme si pour une rare fois, tout les artisans du film savaient qu’ils travaillaient sur une merde et sans vouloir rendre le film plus ridicule ou en faire une fausse parodie, avaient mis tout leur cœur dans le film pour avoir comme résultat un film de série-B incohérent et stupide, certes mais tellement divertissant qu’il en devient presque génial.  À quand un film d’action avec Chris Chelios? 
The Cabin In The Woods : Je n’ai jamais compris l’amour incommensurable que les amis des Internet vouent à Joss Whedon. Buffy The Vampire Slayer The Movie With Luke Perry est une pure merde alors comment justifier le succès de son adaptation télévisuelle. J’ai adoré Firefly et Serenity, mais un « amour incomensurable » pour tout ce qui est Whedon-esque? Je ne veux pas dire qu’il n’a pas de talent, je ne comprends tout simplement pas l’amour qu’on lui porte. Pas qu’il ne mérite aucunement d’amour dans son petit cœur mais plutôt parce que je suis incroyablement non-famillié avec l’œuvre de l’homme et suis incroyablement surpris du nombre de supporters que peut avoir quelqu’un qui me semble n’avoir rien créer de magicalement  magique. Je peux comprendre l’amour que l’on porte à Georges Lucas peut importe ce qu’il fait, même chose pour Akira Kurosawa ou Mick Collins ou Chuck Palahniuk ou Jacques Poulin mais Joss Whedon? Vraiment? Pourquoi pas. Toujours est-il que The Cabin In The Woods est un film d’horreur qui n’en est pas un. Il est difficile de parler du film sans vendre la moindre surprise. C’est ce que semble nous dire le marketing du film mais après 38 secondes on comprends très bien dans quel direction va le film tout comme on comprend les enjeux, la symbolique, les règles que l’on brise ainsi que les mises en abîme que l’on utilise pour nous faire comprendre le principe de la patente. Rien n’est aussi subtil ou cool ou intélligent que croit être le film. Par contre, rien de toute ça ne nous empêche de nous amuser, de nous faire surprendre à quelques occasions et de nous faire rire. The Cabin In The Woods n’est pas le chef-d’œuvre qu’il croit être mais il est tout de même inventif. On nous offre pour une rare fois des personnages attachants dont on ne veux en aucun cas voir mourir et on termine le tout de façon grand-guignolesque.
The Tracy Fragments : Avec l’arrivée du numérique au cinéma, il est devenue plus facile de tourner sans budget et le 7e Art est devenu accesible à tous. Du coup, il est également devenue plus facile d’expérimenter The Russian Ark en est un bel exemple. Time Code en est un moins bon. Mike Figgis a essayé de raconter 4 histoires en même temps qui s’entrecroisent sur un écran divisé en 4. Le problème avec ce genre de film c’est que la forme ne sied jamais au propos. Le film de Figgis en plus d’être chiant comme le rocher Percé, n’est en rien intéressant et son expérimentation est inutile dans le contexte qu’il nous donne. The Tracy Fragments, sans être un chef-d’œuvre ou une œuvre transcendante à une forme visuelle éclatée qui sert le propos peut importe si on aime le propos ou non. La forme et le contenu sont intrinsèquement lié et c’est ce qui rend le film de Bruce McDonald intéressant. Bien que l’on traite de la puberté et la perte de la virginité de Tracy (Ellen Page), le traitement visuel sert à nous expliquer les fragments de ses états d’âmes, les différents points de vue de ses mésaventures, plus elle se fâche ou s’enferme sur elle même, plus on multiplie ses états d’âmes. Avant l’arrivée du numérique un film comme The Tracy Fragments aurait été impossible à imaginer ou aurait été de toute évidence un flop puisque le film aurait bénificier d’un énorme budget et que personne ne serait aller le voir. Grâce à la technologie, un film comme The Tracy Fragments ne coûte presque rien (750 000$  canadiens), il peut donc être un flop noble.  
St-Trinian’s : Comédie britannique populaire (il y a eu suite), St-Trinian’s peut paraître un peu hors contexte pour un publique nord-américain. Les subtilités de l’humour peuvent nous échapper puisque l’humour est ancré dans un contexte socio-politico-educationel très britannique et l’action se situe dans un collège réputé pour filles seulements. N’empêche que St-Trinian’s est une comédie pseudo-féministo-girl-power fort amusante avec une brochette d’acteurs qui s’amusent comme des fous à commencer par Rupert Everett dans un double rôle et Colin Firth en ministre et ancien amant du personnage féminin joué par Everett. On multiplie les clin d’œil entre les deux puisqu’ils ont un historique cinématographique. Gemma Arterton est sexy comme jamais au point de faire faiblir un Russell Brand égal à lui-même, Juno Temple ne fait que passer, Lucy Punch est chiante comme à ses habitudes, etc. Il y a quelque chose de politically-incorrect dans le fait de voir une bande de filles mettrent en branle un plan pour dérober une toile de Vermeer et payer les créanciers pour sauver leur école. Mais bon, si c’était un film avec des gars on en ferait pas tout un plat et ce serait pas mal moins amusant. 
Voyage To the Planet Of The Prehistoric Women : Film russe dont on a refait la trame sonore et dont on a ajouté de nouvelles scène où des vénusiennes en bikinis se baignent dans un lac. Les scènes de bikinis sont assez inutiles par contre celles qui montrent les astronautes se promener devant des toiles représentant l’espace et les étoiles sont hilarantes. Des effets spéciaux moins qu’ordinaires rendent se film amusant. Dommage que les dialogues n’ont pas été ré-écrient de façon humoristique, tout est sérieux. Comme si on voulais absolument avoir du sens malgré tout plutôt que de s’amuser avec le matériel. Une belle chance de raté.
Lock, Stock And … : Pour les fans du film de Guy Ritchie, cette adaptation télévisuelle de son film scénarisé par Ritchie lui-même est pratiquement supérieure. On y retrouve le même humour, les mêmes personnages de truands amusants ou de mafieux idiots et le même genre d’intrigues foireuses. Visuellement la série est mieux maitrisé que le film et chaque épisode (sur 7) donne l’impression d’être un mini-film ou une suite au film de Ritchie. Pour tout ceux qui croient que Ritchie est un génie ou une pale copie de Tarantino, cette série est pour vous. Pour les autres qui croient, comme moi, que le remake de Swept Away est ce que Ritchie à fait de mieux, cette série est aussi pour vous.
Rachel Getting Married : Le film précédent de Jonathan Demme, The Truth About Charlie sorte de remake de Charade et pseudo-hommage à la Nouvelle Vague si on pense que la Nouvelle Vague se définie par une caméra portée, une improvisation inutile et une liberté sur les lieux de tournages choisis, était extrêmement raté tan t au niveau du remake qu'au niveau de l'hommage. Avec Rachel Getting Married on a l’impression que Demme veut faire un film du Dogme 95 tout en faisant un hommage au Festende Vinterberg et au cinéma de Cassavetes. La caméra épaulée est sublime, les acteurs le sont tout autant mais le film est d’un ennuie mortel. Extreme, même. C’est un peu réducteur mais si vous êtes un fan fini de la scène de marriage de Melancholia ou The Deer Hunter, Rachel Getting Married sera pour vous jouissif. Au-delà des longueurs, le film de Demme est formellement bien maîtrisé et beau, dommage que les personnages soient aussi laids et détestables.
Abraxas : N’ayant pas vu le film depuis plusieurs années (je me rappelle avoir eu l’affiche du film, pas sur mon mur mais dans une pile d’affiches quelconques qui ont fini détruitent dans le foyer de la maison familiale), j’ai été surpris de constater qu’au niveau du montage, c’est beaucoup plus décent que dans mes souvenirs. Avec le budget qu’ils ont eu et la direction photo soit trop sombre soit en rien aidé par des mouvements de grue ou de travellings qui vont à l’encontre du langage cinématographie, Abraxas est d’une hilarité incroyable. Il faut dire que lorsque notre héro est joué par un Jesse Ventura presque chauve et le méchant par Sven-Ole Thorssen (un sosie de Billy Bob Thornton du temps ou Thornton souffrait d’embonpoint. De plus les deux acteurs ont un prénom composé et un nom qui se ressemble) on ne peut s’attendre à un grand cru. Délivrant ses dialogues comme s’il faisait un discours politique, Ventura, l’ancien gouverneur du Minessota, semble être le seul à croire à ce film canadien de science-fiction qui n’a de science-fictionesque que les pistolets ainsi que quelques effets spéciaux, lors de téléportations par exemple, qui même à l’époque de production du film étaient des années en retard. Abraxas est un peu une imitation de The Terminator si l’on prenait le synopsis du film de Cameron et on le brassait pour ainsi changer et mélanger les événements du film, et arriver avec un tout autre film INCROYABLEMENT ORIGINAL.
Baby Cart at The River Styx : La suite des aventures de Lone Wolf & Cub, cette fois ils se retrouvent dans un village et tuent des villageois….un peu comme… dans le 1er film… mais cette fois… non…c’est une copie du 1er film. Avec du sang en assez grande quantité. La fluidité des combats est de loin supérieure et le montage est beaucoup moins inepte que lors des premières aventures. Cette fois, la rétine nous permet de comprendre ce qu’il s’y passe. On a ajouté aux geysers de sang et beaucoup de tête coupées qui roulent sur le sol. Je me demandais comment ils allaient réussir à rendre plus malaisante la scène de sexe puisque dans le film précédent…isshhh. Ils ont répondu à ma question en montrant tout simplement Lonewolf forcer une femme à coucher avec lui. J’imagine que c’est une façon cinématographiquement japonaise de démontrer toute la virilité du personnage. Il la veut là, maintenant et la femme qui refuse ses avances, trop gênée par son excitation ne demande pas mieux que d’être forcée à assouvir ses vils instincts par un homme tout en masculinité. Moi, j’appelle ça un viol.
Mafia VS Ninja : Le titre du film est beaucoup plus excitant que le film lui-même. En fait, il n’y a pas vraiment de ninjas et il est très difficile de savoir qui fait partie de la mafia puisqu’un asiatique vêtu d’une chemise et d’un pantalon peut aussi bien passer pour un mafieux que pour un comptable. Toujours est-il que le film ressemble à n’importe quel truc que nous à servie la Shaw Brothers dans les années 1980.
ATM : Probablement le pire film à jamais avoir été fait, ATM est insultant sans bon sens. La réalisation est compétente surtout pour un budget de 3 millions de patates et les acteurs biens que jouant des personnages idiots sont corrects mais c’est au niveau du suspense et surtout du scénario que tout est exécrablement idiotiquement détestable. Le suspense est inexistant mais ce n’est pas tellement grave, ils ont essayé fort, j’en suis sûr. Par contre, au niveau du scénario, je ne comprends pas comment personne sur les lieux du tournage ne s’est rendu compte que tout était foireux. Parfois il faut suspendre notre incrédulité, mais quand en plus il faut faire comme si on n’avait jamais vu de films, jamais écouté la  télévision, lu de livres et écouter la radio, il me semble qu’il y a des limites à notre incrédulité. Il me semble. Ou c’est peut-être juste moi. Je m’explique : l’histoire est celle de 3 collègues de bureau (une fille, deux hommes) qui après une fête de bureau décide d’aller manger des pâtes ou des sushis, ce n’est jamais vraiment clair, comme ils n’ont pas d’argent, ils décident d’arrêter dans un guichet automatique et sont pris en otage par quelqu’un avec un manteau. On veut nous faire croire qu’il est un tueur sadique mais non, il est seulement un gars avec un manteau. Jusqu’ici c’est intriguant. Le guichet automatique est le genre en forme de cabine que l’on retrouve dans les stationnement de centre commercial, c’est pas super populaire au Québec mais j’en ai déjà vu un à Brossard. Jusqu’ici tout va bien. Voilà où tout tombe en couille : il décide d’aller au guichet au milieu de nulle part à 2am, ils stationnent leur voiture à environ 5 minutes à pied du guichet au lieu de stationner à côté, ils décident d’y aller les 3 alors qu’un seul d’entre eux à besoin d’argent, ils laissent leur cellulaire et autres sacoches dans la voiture. En sortant du guichet, ils voient un homme avec un manteau qui les regarde et au lieu de sortir et d’aller vers leur voiture et câlisser leur camps, prennent pour acquis que l’homme au manteau est un tueur qui veut les trucider. Alors ils restent dans le guichet. Toujours est-il qu’il est 2am et qu’ils sont au milieu de nulle part et qu’il n’y a personne sauf bien sûr un amoureux des animaux qui promène son chien dans le stationnement, peut-être par le plus grand des hasards ou peut-être est-ce sa routine habituelle on ne le saura jamais puisqu’il se fait éclater la tronche par l’homme au manteau. Nos 3 zigotos, au lieu de partir avec leur voiture, crient et pleurent dans le guichet. Ils veulent téléphôôôôner aux policiers mais le cellulaire est dans la voiture, etc… Quand je dis qu’il faut suspendre notre incrédulité… On a même droit à l’insulte fatale que l’on voit venir 15 minutes d’avance mais que jamais au grand jamais on pourrait croire que le scénariste veut nous insulter à ce point : L’homme au manteau entre dans le guichet, se fait attaquer par les 2 personnages masculins, ils le tuent pour se rendre compte qu’ils se sont trompés, ce n’est pas le méchant tueur mais un simple habitant de la ville qui va au guichet, lui-aussi à 2am au milieu de nulle par, à pied et qui porte EXACTEMENT le même manteau que l’homme au manteau. C’est vous dire à quel point ce manteau est à la mode. MESSAGE D’INTÉRÊT PUBLIQUE : L’hiver prochain, ne porter pas votre manteau Canada Goose, trop populaire, il pourrait vous mettre dans des situations facheuses d’erreur sur la personne. L’insulte finale est bien sûr quand les policiers arrivent sur les lieux, qu’ils examinent une seule des 3 caméras du guichet pour s’apercevoir que le méchant au manteau est aussi un génie de l’informatique et un monteur hors pair puisqu’il a coupé tout les bouts du films ou il apparaît ce qui a automatiquement comme effet, pour les policiers, de croire que le survivant de ce drame horrible est le tueur au lieu de chercher à comprendre pourquoi il y a des éllipses sur l'enregistrement vidéo. En espèrant que le succès de ATM ne donnent pas aux producteurs l'idée de faire une suite dans un drive-through d'un Harvey's ou un Jack In the Box.
Conan The Barbarian : Depuis le flop de Conan The Destroyer, Conan à été mis sur les tablettes en attendant le bon moment pour le réssusciter. On a penser à Vin Diesel, surtout depuis le plan final de The Chronicles Of Riddick où il est assis sur son trône tel Schwarzenegger dans la scène finale de Conan The Destroyer. Mais voilà que c’est  Jason Momoa, hawaien de formation qui hérite du rôle du Cimmérien. Momoa est photogénique et charismatique mais il n’est pas Conan, il est un Hugh Jackman des pauvres, ce qui est un compliment puisqu’il aurait pu être un Kevin Sorbo des pauvres. Momoa est bien mais dans autre chose que Conan. On donne donc les rennes du films au barbu nordique Marcus Niespel, le roi du remake bidon. Celui dont le remake de Pathfinder n’arrive pas à la cheville de Valhalla Rising. Niespel est très bon pour filmer en forêt et dans la boue mais lorsqu’il doit ajouter des effets spéciaux en 3D, il a un peu de difficulté. D’autant plus qu’on a l’impression qu’il s’est souvenu que le film est en 3D que 15 minutes avant la fin. Il enfile donc des scènes sur fond vert qui parraissent vraiment mal dans un environement en 2D. Le film ressemble comme deux gouttes d’eau à Pathfinder au niveau visuel et au niveau de l’histoire et des costumes et au niveau de la véracité historique. Tout le monde parle comme s’ils étaient en 2010, pas d’accent, pas de slang de l’époque médiéval, il faut dire que c’est en 3D, on doit donc être de son temps. Jouant la fille en détresse, Rachel Nichols à décidée de se dévêtir dans une scène de sexe ultra quétaine. C’est que voyez-vous, Conan est un homme à femmes ultra macho du genre qu’il regarde une fille, lui fait un clin d’œil et l’aggrippe par le bras pour ensuite l’emener au pieux. Ce qui nous laisse croire qu’il est une sorte de sex machine en puissance et que les femmes « marche drôle » après être passé dans son lit, lui qui semble les traiter comme de vulgaires objets vaginaux. La scène de sexe est donc risible puisqu’il traite Rachel Nichols en toute sensualité sur une motte de foin dans une grange avec travellings circulaires autour du couple et fondus enchaînés tel la scène de sexe dans Top Gun la musique de Berlin en moins. Il y a une quantité incroyables de liquide rouge qui coule à tout bout de champs et dont on veut nous faire croire qu’il s’agit de geysers de sang. Le sang à l’époque des vikings est incroyablement liquide, si on se fit à Niespel, on dirait une sorte de kool-aid. Le sang à beaucoup changé depuis ce temps, maintenent il est beaucoup plus épais. Peut-être aussi est-ce dû au fait que je n’avait pas mes lunettes à 3 dimensions. Peut-être qu’une dimension de plus, donne une épaisseur de plus au liquide, qu’en sais-je.
Suicide Girls Must Die : Le but des DVD des Suicides Girls est bien sûr de montrer de jolie jeunes filles tattouées qui nous montrent leur seins parce qu’elle sont cute pis toute. Comme leur talent s’arrête au mamellons percés on peut donc dire qu’elles sont une forme d’agace-pissettes des Internets. Sans vouloir passer pour un sexiste, elles ont l’air gentilles et pleines de bonnes valeurs mais à part leur g-string, leur tattoos de dragons entre les seins et leur vernis à ongles fluo, elles n’ont pas beaucoup d’ambitions que de poser nues pour un site Web pour pervers. Bref, Suicide Girls Must Die est un pseudo-film, pseudo-d’horreur à la manière d’une pseudo-télé-réalité. Beaucoup de pseudo, très peu de concret. Absoluement rien ne fonctionne dans ce film. Sur les 90 minutes que durent le métrage, les 62 premières minutes ne servent qu’a montrer des seins et des poils pubiens. D’accord, on a vu pire, mais on a surtout vu mieux. Pendant un shooting pour un calendrier des Suicide Girls dans un chalet au Vermont, les filles disparaissent une à une sans que l’on comprenne pourquoi. Y aurait-il un meurtrier dans la forêt? Peut-être, mais on s’en câlisse. Le montage est epileptique et amateur un peu comme le vidéo clip de Mario Benjamin, les meurtres que l’on voit sont extrêmement mal filmés et mis en scène. Le plus insultant est l’illogisme. Comme tout est tourné comme une télé-réalité, les filles se confient à la caméra comme dans Occupation Double, même après avoir découvert le cadavre d’une des leurs, elles parlent à la caméra racontant comment elles ont fait la macabre découverte. Si j’étais dans cette situation je me foutrait pas mal d’aller raconter à la caméra mes états d’âmes. La conclusion est que bien sûr, tout ceci est une blague manigancée par Suicide Girls Inc. On est supposé croire qu’elles ont été mêlée à leurs dépents aux meurtres de leur copines alors que les cadavres respirent encore. Mon humble avis c’est qu’elles ont voulu les mêler à leur insu à une intrigue de disparition mais rien n’a fonctionné comme prévu au tournage et elles ont dû tourner des scènes additionnels pour que tout s’emboite. De toute façon comment peut-on être en situation de crise où des filles meurent ou disparaissent et que l’on continuent à se faire filmer par 3 caméramns sans que ça nous dérange. J’imagine que les Suicide Girls aiment bien être sous le sprojecteurs mais il y a des limites à vouloir montrer nos seins en situations de crise. En complément je dirais que pour les pervers et les pédophiles Suicide Girls Guide To Living, est tout aussi remplie de seins et de tattoos. Si vous voulez voir des filles nues vous montrez comment faire un noeud de cravate, comment rouler un joint ou comment tuer des vampires sous fond de musique rock alternative, procurez-vous immédiatement le DVD et restez, vous aussi ébahi devant autant d'inepties. Vous aurez la chance de voir comment des filles qui se prennent pour la crème de la crème en matière d'être humain vous expliquer la signification de leur tattoos ou leur plan pour le prochain  tout en étant condescendante en vous expliquant que si vous les rencontrez par hasard dans un bar, n'allez surtout jamais leur demander ce que signifie leur tattoo, elles sont beaucoup trop cool, spéciale et différentes de vous pour répondre à vos questions de mardes. Ou peut-être n'ont-elles tout simplement pas un inventaire énormes de mots dans leur vocabulaires pour s'exprimer.
The Innkeepers : Ti West aime les films d’horreurs, il en réalise tout plein et est très prolifique pour un garçon d’à peine de 31 ans (6 films en 7 ans). Avec The House Of The Devil, il est devenu l’ami des Internets et ceux-ci on pu lui pardonner Cabin Fever 2 (dont il s’est détaché du projet quand on lui a empêché de faire le montage). The Innkeepers est sont film le plus aboutit et une version intélligente de Paranormal Activity. Dans une ambiance très 80’s, The Innkeepers prend son temps et réussit à faire peur. Une histoire de fantômes dans un hotel, peut rappeller Ghost Story mais en beaucoup plus réussi tout en gardant ce côté réaliste dont Paranormal Activity utilisait de façon ratée. Bien que la scène où la protagoniste descend au sous-sol est assez insultante, l’image finale du film donne des frissons dans le dos. À voir.
Fuck, A Documentary : Documentaire sur la provenance historico-importante du mot FUCK. Est-ce utile? Vraiment pas. Est-ce instructif? Plus ou moins. Mais il y a un soucie de recherche et de concision qu’un film comme The Aristocrats n’a absolument pas. Est-ce un compliment? Bof.
Machete Maidens : Suite au succès du documentaire This Is Not Hollywood, film extrêmement bien fait, instructif et amusant tout en étant anecdotique sur les films d’exploitations australiens, on récidive avec Machete Maidens. Cette fois on traite des films d’exploitations tournés aux Philippines. On essaie de profiter du succès du film précédent et ça paraît. D’autant plus que le sujet est beaucoup moins intéressant. Encore une fois on fait appel à John Landis (qui est aussi dans American Grindhouse et plein d'autres documentaires récents sur les films d'horreur ). Encore une fois, je n’ai rien contre Landis mais il me semble qu’il n’a fait qu’un seul film d’exploitation dans sa vie alors que Allan Arkush et Joe Dante on travaillé pour Roger Corman comme monteurs de bande annonces de films tournés dans les Philippines. Il a selon, pas vraiment sa place. Le côté visuel est beaucoup moins intéressant que le film précédent et les anecdotes de tournages aussi. D’autant plus que la moitié des producteurs philippins sont morts aujourd’hui alors c’est leurs progénitures qui parlent à leur place. Pas aussi excitant que de voir Brian Trenchard-Smith ou Georges Miller (le vrai) raconter leur expérience de tournage.Hostel Part III : N'étant pas un fan de la série, je dois admettre que l'ambiance crade rendait les deux films de Eli Roth intéressants. Le côté humour adolescent et une histoire qui se résume en 2 lignes nous donnaient l'impression que Roth est un paresseux qui préfére nous montrer des meurtres horribles que de paufiner une histoire solide. N'empêche que le suspense du premier film fonctionne et que le côté "on inverse tout pour la suite" du second film fonctionne aussi. Pour le 3e film, l'amant de Tarantino quitte le navire et donne les renes à l'amant de Sam Raimi, Scott Spiegel, un réalisateur qui s'intéresse davantage à placer la caméra à des endroits biscornues et ainsi donner des POV étranges plutôt que de servir un scénario qui pourrait mieux paraitre sous une direction plus conventionelle. Hostel Part III est une version trash de The Hangover puisqu'on amène l'intrigue de l'Europe de l'est vers Las Vegas. On peut aussi penser à une version 2.0 de Best Of The Best 2 si on remplace les combats clandestins par de la torture porn. Le film ressemble à n'importe quel imitation de Hostel qu'on a pu voir depuis, il a par contre l'avantage d'avoir une surprise dans sa scène d'ouverture et une autre en milieu de parcours. Par contre, une surprise au premier tiers fonctionne à moitié et la finale est ridicule et prévisible. Pour ceux que ça intéresse, les meurtres sont inimaginatifs et malaisement misent en scène. La finale n'a aucun suspense mais elle comporte son lot de bras tranchés et de visages fendues. Tout le film sonne un peu faux pas à cause du scénario mais à cause de la réalisation et la direction d'acteurs.  Cowboys & Aliens : Avec un titre ultra cool qui laisse place à l'imagination, au divertissement et à l'originalité, il est surprenant de constater que le film de Jon Favreau est incroyablement ininspiré et désastreux. Il est d'autant plus surprenant de s'apercevoir que 3 scénaristes ont pondu une histoire que 5 autres scénaristes ont développés et que le résultat final est un grand vide remplie d'explications pour faire concorder, j'imagine, les idées de tout le monde sans jamais vraiment arriver à la cheville de son titre ou des attentes du spectateurs. Comme si le mélange des genres qu'on nous promets n'en était jamais un. Tout sonne faux, le côté western-esque, sauf pour les 5 premières minutes qui sont excitantes et prometteuses, ont tout l'air d'un western de studio où les acteurs jouent comme s'ils étaient à New York en 2012. Harrison Ford perd son temps, Olivia Wilde aussi dans un rôle étrange qui ne sert qu'a donner des explication aux spectateurs ou a boucher les trous du scénario mais qui ne fait que rajouter des trous scénaristiques. Le film est un fiasco incohérent d'idées mal définies et de surexplications boiteuses pour faire plaisirs à tout les scénaristes plutôt que de divertir le spectateur. Un gros ratage. What's your Number? : Juste avant le succès surprise de Bridesmaids, What's Your Number? est passé innaperçu sur nos écrans nord-américains. Il faut dire que cette comédie romantique  est assez terrible mais au niveau de l'humour, ça se rapproche de Bridesmaids. Un peu vulgaire, un peu drôle. Adaptation d'un roman de chick lit et ça se sent avec ses répliques assassines simplistes sur les hommes et un humour féminin rassembleur. Le film est une suite de scènes inutiles assez mal développées qui agissent comme une peinture à numéro plutôt que de faire avancer l'action ou nous expliquer quoi que ce soit sur lesperonnages, Une suite de scènes où l'on voit les ex de la protagoniste sans jamais dépassé l'anecdote ou être plus explicitif que ce que l'on a vu dans la bande annonce. N'empêche que Anna Faris y est excellente, drôle et sexy et qu'elle à une très bonne chimie avec Chris Evans. Dommage que tout soit tellement prévisible et mal écrit. Fright Flick : Qui dit budget risible pour un film d'horreur (100 000 bidous) dit mauvais film. Ce n'est pas que le budget rachitique fait en sorte qu'un film soit mauvais, mais lorsqu'il s'agit d'un film d'horreur, on peut être sûr que plus le budget est petit, plus le film utilisera un humour minable pour faire croire que les mauvais acteurs, le mauvais scénario et l'amateurisme du projet est voulu. Fright Flick ne fait pas exception à la règle. Des acteurs horribles jouant des homosexuels caricaturaux et des femmes nues montrant leur seins sont mêlés à une intrigue bidon de tueur sur le plateau de tournage d'un film d'horreur à petit budget. Tout simplement terrible. 

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