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Le Degré suprême de la tendresse

Par Goliath @Cayla_Jerome

Helena1 Un livre attire mon attention, j'ai cru avoir mal lu, mais pourtant c'était bien vrai. De l'érotico-ordurier pour Mâles en mal de fantasmes, peut-être ? En tous cas, ça gâche, pour moi, le plaisir de la lecture. Je suis ouvert à beaucoup de chose, mais il y a des limites et on devait avoir trop fêté pour prendre pareille prose chez EHO.

Je trouve cela dommage, en général j'aime bien leurs livres, mais je n'aime pas le déballage grossier systématique, les gargarismes de vulgarité.

Vraiment, est-ce là de la qualité que ce déballage indécent ? Il est d'autant plus choquant, que c'est une femme qui l'a écrit. Utilisant les plus bas instinct de l'homme pour les prêter à une femme, qui semble en jouir, l'auteur risque fort de normaliser l'absurde dans l'imaginaire de certains (et il y en a !). Il existe d'autres façons de décrire "la soumission passionnelle" et, le vulgaire allié à l'exhibitionnisme, ne sont pas un passage obligé pour les décrire, ou se singulariser. En bref, je n'aime pas du tout !

Résumé du livre :

Des indomptables. Virginie, échappée des banlieues, rencontre Jésus en se livrant au stupre, aux drogues et à la spéculation immobilière ; une diablotine à figure d'ange, la marquise Héloïse, séduit un roi, mais lui préfère un capitaine de galère plus velu ; Flora improvise près de la PJ un bacchanale inspirée par un caïd amoureux. Elles ne manquent ni d'imagination ni d'appétit. Toutes sont libres. Libres et libertines, après avoir été contraintes, et de bien vilaine manière. On a tenté de leur encombrer la bouche. Elles ont coupé court.

Empruntant son titre à la définition du cannibalisme par Dali, Héléna Marienské donne le ton : l'abus de pouvoir sera réprimandé avec insolence. Impeccable styliste, elle croque avec gourmandise La Fontaine, Céline et plus près de nous Pérec, Angot ou Houellebecq. Sensuels et malicieux, ses huit pastiches explorent les délices de la subversion et mêlent plaisir du texte et du sexe. Un menu érotico littéraire à déguster sans modération.

EXTRAIT :

“Une fois nue, elle se mettait en levrette, tendant sa vulve et son anus parfaitement lubrifiés vers la bouche d’Hitkartoff. “Continue, salope, excite moi”, ricanait-il alors, en grignotant des Monacos de Belin. La pétasse répandait du champagne sur sa chatte et se branlait avec le goulot de la bouteille. L’ensemble, d’une grande vulgarité, était formidablement excitant. Malheureusement, Leonardo di Caprio, Edouard Balladur et Jésus apparaissaient au moment où elle s’autoenculait avec la hampe de la bouteille. “

Le Degré suprême de la tendresse d’Héléna Marienské - Editions Héloïse d’Ormesson

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PS : N'oubliez pas de lire la note du ministère de l'intérieur, elle est sous ma photo en PDF. Elle prévient des escroqueries aux téléphones protables, à diffuser largement...


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