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« Après la présidentielle, les "mensonges" continuent ! »

Publié le 31 mai 2012 par Raoul Sabas

[Avant-propos : Pour aussi difficile à croire que ce soit, je tiens à préciser que, non seulement ce texte incomplet avait pourtant été publié dans son intégralité, précédemment, mais, de surcroît, le document Word de support a disparu du dossier « Mes documents », sur mon ordinateur]

Patong Beach, le 30 mai 2012    

Courriel :

xxxxx@yyyyy.fr

Objet :

« Après la présidentielle, les "mensonges" continuent ! »

Parti socialiste

10, rue de Solferino

75007 Paris

Fax n° 01 47 05 15 78

[A l’attention de François Hollande, Président de la République, de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et des ministres Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Christiane Taubira, Pierre Moscovici, Cécile Duflot, Stéphane Le Foll, Laurent Fabius, Manuel Valls, Michel Sapin et Vincent Peillon, ainsi que des membres suivants du Parti socialiste, Annick Lepetit, Bertrand Delanoë, Claude Dilain, Dominique Strauss-Kahn, Élisabeth Guigou, François Patriat, François Rebsamen, Harlem Désir, Henri Emmanuelli, Jack Lang, Jean Glavany, Jean-Marie Le Guen, Jean-Pierre Chevènement, Julien Dray, Lionel Jospin, Malek Boutih, Martine Aubry, Michel Rocard, Olivier Duhamel, Robert Badinter et Ségolène Royal]

Mesdames, Messieurs,

Je ne peux laisser passer sans réagir très vivement l’entretien accordé par François Hollande à David Pujadas dans le Journal de 20 heures de France 2 du 29 mai, et je me sens d’autant plus légitimé à le faire que j’attends toujours la réponse du Parti socialiste à une lettre semblable du 26 novembre 2007, puisqu’elle avait déjà comme objet, « Pendant la refondation, les "mensonges" continuent ! »

En matière de courrier sans réponse, je ne peux manquer de rappeler aussi la vingtaine de lettres adressée nommément à François Hollande entre le 6 octobre 2000 et le 25 avril 2012, mais toujours sans réponse sur le fond, ainsi que la centaine d’autres envoyée aux caciques socialistes mis en exergue ici, et ignorée pour l’essentiel, sauf une notable exception que j’évoquai dans ma lettre du 25 dernier à l’adresse du candidat socialiste.

Pour mémoire, toute cette correspondance, toujours à votre disposition ainsi que les preuves matérielles d’envoi, avait pour but de dénoncer les mensonges et les croyances au miracle colportés par les uns et par les autres, sans que vous ayez jamais eu pour autant l’honnêteté et le courage intellectuels d’avancer vos éventuels arguments contraires – à croire que vous n’en aviez guère, sinon il n’est pas trop tard pour soumettre mes multiples accusations de fond à l’examen de LA Vérité éternelle absolue, dont vous avez été amplement mais vainement abreuvés !

Par chance pour vous, toutefois, en dépit de mensonges et de croyances superstitieuses avérées, puisque démontrées, votre commune obstination dans le silence et le refus de débattre sur le fond, pendant plus de dix ans, a fini par payer.

Néanmoins, un mois seulement après l’élection présidentielle, je suis amené à dénoncer un mensonge du même acabit, sorti de la bouche même du nouveau président qui pensait sûrement afficher par-là sa normalité – certes, dans le mensonge sans aucun doute, comme l’en accusait ma lettre du 25 avril dernier, toujours sans réponse à ce jour, malgré son objet sans ambiguïté, François Hollande, J’ACCUSE : « Lâcheté, malhonnêteté et débilité intellectuelles d’un éventuel président normal ! »

Le nouveau mensonge de François Hollande, dénoncé ici, se double même d’une inélégance envers son prédécesseur, voire d’une malhonnêteté intellectuelle, et même s’il peut être appelé, de façon bénigne, « mensonge par omission », il n’en est pas moins une information incomplète et inexacte de l’opinion - donc, une tromperie envers elle !

En effet, le nouveau président a tout simplement caché aux téléspectateurs de France 2 un point très important, qui aurait permis de juger objectivement son entretien en toute connaissance de cause. Certes, une telle désinformation fut aussi la règle durant la campagne présidentielle, en raison du constant refus avéré de débattre sur le fond, malgré d’incessantes relances qui en appelaient au seul et unique véritable débat d’idées qui vaille, tel que souvent précisé dans ma correspondance. Celui-ci ne consiste pas à opposer entre eux des points de vue relatifs partisans, mais à les confronter à LA Vérité éternelle absolue qui suffit à les invalider, tous sans exception, dans leur prétention à exprimer l’absolu, ce qui est absolument absolu, ou à parler au nom de l’Idéal.

Dans sa déclaration, François Hollande a pris grand soin de préciser qu’il était allé en train au sommet européen de Bruxelles et qu’il était revenu en voiture, pour souligner son souci d’alléger les deniers de l’État, tandis que le président précédent utilisait habituellement l’avion pour couvrir cette courte distance.

Certes, mais l’omission évoquée, néanmoins constitutive d’un mensonge, et que nombre de Français doivent avoir appris par Internet, est son déplacement en avion privé, de Tulle à Paris, le soir même de l’élection, dont la facture, sauf information erronée, s’élèverait à 30.000 € (trente mille euros), à la charge duParti socialiste.

Cette dernière précision ne saurait toutefois dédouaner François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy, dans la même circonstance, car, que je sache, ce n’est pas non plus l’État français qui a payé, alors, les agapes du Fouquet’s. En tout cas, sauf preuve du contraire, le montant de l’addition, à ma connaissance jamais publiquement révélé, devait être bien loin pour les cinquante-cinq invités, dénoncés par l’hebdomadaire Marianne (cf. tirage du 1er novembre 2007), des «vingt millions d’anciens francs » versés pour couvrir les quelques quatre cents kilomètres séparant Tulle de Paris.

A SUIVRE…


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