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Radiohead ‘ The King Of Limbs

Publié le 05 juin 2012 par Heepro @heepro

Radiohead ‘ The King Of LimbsRetour sur le dernier album, le huitième déjà, du quintet anglais le plus acclamé (et, par conséquent, déclamé) des ces vingt dernières années.
Depuis l’apogée de 1997 avec OK Computer, qui confirmait toutes les acclamations, déjà, de son prédécesseur The Bends, apogée qui dura au moins jusqu’à Kid A, qui est au moins le deuxième-troisième* (*Rayer la mention inutile) monument de leur discographie, avant un nouveau retour en haut des cimes avec chacun des trois albums suivants, dont le retentissant In Rainbows, jamais aucun groupe n’aura tant fait parler de lui et avec une telle véhémence. Sans l’ombre d’un doute, Radiohead pourrait tout à fait résumer toute l’histoire de la musique des vingt dernières années.
The King Of Limbs était logiquement attendu, après le coup de poker génial de In Rainbows. Radiohead réitère ainsi en ne sortant d’abord l’album qu’en format digitale ou édition collector deluxe « paper », ou journal, pour fans forcément invétérés, voire fortunés. Ce dernier détail est un gros paradoxe, un comble, puisque le groupe a quitté une major pour gagner en liberté, mais l’entreprise Radiohead n’en a que plus pris d’ampleur, vendant toujours autant, peut-être même plus en terme de chiffre d’affaires et même de bénéfices grâce à une stratégie commerciale qui semble parfaitement étudiée, et donc critiquable tant la musique du groupe semble ne plus vouloir chercher à se démocratiser.
La version cd ou vinyle arrivera ensuite, même si toujours chez un petit label (depuis la fin des hostilités avec Parlophone suite à Hail To The Thief mais surtout un horrible best of, car Radiohead n’est assurément pas un groupe de compilation…)
À mon avis tout à fait personnel, la pochette est superbe, bien que toujours aussi étrange si l’on considère chacun des visuels choisis pour chaque album depuis le tout premier. Même, elle est mystique. Bien sûr, le titre de l’album nous informe clairement sur l’inspiration des membres du groupe pour ce nouveau volet de leurs aventures.
Musicalement, ce huitième album est clairement dans la lignée de In Rainbows, avec cependant moins de surprise que ce dernier : un peu comme le passage de Kid A à Amnesiac, ou du dipyique Kid A-Amnesiac à Hail To The Thief.
En tout cas, il faut absolument le vouloir pour apprécier cet album, car à part “Codex” qui est de suite un chef-d’œuvre, le reste demeure plus ou moins plat lors des premières écoutes.
Si certains y voient un mini-album, probablement de par la durée et avec seulement huit titres, je ne suis pas d’accord sur ce point. À l’inverse, je ne sais toujours pas quoi penser du fait qu’il pourrait s’agir de deux EPs formant un tout : « Bloom », « Morning Mr Magpie », « Little by little » et « Feral » d’un côté, « Lotus flower », « Codex », « Give up the ghost » et « Separator » de l’autre. Aspect forcément mis en avant avec l’édition vinyle et la pause obligatoire entre les deux « faces » de l’album.
Les cinq membres du groupe originel, toujours Nigel Godrich à la production et au mixage : ils ne sont pas si nombreux à travailler ensemble depuis si longtemps, avec la même efficience et, surtout, le même intérêt.


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