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J’ai débloqué le badge Bookworm sur Foursquare

Publié le 13 juin 2012 par Sukie

J’ai débloqué le badge Bookworm sur Foursquare
Entre deux éclaircies, j’adore aller chiner dans les marchés aux livres et traîner des heures durant dans les nombreux bookstores de la ville (au Brick Lane Boookshop à deux pas de la maison ou au Waterstones de Picadilly qui s’étend sur 4 étages – au 5ème vous pouvez même vous poser prendre un verre et manger en profitant de la vue).

Avant même d’acheter des meubles, on a acheté des livres car les nôtres sont restés à Paris. Je trouve dans cette surabondance de bouquins un je-ne-sais-quoi de terriblement rassurant. Il y a ceux qu’on a lus et relus, les inachevés sans doute à tort incompris, les jamais ouverts qui n’attendent que ça, les empruntés-depuis-une-éternité-à-je-ne-sais-plus-qui, les vieux qui prennent la poussière, les préférés qu’on aimerait tant prêter mais qu’on crains de ne plus jamais revoir. On empile, on entasse, on fabrique un château. Ils sont comme un rempart, et parfois je cours me réfugier dans les mots d’autres pour trouver les miens.

Je me suis surprise à ré-apprendre à lire en anglais et à aimer ça. J’ai comme un blocage depuis le lycée. Ça fait dix ans que je n’ai pas terminé un roman en VO. Le dernier, c’était Jane Eyre. L’expérience, pourtant concluante, ne me permet pas de comprendre le mur insondable que je me suis créé.  Je me suis toujours demandée pourquoi il était plus facile de regarder un film sans sous-titre que de lire un bouquin dans une langue étrangère. Lors de mes lectures, j’avais cette sale impression de ne pas réussir mentalement à enlever le filtre je lis/je traduis dans la foulée. Cette non-fluidité ne me permettait pas de tenir la distance. C’est comme si lors d’une conversation, vous analysiez chacun des mots de votre interlocuteur. C’est super usant à la longue. J’ai fait quelques tentatives ces dernières années qui n’aboutirent pas. Peut-être que je choisissais mal mes bouquins. Ou peut-être que j’aurais dû essayer de débloquer le problème avec un titre que je connaissais déjà en français. J’ai pensé à ça en voyant la Délicatesse de Foenkinos traduit dans la langue de Shakespeare. Peut-être que j’attendais d’habiter à Londres pour conjurer le sort. Je n’en saurais jamais rien.

Bref, j’ai surmonté le cap. Avec un roman policier (The Hypnotist). Quand je suis arrivée à la dernière page, je me suis sentie soulagée. Donc j’ai continué sur ma lancée, j’ai enchaîné avec un roman érotique (mais ça fera l’objet d’un autre post…)

Vous savez ce que j’aime le plus ici? C’est le look des bouquins. Si la couverture ne fait pas le livre il devrait néanmoins nous donner envie d’aller vers lui. Dans une librairie j’aime mordre à l’hameçon même lorsqu’un titre ne me parle pas. Ici, pas deux livres ne se ressemblent. En France, j’ai parfois du mal à comprendre pourquoi l’exercice est parfois autant bâclé. Si le sujet vous intéresse, il y a un excellent Ted Talk dans lequel Chip Kidd raconte avec humour son métier de designer.

J’ai hâte de vous raconter le roman niais et érotique que je lis en ce moment. Il sera certainement adapté au cinéma très bientôt. Le nom de Bret Easton Ellis volent dans les couloirs. Et peut-être même ceux de Ryan Gosling et de Alexander Skarsgård. Ca promet d’être torride. Non mais sérieusement, qui va aller voir un film de cul avec Ryan Gosling dedans…

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