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Voici le temps du printemps..."Tout est joie"

Publié le 21 mars 2008 par Danielriot - Www.relatio-Europe.com

Le sourire coquin de Clio

Eh ! Il est là le printemps. Je sais : dans le ciel, cela ne se voit pas en ce début de week-end pascal… Mais oubliez le temps : c’est dans les cœurs que le printemps doit rayonner (en toute saison d’ailleurs).

Pour marquer le coup, j’ai tenté d’écrire quelques coquineries, telles que (je le sais) de nombreux lecteurs savent les apprécier. L’érotisme, c’est tout de même mieux que les boucheries-charcuteries pour pornographes et malades du slip que l’on trouve sur Internet, même sans les chercher.

Mais, chez moi, ma sexualité printanière du 1er janvier au 31 décembre ne se modifie guère à la saison des montées de sève, des bourgeons, des fleurs, des oiseaux…Et des chansons d’amour. Alors, pas de coquinerie cette fois : ce serait inconvenant en un vendredi saint. Mais de l’érudition. Et de la culture. De l’art, même.Boticelli, vous aimez?

Savez-vous d’où vient le printemps ? Du latin primus, premier, et tempus, temps : cette saison commençait l’année, autrefois. En un temps que les plus de cent ans ne peuvent pas connaître certains animaux migrateurs. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe de printemps (19, 20 ou 21 mars dans l'hémisphère nord, 22 ou 23 septembre dans le sud) et finit au solstice d'été (20, 21 ou 22 juin dans l'hémisphère nord, 21 ou 22 décembre dans le sud)

En météorologie, elle commence conventionnellement le 1er mars dans l'hémisphère nord. Dans le calendrier iranien : Premier jour du printemps, norouz est le premier jour de l'année. Dans le calendrier chinois (luni-solaire), Le printemps commence vers début février et se termine vers fin avril. La fête du printemps y coïncide avec le nouvel an : c'est le début des semences et d'une fête de deux semaines. Ce décalage d'un mois et demi environ par rapport à l'Europe continentale est dû au fait que les équinoxes et solstices se situent à mi-saison. On le retrouve notamment dans les calendriers traditionnels celtiques ou scandinaves.

Avouez que vous ne saviez pas tout cela ? Et la déesse du printemps, qui est-ce ? Ah !Ah !... Ceux qui ont reconnu le tableau (de William Bouguereau) qui m’a servi d’introduction le savent. Ceux qui reconaissent cette peinture de Franz Von Stuck, aussi...

C’est la compagne de Zéphyr, bien sûr… Dans la mythologie grecque, Chloris (en grec ancien χλωρις / Khlôris) est une nymphe des îles Fortunées (aujourd'hui Canaries). Elle est appelée Flore par les Romains.

 Zéphyr l'aima, la ravit et en fit son épouse, la conservant dans l'éclat de la jeunesse et lui donnant l'empire des fleurs. Leur hymen se célébra au mois de mai et les poètes, en décrivant les saisons, n'oublient pas de donner une place à ces deux époux dans le cortège du Printemps. On prête au couple un fils, Carpos.

Flore était particulièrement adorée chez les Sabins qui transportèrent ce culte à Rome, où elle était célébrée lors des Jeux floraux. Elle Eros sait qu’elle insoira denombreux peintre, à l’époque de la Renaissance notamment. Cette renaissance qui fut un printemps que notre bonne Europe aimerait bien connaître à nouveau, si j’en juge par nombre de notes de Relatio.

Pour finir, place au poète des poètes. Celui qui en et sur amour ne se contentait pas d’écrire. Hugo. Dites "merci Clio"…

Tout est lumière, tout est joie.

L'araignée au pied diligent

Attache aux tulipes de soie

Les rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule

Mire les globes de ses yeux

Dans l'étang splendide où pullule

Tout un monde mystérieux.

La rose semble, rajeunie,

S'accoupler au bouton vermeil

L'oiseau chante plein d'harmonie

Dans les rameaux pleins de soleil.

Sous les bois, où tout bruit s'émousse,

Le faon craintif joue en rêvant :

Dans les verts écrins de la mousse,

Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle

Comme un joyeux convalescent;

Tendre, elle ouvre ses yeux d'opale

D'où la douceur du ciel descend !

Tout vit et se pose avec grâce,

Le rayon sur le seuil ouvert,

L'ombre qui fuit sur l'eau qui passe,

Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure;

Le bois jase ; l'herbe fleurit.

- Homme ! ne crains rien ! la nature

Sait le grand secret, et sourit.

Victor Hugo


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