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Les grandes questions : l’AFC Est

Publié le 26 juin 2012 par Sixverges
Les grandes questions : l’AFC Est
Bien sûr, la plus grande question en ce mardi matin touche l’état de votre foie suite à ce week-end de la St-Jean, mais pour l’instant, nous nous concentrerons plutôt sur l’AFC Est
Bills de Buffalo : Ont-ils fini de jouer les agaces?
Octobre 2011, action de grâces canadienne. L’enthousiasme est à son comble à Buffalo et pour une fois, attendre à la dernière minute pour se procurer des billets sur Stubhub n’aura pas été payant. Les internautes s’arrachent les rares droits d’entrées disponibles et les prix s’envolent. A son dernier match local, l’équipe a effectué une remontée d’anthologie pour vaincre les Patriots pour la première fois depuis 2003. Et dans cet après-midi ensoleillée, Fred Jackson fait la pluie et le beau temps dans le champ arrière, la défense assaille Michael Vick tôt dans le match et c’est au tour des Eagles de passer dans le tordeur. Forts d’une fiche de 4-1, Buffalo trône au sommet de l’AFC Est et une première participation aux éliminatoires dans ce millénaire semble à portée de main. Durant le bye week, le surprenant QB Ryan Fitzpatrick (on vous a déjà dit qu’il vient d’Harvard?) signe un long contrat. Tous les espoirs sont permis, ce qui rend la suite encore plus douloureuse : 8 défaites en 9 matchs, bon pour le dernier rang de l’AFC Est. Comme en 2008 (départ de 4-0 dans une saison de 7-9) et en 2004 (défaite lors du dernier match de l’année qu’il fallait gagner pour accéder aux séries), Buffalo a fait rêver ses partisans juste avant de les désillusionner. Les billets, si en demande en octobre, ne se vendent plus en décembre, de sorte que les 3 derniers matchs à domicile résultent en des blackouts télévisuels. L’immortel Homer Simpson tire de ces échecs une grande leçon de vie, mais l’organisation des Bills semble déterminée à essayer encore. Cet hiver, ils ont convaincu l’agent libre le plus convoité, Mario Williams, de devenir un Bison tandis que le WR # 1 Stevie Johnson s’est entendu à long terme. Combinés à un repêchage correct et aux retours en santé de pièces maîtresses du début de saison 2011, l’optimisme est de retour à Buffalo. Reste à savoir si le club répondra finalement aux attentes de ses partisans ou s’il se contentera encore de jouer à l’agace.
Dolphins de Miami : Y-a-t-il un capitaine à bord du navire?
Jadis quand j’étais un ti-gars, les Dolphins de Miami étaient une formation phare de la NFL. Dan Marino pitchait le ballon, Don Shula patrouillait les lignes de côtés et obtenir un billet pour un de leurs matchs était aussi difficile que de s’extirper de cette place de stationnement!! Oh que les temps ont changé, et pas nécessairement pour le mieux à Miami! Si la saison morte a illustré quelque chose hors de tout doute, c’est que l’état-major des Fins, le GM Jeff Ireland en tête, a perdu beaucoup de crédibilité dans les cercles de la NFL. Dès l’an dernier, le fiasco de la non-embauche de Jim Harbaugh a miné le peu d’autorité qui restait à Tony Sparano avec les résultats que nous connaissons. Cet hiver, la gestion du dossier du quart-arrière partant fut catastrophique au niveau de l’image publique de la formation qui a vu ses propres partisans manifester contre ses dirigeants. Peyton Manning a consenti à une rencontre de courtoisie, mais lui qui réside à Miami a rapidement écarté l’équipe de ses prétendants sérieux. Tout comme Matt Flynn d’ailleurs. Pensez-y un peu. Matt Flynn!! C’est une chose de se faire rejeter par la plus belle fille du bal, mais quand c’est la petite grosse en coton ouaté qui te dit non, ça commence à aller mal! C’est finalement Ryan Tannehill qui a obtenu le poste. Il faut dire qu’en s’amenant via le repêchage, ce dernier ne pouvait pas refuser l’emploi!! Et nous ne parlerons pas des WR si ce n’est pour dire que de passer de Brandon Marshall à Chad 85 n’aidera pas un groupe déjà mauvais à progresser. Le sentiment d’incompétence émanant de Miami n’échappe pas aux joueurs et Ryan Clark l’a bien résumé en tweetant que personne ne veut aller jouer dans le sud de la Floride désormais. Le nouvel entraîneur-chef provient d’une bonne école (Green Bay), mais Joe Philbin a beaucoup de travail à faire pour redonner aux Dolphins leur prestige d’antan.
Jets de New York : La Grosse Pomme est-elle assez grosse pour Tim Tebow?
Certains aiment combattre le feu par le feu. Apparemment, Rex Ryan et le DG des Jets Mike Tannenbaum sont des adeptes de cette philosophie. Vous avez un vestiaire divisé? Parfait, alors remédiez à la situation en mettant la main sur l’élément le plus divisif dans la NFL présentement!! De tous les endroits où il aurait pu aboutir lorsque les Broncos se sont débarrassés de lui, New York est LA place qui allait être la plus chaotique. Les médias de la Grosse Pomme, déjà experts dans l’art des rumeurs et du brassage de marde, n’avaient certainement pas besoin de ce coup de pouce pour foutre le bordel dans la prochaine saison de Gang Green. D’un côté, je compatis avec Tebow : il a dit et fait toutes les bonnes choses depuis son arrivée à New York (en excluant les sermons en plein air mettons). Sauf que le gars est une boursouflure médiatique et il a depuis longtemps perdu le contrôle du cirque gonflé par une presse qui doit remplir du temps d’antenne et des colonnes de journaux sans n’avoir vraiment rien à dire. Car, comme les Jets l’ont appris à la dure l’an dernier, avec ses aptitudes athlétiques indéniables et son désir de vaincre, Tebow peut être un atout dans un rôle limité sur le terrain. Sauf que dans une équipe où le QB régulier est vulnérable et inconstant, la pré-saison ne sera pas terminée que le débat sur l’opportunité qu’il soit partant ou non fera déjà rage. Si ces discussions restent l’apanage des médias et des partisans, ça peut être vivable pour le NYJ, mais la question risque fort d’atteindre le fragile vestiaire des verts plus tôt que tard. Lorsqu’un athlète professionnel évolue à New York, s’habituer à la pression médiatique fait partie de la description de tâches. Sauf que je crains fortement qu’aucun joueur des Jets ne soit prêt pour la folie qui s’en vient.
Patriots de la Nouvelle-Angleterre : Bill Belichick en a-t-il assez fait pour revamper sa défensive?
Il y a des interrogations qui sont moins névralgiques que d’autres. Avec 27 victoires en deux ans (saison régulière seulement) et la cédule la plus facile du football en 2012, disons qu’il faut relativiser les lacunes lorsqu’elles émanent de Foxboro. N’empêche que les détracteurs de l’équipe diront qu’à l’exception d’une courte victoire contre les Ravens dans le championnat de conférence dans lequel les Ratbirds ont inventé des façons de perdre, les Pats furent incapables de vaincre les formations présentant un dossier supérieur à .500 en 2011. Cela va de soit que la raison principale pour expliquer ce manque de résultat contre les bons clubs se situe du côté défensif. 31e défensive du football, en arrachant particulièrement contre la passe, le Boston a abusé des capacités de Tom Brady à gagner des matchs à lui seul en 2011. Au moment de repêcher des nouveaux talents, Bill Belichick a agit en conséquence, obtenant le DE Chandler Jones et le LB Dont’a Hightower en première ronde. Les deux devraient contribuer immédiatement et raffermir le Front Seven Bostonnais, tout comme l’agent libre sous-estimé Jonathan Fenene en provenance de Cincinnati. Jones et Fenene, se feront demander d’aller déranger le QB adverse, ce que les Pats n’ont pas fait avec constance l’an dernier. Est-ce suffisant? Certes, une plus grande pression de la ligne défensive aidera automatiquement la tertiaire, mais cette unité en a vu de toutes les couleurs l’an dernier. L’inaction de l’équipe à ces positions indique que les solutions devront venir de l’intérieur à commencer par Devin McCourty, moins efficace l’an dernier qu’à sa saison recrue. A l’opposé du terrain, les Pats espèrent que Ras-I Dowling, très bon avant de se blesser tôt en septembre, reprenne là où il avait laissé. Quelques autres bons espoirs meublent la tertiaire de l’équipe, mais avec un Brady qui ne rajeunit pas, la fenêtre d’opportunité des Patriots tire à sa fin. L’attaque fera le travail, mais il faudra que la défensive tienne le coup contre les meilleures formations adverses si M. Bündchen veut une autre bague du Super Bowl avant sa retraite.

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