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L'effet Jessie J

Publié le 30 juin 2012 par Urbansoul @urbansoulmag

Devant moi dans la foule, une ado s’indigne : « Tu restes pas Maman ? Tu réalises pas ?! C’est Jessie J ! ». Mais il n’aura suffi que d’une chanson pour que cette mère comprenne l’excitation de sa fille et assiste finalement au reste du concert. C’est l’effet Jessie J : une tornade britannique infatigable qui a su traverser la Manche et l’Atlantique pour séduire le reste de la planète ! Et ce vendredi 29 juin, c’est à Couleur Café que la jeune femme de 24 ans offrait sa première date bruxelloise.

Moulée dans son poom poom short à (longues) franges, Jessie a fait irruption sur la scène Titan avec le tonitruant Do It Like A Dude qui l’a fait connaître. Malgré des problèmes d’oreillette, la pétillante brune ne s’est pas laissée démonter et assuré chaque titre avec une présence impressionnante. Et dire qu’il y a quelques années, elle se cachait derrière les chansons qu’elle écrivait pour les autres… Who’s Laughing Now ?

Avec un seul album à son actif, la star a su tenir la cadence à coups de Nobody’s Perfect, Abracadabra, Rainbow, Who You Are ou encore Mamma Knows Best revisité pour l’occasion en version plus jazzy. Stand Up a eu droit à un petit mash-up avec le One Love de Bob Marley et comme, au fond, la musique est censée réunir, Jessica a tenté de provoquer des rencontres en demandant à chacun de danser avec un inconnu sur sa brève reprise du Never Too Much (Luther Vandross)… sans grand succès puisque tout le monde s’est contenté de danser avec famille, amis et/ou chéri(e). Enfin bon, si ça peut la consoler, nul doute qu’il devait bien y avoir en bord de foule l’un de ces curieux personnages extrêmement joyeux faisant des chorégraphies de chaman en solo et qui invite toujours bien volontiers le moindre passant dans sa transe (mais oui, vous voyez bien de quoi je parle).

Pour continuer dans les covers, l’Anglaise n’a pas pu s’empêcher d’entonner Climax, le dernier tube d’Usher. Le morceau a réveillé des émotions en elle et ça se voit : son interprétation foutait encore plus la chair de poule que l’original. Du début à la fin, on était à du 110%, aussi bien dans la performance que dans la sensibilité, la bonne humeur et l’humour, autre grand talent de Jessie J qui prend un malin plaisir à tendre son micro au guitariste qui ne connaît pas les paroles. Quand un porte-bière atterrit à ses pieds, elle s’extasie : « Oh, j’ai toujours rêvé d’en avoir un ! Je ferai un collier avec ! ». Et lorsqu’on lui balance une paire de lunettes de soleil à grille, c’est avec le même sourire qu’elle explique : « On y voit rien ! Et mes faux-cils restent coincés ! ».

Le naturel toujours, donc. Et l’énergie aussi : Jessie saute, danse, booty-shake, mais jamais ne s’essouffle. On peut bien entendu applaudir l’excellent groupe et le coffre de Phebe et Cherri, les incroyables choristes… et la jeune April, invitée à donner de la voix sur Price Tag devant les spectateurs du festival. Plutôt douée et pas farouche pour un sous, la guest du jour a elle aussi fait son show !

Et c’est avec Laserlight a fait jumper la foule une dernière fois avant de nous prouver qu’on pouvait rester crédible même en clôturant son set en faisant groover de mille et une vibes le mot Domino. Après tout, c’est aussi ça, le phénomène Jessie J…

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