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La fabuleuse histoire de Vivian Maier

Par Fillinfr
©Vivian Maier

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A ceux qui ne connaissent pas encore la fabuleuse histoire de Vivian Maier et aux autres, qui auront encore l’occasion de s’en délecter.

Faut-il commencer par la naissance de l’artiste où par le jour où son œuvre a été découverte ? C’est-à-dire, peu de temps avant sa mort, en 2007. Après tout, c’est là que notre héros entre en scène. Ce « héros », c’est John Maloof, agent immobilier à Chicago. En 2007, il décide d’entreprendre, sur son temps libre, la création d’un livre dédié à un quartier de sa ville, Portage Park. En quête de documents, il fréquente les salles de ventes aux enchères. Il achète alors, pour une modique somme, un casier contenant une multitude de photos et de vieux objets. Une boîte appartenant à une inconnue, contrainte de se séparer de ses effets personnels pour des raisons financières. Bien que les  photographies n’aient aucun rapport avec son sujet d’étude, John Maloof – ni fervent amateur, ni professionnel – les juge d’une beauté et d’une qualité exceptionnelle. Imaginez détenir, entre vos mains, les photographies d’une Diane Arbus ou d’un Robert Frank qui seraient inconnus aux bataillons ! Interpellé et surtout fasciné, l’agent immobilier passe le plus clair de son temps libre à enquêter sur l’auteur de ces œuvres. Il lui faut presque un an  pour découvrir le nom de Vivian Maier sur une vieille enveloppe, abandonnée au fond d’un carton. Mais quand il se décide à la contacter, en 2009, elle est à l’article de la mort, inapte à le recevoir. Par ailleurs, la vieille dame est seule, sans famille. Notre homme est désemparé. Conscient de détenir un véritable trésor, il ne sait à qui s’en remettre. L’idée lui vint alors de publier une série de photos de la défunte, sélectionnées avec diligence, sur un blogue dont il transmet le lien sur le site « Flick’r », la banque d’images la plus populaire du web. Il intitule son poste « What do I do with this stuff (other than giving it to you)? », précisant avoir en sa possession entre 30 et 40 000 négatifs ! Sur ledit blog, on est plongé dans l’Amérique des années 50, principalement à New-York et Chicago,  avec une succession de portraits sidérants, des regards poignants, des postures et des expressions bien réelles, on y voit la pauvreté comme l’allégresse, la beauté et la tristesse, le charme et l’excentricité. Des tableaux somptueux ! ©Vivian Maier

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S’ensuit un défilement effréné de commentaires. Certains sont comme stupéfiés donnant pour seule réponse : « !!!! ».  Les clichés provoquent l’exaltation unanime. Des personnes interloquées croient même à une blague. Comment est-il possible que ces photographies ne soient pas dans un musée ? De véritables passionnés et même des professionnels s’emparent du dilemme précisant point par point la marche à suivre pour démocratiser ces chefs d’œuvre. Des conseils considérablement exploités puisqu’aujourd’hui, John Maloof est conservateur des œuvres photographiques et des objets appartenant à Vivian Maier. Une dizaine d’expositions ont été programmées aux quatre coins du monde : Londres, Hambourg, Oslo, Los Angeles, New York et j’en passe ! Ainsi, la défunte Vivian Maier, nounou et aide-soignante, photographe à ses heures perdues, fut reconnue mondialement comme une  incroyable artiste au talent pur. John Maloof travaille toujours, à temps plein, à la perpétuation de son œuvre. Site de Vivian Maier : http://www.vivianmaier.com/

Victoire POTTIEZ

©Vivian Maier

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