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Conjugaison du verbe larguer

Par Faichelbaum @faichelbaum

L’affaire du millénaire

Goldorak

Goldorak

Non l’affaire n’est pas une histoire de coeur. Quoique, cela puisse devenir une histoire de coeur pour certains. Après tout, Actarus et son Goldorak ont bercé l’enfance de nombre d’entre nous.

Reste l’un des plus grands mystères de nos vies : mais pourquoi donc Actarus fait-il deux demi-tours au moment de son transfert de la soucoupe vers le géant de fer ? Le débat a duré longtemps, les esprits se sont déchaînés mais la réponse était ailleurs. Ou ici.

Transfert autolargue

Vous vous souvenez probablement tous de Goldorak. Pour les rares ignorants, vous avez loupé quelque chose. Mais rien n’est perdu, il vous suffit de trouver un “un peu plus vieux” que vous pour tout vous dire sur le sujet. En attendant, le mystère a fait grand bruit et ce matin, la pause café m’a imposé un billet sur le sujet : le transfert autolargue.

Bon d’avance, je remercie l’auteur d’autolargue.net pour les informations complémentaires que j’ai pu y glaner et mon frangibus à l’origine de bien des idées de conspirations. Donc oui, mais pourquoi deux demi-tours lors du transfert ?

A l’inverse de son ancètre Mazinger Z, le navette de pilotage n’est pas un modèle réduit s’imbriquant dans le robot pour le contrôler. Ici, elle sert de module de vol pour le robot et s’en sépare pour les combats directs. De fait, il fallait permettre à son pilote de se transférer du vaisseau vers le robot. De là est né le transfert autolargue : une fois le pilote transféré, le robot est automatiquement largué.

Mais lors de son tranfert, le siège du pilote tourne sur lui en deux temps pour opérer deux demi-tours. Nombres d’hypothèses ont été avancées et Go Nagai, créateurs des sagas de robots géants Mazinger et Grendizer, y a répondu d’une langue de bois inavouable pour éluder la question et garder la réponse toujours aussi secrète. Selon l’annonce officielle, Actarus est bien trop prudent et préfère se retourner.

Or, Actarus ne décide de rien dans l’histoire. En effet, Goldorak est le Golgoth le plus puissant de l’armée de Vega et Actarus n’est qu’un vil voleur ayant soustrait le robot à ses propriétaires. Il n’est donc clairement pas le créateur du robot et n’a donc pas décidé de son fonctionnement ou des rouages du transfert. La réponse officielle du créateur de l’animé n’est donc pas viable. Reste à décortiquer la vidéo du transfert, de se souvenir de nos heures de Mécano et Lego, pour aboutir à de bien meilleures spéculations.

Primo, l’ensemble des commandes (dont celle du transfert) est intégré au siège/nacelle dans lequel est installé le pilote. La seule commande permettant le transfert est une poignée à tirer. Personnellement, je me souviens de mes jouets (Mask en tête par exemple) où une gachette (ou un bouton) dévérouillait le mécanisme complet de transformation. On en demande peu au pilote, c’est prédéfini. Simple mécanisme. D’ailleurs l’animation ne montre aucune autre commande à manipuler pendant le transfert (surtout au moment des demi-tours). L’intervention humaine, encore une fois est à réfuter pleinement.

Secundo, la vidéo montre un double point important : le moment des deux demi-tours. L’un se produit une fois le siège arrivé dans le corps du robot, l’autre avant l’entrée du siège dans la tête qui sert de centre de commande. Un élément est absent de la vidéo et impose une supposition : le tunnel de transfert est intégré au vaisseau et au robot. Mais quelle partie du tunnel reste dans le robot après ? Personnellement je dirais que le coude reste avec la soucoupe et, le reste avec le robot. Ce qui aide à la démonstration.

Tercio, la partie audio montre des bruits bien différents lors des rotations, ce qui suppose des mécanismes différents mis en place. Cela vient appuyer une thèse que la rotation est liée à la mécanique du transfert.

Tout m’oriente vers ce qu’on peut voir sur les plateaux rotatifs pour chemin de fer ou encore les puzzles glissants.

Plateau rotatif de voies ferrées
Puzzle glissant

L’idée est donc que le mécanisme nécessite un déblocage ou un dégoupillage pour passer d’un état à un autre. Dans le cas présent, le siège doit se désolidariser du rail de la soucoupe puis se solidariser au rail du robot pour finir par occuper le centre de commande.

Ainsi, le siège, à la fin de la descente, arrive sur un butoire qui le force à se retourner, un nouveau rail le prenant alors en charge. Arrivé à l’entrée de la tête, le même type de mécanisme se reproduit pour le placer dans le bon sens. CQFD.

La mécanique est donc simpliste, la conspiration absente et la prudence innocente. La simplicité de la raison serait-elle la cause de la langue de bois de Go Nagai ?

Le premier générique de 78 en prime (mon préféré)

Et la version de Noam

PS : c’est la faute à Henley.


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