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Nile – At the gates of Sethu

Par Darkstein

Un nouvel album de Nile, ça se scrute avec impatience. Celui-ci était annoncé pour le 2 juillet, le 1er il était déjà dans mon panier Amazon. L’attente aura-t-elle été récompensée ? J’avais acheté le précédent, Those Whom The Gods Destest, à la sortie d’un concert mémorable au CCO à Villeurbanne, content de retrouver le combo s’tasuniens en grande forme après un Ithyphallic qui m’avait laissé perplexe (trop court, trop épuré, malgré quelques excellents titres comme As he creates, so he destroy ou even the gods must die, très chantants).

Ici je rejoins une critique lue sur le Facebook du groupe : le mixage laisse à désirer.  Le son est très “garage”, et les hurlements gutturaux de Dallas Toler-Wade ressemblent à ceux d’un prédicateur blasphémateur hystérique. Malgré cela, les titres s’enchaînent avec une maîtrise technique toujours aussi intense (même si les accords de Enduring the eternal molestation of flame paraissent décalé par rapport à la rythmique ; mais connaissant le groupe, rien n’est laissé au hasard…)

Ah oui, par contre, côté titres, je ne connais pas de groupe ayant des titres autant à rallonge (apparemment des titres de chapitres du livre des morts égyptien dont se sert Karl Sanders comme support de son inspiration). Entre The Fiends Who Come To Steal the Magick of the Deceased et The Gods Who Light Up the Sky At the Gate of Sethu, on a droit quand même à un Slaves of Xul ou un Tribunal of the dead. Musicalement, ça dépote, ça enchaîne les riffs, les breaks, les changements de rythme à tout va, avec ces petits à-côté Egypte de péplum que l’on aime tant. On a même droit aux sempiternels et rafraîchissants (enfin, glaciaux plutôt) interludes avec Slaves of Xul et Ethno-musicological cannibalisms, d’après le livret dédié aux critiques musicaux spécialisés en musiques du monde qui ont du un peu casser du Nile ; et quand on a vu Karl, on évite, il a l’air bonhomme comme ça mais semblerait-il qu’il a l’ego sensible

:P

Encore une fois, il est dommage que pour un groupe de cette trempe, la production ne suive pas forcément. Quand on a écouté Black Seeds Of Vengeance, on est en droit d’attendre un album tout aussi ciselé !



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