Quatrième de couverture :

J’avoue être mitigée par ce livre : autant où le sujet est grave, autant où j’avoue ne pas avoir eu beaucoup d’empathie pour Laura. Je pense que cela vient de la façon dont l’auteur s’exprime : c’est cru et parfois vulgaire. Je pense que c’est cela qui m’a gêné. Les émotions de Laura sont également un peu trop survolées, ce qui empêche justement de ressentir beaucoup d’empathie pour Laura. Bien sûr, on sent que cela n’est pas anodin, qu’elle en souffre mais c’est parfois trop rapide pour que l’on comprenne bien. Les scènes avec les clients sont décrites de façon crues, avec parfois un peu trop de détails. J’aurai préféré plus de détails sur son ressenti, sur comment elle se sent plutôt que les descriptions crues de ses rencontres tarifées…
Mais il s’agit avant tout d’un témoignage sur une réalité de notre société et finalement, la façon dont cela est écrit a peu ou pas d’importance. Il s’agit d’une histoire vraie et c’est sûrement très dur pour Laura de raconter son histoire et d’étaler au grand jour ses sentiments. D’expliquer comment une étudiante, volontaire et obstinée, travailleuse peut en arriver à vendre son corps pour se nourrir et payer ses factures ? Sa réalité est malheureusement la réalité de trop nombreuses étudiantes, plongeant dans la prostitution pour éviter d’aller aux restaurants du coeur, pour pouvoir payer leur loyer, pour pouvoir s’offrir leur livre de cours, pour pouvoir s’offrir un café ou tout simplement à manger. Difficile de ne pas être révoltée par cet état de fait…
