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Festival du film américain de Deauville # Jour 5

Publié le 06 septembre 2012 par Radiocampusparis @campusparis

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

Heures de sommeil : 8

Tasses de théine consommées : 2

Balisto : 3

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

Plus de déceptions qu’auparavant pour cette chronique quotidienne. Projection hier soir de Blackbird (sortie le 21 novembre), premier film américain de Stefan Ruzowitzky après son Oscar du Meilleur film étranger en 2007 pour Les Faussaires. Le film mêle plusieurs histoires, un frère et une sœur braqueurs, un jeune homme sortant de prison et une jeune policière. Surjoué (notamment Eric Bana) et bourré d’incohérences, le film se veut comme une sorte de série B sous influence Fargo des frères Coen et Un plan simple de Sam Raimi. Mais le long-métrage ne fonctionne pas, faute de personnages conventionnels et à des péripéties très attendues. On regrette qu’à l’instar de son compatriote germanophone Florian Henckel von Donnersmarck (La vie des autres), Stefan Ruzowitzky échoue sa transition hollywoodienne…

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

Réveil de bonne humeur avec The Method of the madness of Jerry Lewis. Réalisé pour la télévision, ce documentaire de Gregg Barson dresse le portrait de l’acteur et réalisateur américain, spécialisé dans la comédie. Un peu brouillon et un peu long sur la fin, le long-métrage n’en est pas moins intéressant et drôle, évidemment. Saviez-vous que Jerry Lewis avait inventé le moniteur vidéo ? On en ressort avec l’envie de (re)voir tous ses films.

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

J’enchaîne avec un nouveau film de la compétition : Francine de Melanie Shatzky et Brian M.Cassidy. On y suit la réinsertion sociale d’une femme de 50 ans suite à sa sortie de prison. Bien que court par sa durée (1h15), l’ennui se fait vite sentir. De plus, le traitement misérabiliste du film empêche une quelconque empathie. Le mauvais élève de la compétition jusqu’à présent.

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

Deuxième film de la compétition, le dernier Michel Gondry – avant son adaptation de L’Ecume des jours -, The We and the I. Présenté en mai en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, ce film enthousiasme par sa reconstitution du microcosme de la société, au coeur d’un bus scolaire le dernier jour du lycée. Le réalisateur délaisse ses habituels effets artisanaux et poétiques et laisse place à la tchatche, proposant de multiples et infimes histoires. Plus le bus avance – et donc le film -, plus les stéréotypes se craquellent, plus le tableau se révèle de plus en plus juste et subtil. Un prix ne serait pas volé. En salles le 12 septembre.

Festival du film américain de Deauville # Jour 5

S’ensuit la conférence de presse de Michel Gondry dans une salle pleine à craquer. Le réalisateur est intéressant et l’ambiance, détendue et agréable, colle parfaitement à l’image de ce festival. Suite au prochain épisode.

Pauline Lecocq

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