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[Critique] ZOMBIE ASS : TOILET OF THE DEAD

Par Onrembobine @OnRembobinefr

L’Etrange Festival 2012 – La Nuit des Zombies

Titre original : Zonbi Asu

Note:

★
★
½
☆
☆

Origine : Japon
Réalisateur : Noboru Iguchi
Distribution : Asami, Danny, Kentaro Kishi…
Genre : Horreur/Comédie/Gore
Date de sortie : Indéterminée

Le Pitch :
Traumatisée par la mort de sa sœur, une jeune étudiante répond à l’invitation d’une camarade qui la convie à une virée en pleine montagne. Mais lorsque la joyeuse troupe se retrouve aux prises avec de répugnants zombies attaquant leurs victimes par le trou des toilettes, la balade prend des allures de randonnée morbide…

La Critique :
Noboru Iguchi est un réalisateur complètement timbré qui tape avec autant de délicatesse dans le zombie, le porno, les idols et la scatologie de bonne famille. Ayant l’habitude de faire des films avec des budgets ridicules, il se définit lui même comme  » an ass director  » ( il a aussi réalisé le truculent Dead Sushi) et est autant adepte du bricolage cinématographique, que des retournements scénaristiques les plus inattendus. Ici, Iguchi fait un mix de tout ce qu’il sait faire… pour le meilleur et pour le pire.

Accompagné d’une équipe d’acteurs pas franchement au top et d’effets-spéciaux pour le moins foireux, Iguchi ne peut ici compter que sur son imagination personnelle et ses obsessions bordelines (voire carrément déviantes) pour donner du nerf à son film.
La première partie est consacré à la genèse de ces sombies scatophiles qui ont des vers nécro anaux dans les tripes. Des Vers qui essayent de sortir pour aller s’installer dans le ventre de jeunes étudiants en bonne santé. Une fois le décor planté, le réalisateur n’aura de cesse à ce moment là de montrer de jolies jeunes filles prises d’épouvantables flatulences, mélangeant avec un plaisir pervers morsures à la carotide, constipations passagères et dialogues sous lsd associés à un bon vieux chichon périmé depuis deux ans.

Au fil des scènes, je suis prêt à parier que vous serez de plus en plus médusé par les tournures improbables prises par l’histoire de Zombie Ass… Et le plus beau, c’est que lorsqu’on croit que Iguchi à touché le fond, il met la main sur une nouvelle pelle pour creuser encore plus profondément. Puissant…
Respectant à la lettre son cahier des charges, le film s’aventure donc aux frontières du bon goût et les franchit allègrement, pour aller poser le camp au royaume des blagues potaches où même la personne la plus épouvantable et dégueulasse de votre entourage passerait pour un être lettré au bon goût sûr et raffiné.
Rien ici n’arrête Iguchi dans sa chevauché impitoyable de l’étron magique et si son humour sauve beaucoup de scènes, le manque de moyens et les clichés lasseront certainement nombre d’entre vous…. Mais est-ce que ces derniers ne se seraient pas trompés de crémerie par hasard ?

Car il est clair que ce film s’adresse à un public d’initiés, amateurs de sensations fortes et peu heurtés par les divagations un peu outrageante du réalisateur. Avec un titre comme Zombie Ass, difficile en effet de se tromper et de se plaindre par la suite de ne pas avoir été prévenu. Furieux, subversif et sans tabou Zombie Ass divertit, fait rire et écœure, tout cela sous fond de rythmes funky, de plans nichons et de foire au papier toilette.
Zombie Ass ne montera pas au panthéon des films de morts-vivants, mais descendra certainement là où le réalisateur voulait qu’il aille… Car c’était le but de la manœuvre non ?

P.S. : Juste un petit conseil… Si vous avez décidé de tenter l’aventure, évitez « le mangé lourd »…

@ Pamalach

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