Desserts et liquoreux : Lafaurie-Peyraguey 1986 et De Myrat 2001

Par Daniel Sériot

Que les desserts soient des compositions ou de simples fruits cueillis de l'arbre, le plaisir de les accompagner d'un Sauternes est toujours au rendez-vous.

Avec le Lafaurie-Peyraguey, j'ai fait un bavarois avec des zestes d'orange confits et le jus de l'orange a servi à un sabayon en accompagnement. Le même Sauternes a été cuisiné, juste pour parfumer.

Sauternes : Lafaurie Peyraguey 1986

La robe dorée est brillante, le nez est intense et séduisant, avec des arômes d’abricot, d’oranges confites, de mangue, de safran, et des notes de caramel au beurre salé. La bouche est onctueuse, la liqueur pure et d’une belle finesse s’exprime avec une puissance contrôlée, de la densité, et une concentration sans outrecuidance, dans un milieu de bouche, rehaussé de fruits rôtis expressifs. La finale est longue, intense, au toucher voluptueux, bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi, complexe (fruits variés, épices douces, léger caramel, miel, entre autres), savoureuse. Noté 17,5, même note plaisir

 

Sauternes-Barsac : De Myrat 2001

La robe est dorée assez soutenue, l’olfaction, nette et d’une très bonne intensité évoque l’abricot, les pêches jaunes, accompagnés de notes de safran, d’agrumes (oranges) confits et des notes de miel. La bouche est onctueuse, le milieu de bouche  est plein, avec une bonne ampleur, souligné par des fruits rôtis avenants. La finale, est très persistante, bien équilibrée par une acidité gustative bien intégrée, avec une palette aromatique assez complexe dans ses saveurs, mais qui n’a pas l’étendue des meilleurs crus de l’appellation. Noté 16, même note plaisir