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Sensual healing

Publié le 11 septembre 2012 par Euphonies @euphoniesleblog

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The Villagers - The Waves

 

Il y a très très longtemps, vers 2011 (oui en musique le temps passe beaucoup plus vite, beaucoup de candidats, peu d’élus…) je suis devenu artistiquement homosexuel. Pourtant, ce fut l’année durant laquelle Pj Harvey, Anna Calvi ou Ane Brun ont sorti leurs plus beaux arguments mélodiques. De quoi hurler avec le loup de Tex Avery, les tympans masturbés par tant de délicatesse et de virtuosité sonores. J’ai tremblé avec Polly, pleuré avec Ane, joui avec Anna. Mais rien à faire : l’extase passée, je finissais toujours par revenir à ce petit bonhomme. Conor mon amour. Que le premier mec qui n’a jamais ressenti le trouble érotique d’une voix masculine lève le doigt. Et je lui mets mon poing dans l’oreille.

Bien sûr, comme beaucoup, j’ai été saisi très tôt par la sexualité manifeste et évocatrice de voix comme celles d’Otis Redding, Steven Tyler, James Brown, Robert Plant, Marvin Gaye ou Mick Jagger (Dieu que la liste est longue…). Mais finalement tous ces chanteurs ont pour seul point commun d’avoir les gonades greffées sur les cordes vocales. D’une façon ou d’une autre, c’est le chant qui sent le cul. Alors que Conor J. O'Brien, lui, sent bon le flou préliminaire des mains qui se frôlent. Attention hein, pas de niaiseries à la Lamartine, non, non. Plutôt l’évocation sèche de ce qui est en jeu quand une bouche en mange une autre. La sensualité animale. Il suffit d’écouter le renversant Becoming a Jackal pour s’en convaincre : « And each time they found fresh meat to chew / I would turn away and return to you / You would offer me your unmade bed / Feed me till I'm fed ». Avec sa gueule de premier de la classe, Conor J. O'Brien dit l’âpreté sauvage des relations sentimentales. Avec une voix délicate, déliée, à la limite de l’ironie. La qualité d’orchestration et d’arrangements fait le reste. The Villagers, c’est un peu le sucre masochiste qu’on balance sur les plaies ouvertes . Et niveau orgasme auditif, ça vaut tous les crooners du monde.

Après le chef d’œuvre du premier album, c’est le single The Waves qui nous met l’eau à la bouche en prévision du deuxième opus prévu pour le 22 octobre. Titre terriblement efficace et nouvelle orientation plus électro. Mais toujours cette diction délicieusement affectée qui fait toute la différence. Allez, je me lance : Conor, je t’aime.

The waves, premier single du nouvel album :

Et bon, comment ne pas se faire un petit plaisir : 


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