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The Good Wife 3 (2012) de Michelle et Robert King

Publié le 17 septembre 2012 par Flow

The good wife.  

(crée par Michelle et Robert King)

Saison 3.

Création d'un monde cohérent.

 

 

A n'en pas douter, The Good Wifeatteint, avec cette saison 3, la maturité. Toujours aussi fouillée, elle se permet ce que peu de séries avaient réussi à faire jusqu'à présent: créer un monde fonctionnel et autonome en dehors du cabinet Lockart&Garner.

 

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En effet, chaque épisode, s'il fonctionne en solitaire, fait partie d'un tout qui participe à créer cet univers autonome. Chaque affaire emmène son lot de personnages secondaires: clients, avocats, juges, procureurs, personnel militaire et même personnel des impôts (j'en oublie certainement). Chacun de ces personnages est campé par une guest-starplus ou moins célèbre (Lisa Edelstein de House, Michael J. Fox ou encore Matthew Perry...). La force de la série n'est pas d'avoir le pouvoir de réunir toutes ces stars. Non, son vrai pouvoir est de parvenir à nous faire croire à chacune de leurs apparitions qu'ils ont vécu des choses depuis leur dernière apparition. Les scénaristes sont parvenus à donner une consistance à leur série. On a l'impression que chaque personnage est aussi important qu'Alicia et qu'il existe en dehors de l'intrigue principale. Et ce même si on ne sait souvent rien de leurs vies. C'est fort et ça accroit le réalisme.

 

De plus, l'autopsie du système judiciaire américain se poursuit grâce à la diversité des affaires, toujours intéressantes et calées sur l'actualité. On aura bientôt vu toutes les subtilités du droit et chaque département de la justice aura son incarnation dans la série (lieu bien défini pour chacun, personnages, ton). Je me répète mais les scénaristes réalisent un véritable travail d'orfèvre.

 

Et au milieu de tout ça, le personnage de Alicia est toujours aussi complexe et passionnant, porté par une Julianna Marguiles au top. Ses choix, les sacrifices qu'elle fait, sa dévotion pour ses enfants, sa détermination dans son travail contribuent à créer le portrait d'une femme comme on en voit peu à la télévision. Son dilemme principal: choisir entre sa vie de famille et sa vie professionnelle aboutit à la fin de la saison. Elle n'est plus forcée de faire l'un ou l'autre comme auparavant. Elle est enfin libérée. Elle a le choix.

 

 

Il y a quelques ratés (tout ce qui tourne autour de Will et ses accusations de corruption, Wendy Scott Carr) cette année encore, mais qu'importe. L'essentiel est que cette série est excellente. Ne pas y jeter un coup d'œil constituerait une grosse erreur.

 

 

 

Note:

Pastèque de premier choix


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