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Interview de Kashink : l’explosion de couleurs

Publié le 27 septembre 2012 par Unionstreet

Rencontré lors du Super Sunday #4, je vous présente la pétillante Kashink, artiste féminine de la scène Street Art qui nous a consacré un petite interview nous dévoilant son parcours artistique…

Interview de Kashink : l’explosion de couleurs
Agence Séraphine ©

Qui es-tu Kashink ? D’où vient ce surnom et cette jolie petite moustache? 

KASHINK est une onomatopée, comme BANG, CRAC ou BOOM! Je l’avais découverte en lisant une BD style comic book quand j’étais petite, le mot m’a plu, je l’ai gardé dans un coin de ma tête et quand je me suis mise à peindre c’est devenu mon pseudo spontanément.
Depuis je suis devenue une grande fille et je peins activement sur les murs depuis un peu plus de 6 ans maintenant. La moustache est un pied de nez au cliché macho du milieu street-art/graffiti et aussi une manière de brouiller les piste par la confusion des genres!

Après avoir effectuer un parcours prestigieux en intégrant le Celsa, comment en es-tu arrivée la? 
J’ai suivi des études supérieure sans réelle envie mais plus pour mes parents, j’ai toujours été assez manuelle et à la base je voulais faire une formation plutôt professionnelle. Finalement j’ai été prise au CELSA et pas en école d’art après le bac, j’avais tenté les deux. Après mon Master RH, j’ai bossé pendant quatre ans dans une boite avec horaires de bureaux, hiérarchie, assistantes, déplacements en province et autres réunions. Je me suis peu à peu sentie de moins en moins dans mon élément, et j’ai fini par tout plaquer pour faire un Bac pro de Peintre en décors. En plus d’être une vraie révélation, ça m’a permis d’apprendre à peindre autrement que ce que je faisais déjà, et de passer du statut de cadre à celui d’ouvrier, youpi! Aujourd’hui je fais encore un peu de décor mais ma carrière artistique me prend de plus en plus de temps.

Interview de Kashink : l’explosion de couleurs
Kashink ©

Peux-tu nous définir ton style, qui s’intègre dans le mouvement street art/graffiti? 
Je peins principalement d’énormes personnages à quatre yeux, que je mets en scène dans un contexte, comme une case de BD. Mon style se définit par une bonne dose d’illustration narrative et un trait d’art brut, je travaille toujours en impro totale. Pour bosser sur mur, j’utilise autant les bombes de peinture que la peinture acrylique, surtout quand j’ai moins de thunes, mais le but est que mes pièce atteignent au moins 4 mètres de haut. Je fais aussi pas mal de collages dans la rue sur des plus petits formats.

Interview de Kashink : l’explosion de couleurs
Kashink ©

Quels messages tes oeuvres veulent-elles transmettre au public? 
Je vois le street-art comme une démarche de partage. J’ai envie de proposer à chacun de s’approprier ma peinture. Mes personnages sont mis en scène, souvent ils prononcent une phrase, comme dans une BD ou un film, mais libre à chacun d’interpréter ce qui se passe, qui est ce personnage, pourquoi il dit ça. J’aime bien essayer de stimuler l’imagination du public, et souvent je suis comblée par j’ai des retours très différents sur ce que je fais. Par exemple certains voient une influence mexicaine dans mon travail, ce qui est juste, mais d’autres y voient des inspirations japonaises, indiennes, russes, etc. C’est drôle de voir à quel point la vision de chacun est personnelle.
D’autre part, je m’efforce de choisir un thème bien précis pour chacune de mes expos, et si possible dans une démarche complète et une réflexion aboutie. Par exemple l’année dernière j’ai fait une expo solo que j’avais appelée « GAYFFITI », j’avais envie de casser les codes et de proposer une autre vision du mouvement street-art/graffiti. A l’origine, celui-ci est aussi revendicatif, peindre dans la rue offre un maximum de visibilité, donc l’opportunité de s’engager sur des thèmes forts, autant en profiter!

Parle-nous de tes projets futurs. 
Je suis en train de plancher justement sur un nouveau volet de « GAYFFITI », j’ai envie de proposer une expo collective cette fois-ci, je suis en plein montage de ce projet donc encore rien de défini mais ce sera en 2013! J’ai aussi des parutions dans des livres, tout est en cours aussi. Je bosse aussi sur des projets vidéo en ce moment, j’ai toujours bien aimé me diversifier.
Je vais aussi participer à une expo par le biais de l’association le M.U.R. du 8 au 11 Novembre à l’espace des Blancs Manteaux, dans le 4ème à Paris. Beaucoup de voyages en perspectives aussi, encore et toujours!

Où et quand aura lieu le prochain rendez-vous où l’on pourra découvrir tes oeuvres? 

Jusqu’au 4 octobre on peut voir la peinture que j’ai faite sur le M.U.R au croisement des rues Oberkampf et St Maur dans le 11ème.

Je participe à la Biennale d’Art Contemporain du Havre, inauguration le 28 septembre et mon installation reste jusqu’en Mars 2013 au centre ville avenue Foch!
Récemment j’ai fait une grande fresque avec du beau monde (Speedy Graphito, Yz, Paul Santoleri, Seize, etc.) à Montreuil, sur l’autoroute A 86.
Et encore et toujours dans la rue, partout!

Interview de Kashink : l’explosion de couleurs
Le M.U.R ©

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