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Einsturzende Neubauten – Strategies against architecture IV (2002 – 2010)

Par Darkstein

J’avais laissé la bande à Blixa Bargeld sur le magnifique Silence Is Sexy, remontant le temps aux écoutes de Tabula Rasa, Haus der Lüge (non, ce n’est pas la maison de la luge) et le plus bruitiste Kalte Sterne, étudiant avec soin la rétrospective Strategies against architecture II. Ce qui est bien avec ces compilations c’est qu’elles sont faites par le groupe, commentées par le groupe et offrent un spectre assez large pour se faire une idée de l’art d’Einsturzende Neubauten, oscillant entre rock experimental, art noise pur ou titres presque pop (à l’exemple de Sabrina). Que l’on aime ou pas, on ne pourra dénigrer la beauté d’un Blume ou Wüste sur Tabula Rasa.

Alors que s’est-il passé entre 2002 et 2010 ?

Une certaine homogénéité déjà, qui malgré quelques expérimentations, font ressembler nombre de titres “audibles aux non avertis” à die befindlichkeit des Landes sur Silence is Sexy, une sorte d’introspection musicale portée par un choeur masculin et des élancées sonoristiques (cordes et percussions en harmonie presque parfaite), à l’exemple de Selbstportrait Mit Kater. Homogénéité ponctuée de-ci de là des sensations sonores d’expression froide et intense, des notes en suspens, la voix tantôt fantômatique tantôt agressive et éraillée de Blixa intimiste ou imposante, tel Unvollstandigkeit. Bluettes enfantines aussi avec ces Weil weil weil ou Let’s do it a dada, amusants et contrastants.

Bref, si E.N. s’assagit, il reste malgré tout une référence en matière d’avant-garde et d’expérimentation sonore.



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