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Critiques Séries : Beauty and the Beast. Saison 1. Pilot.

Publié le 12 octobre 2012 par Delromainzika @cabreakingnews

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Beauty and the Beast (2012) // Saison 1. Episode 1. Pilot.


C'est avec Jennifer Levin (Brothers & Sisters, FBI portés disparus) et Sherri Cooper (Brothers & Sisters) que The CW a décidé de créer un remake de Beauty and the Beast, une série culte avec Ron Perlman et Linda Hamilton pour les incultes. Je suis aller voir ce premier épisode de Beauty and the Beast avec des pincettes. Disons que j'avais peur de me faire assommer d'un coup de talons aiguilles par Kristen Kreuk si je disais du mal de sa toute nouvelle série. Kristen Kreuk, vous vous souvenez tous, de ce fantasme adolescent pour tous les téléspectateurs de Smallville. Sauf que malheureusement l'actrice n'a jamais bien joué et a trouvé le moyen de ne pas grandir non plus. On retrouve donc Lana avec une méchante bête dans les bois. L'introduction de ce premier épisode était assez ridicule et ne présageait rien de bon. Cependant, c'était joli. Car oui, l'atout majeur de Beauty and the Beast c'est que c'est joli. Aussi bien grâce au jeu de lumières qu'aux décors et au montage. Globalement, on peut donc dire que Beauty and the Beast n'est pas une production dégueulasse et cela vient pourtant de The CW, la plus petite chaine des networks américains.
En 2003, la jeune Catherine et sa mère sont attaquées par un homme. Si Catherine parvient à s'en sortir la vie sauve grâce à l'aide d'une créature étrange, sa mère meurt cette nuit-là. Neuf ans plus tard, elle est devenue détective et reste déterminée à retrouver le responsable. Lors d'une enquête, elle suit la piste d'un certain Vincent Koslow, mort en 2002 en Afghanistan. Elle découvre que ce dernier n'est pas mort, qu'il vit depuis 10 ans en totale réclusion et surtout le reconnaît comme celui lui ayant sauvé la vie. Il s'avère que, sous l'effet de la colère, Vincent se transforme en une bête enragée et incontrôlable. Catherine accepte de protéger son identité et son secret s'il l'aide à découvrir le meurtrier de sa mère. Tous deux entament alors une relation complexe et extrêmement dangereuse...

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Pour tout vous dire je n'ai du voir en tout et pour tout que deux épisodes de la version originale, donc je ne pourrais pas vous faire une comparaison détaillée des deux séries. Cependant, je peux vous parler de ce premier épisode bourré de problèmes. Le premier c'est évidemment l'empilement de clichés ici et là tout cela pour accentuer la dose d'eustrogène de la série (on sent déjà les répliques ultra séductrices entre Catherine Chandler et sa coéquipière). Et puis il y a les scènes de combats particulièrement bien fichues dans le sens où ce n'est pas moche et où Kristen Kreuk se débrouille bien mais cela parait tellement brouillon. On a l'impression que les créateurs de la série on fait un patch work avec ce qu'ils pouvaient bien aimer. C'est un peu comme avoir plusieurs trucs et tenter de les assembler afin de faire un truc global et cohérent. Mais Beauty and the Beast bénéficie cependant de quelques lignes de dialogues à ne pas prendre au sérieux ce qui force le sourire du téléspectateur.
Dans les dialogues on retrouve notamment une référence très The CWesque histoire de faire du placement de produit bien placé pour Louis Vuitton. Et puis évidemment ce n'est pas très futé comme série alors on enchaine les choses basiques. J'ai adoré la rencontrer entre Catherine et Vincent Koslow dans la cachette de ce dernier. D'une part parce que les deux acteurs ne sont pas crédible (surtout Jay Ryan - Terra Nova - qui est très loin de ressembler à une bête même avec une balafre sur le visage), mais également parce que c'est complètement ridicule de nous mettre ça au beau milieu de l'épisode. D'un certain côté Beauty and the Beast me rappelle un peu Bestiality, un film avec le charmant Alex Pettyfer et accessoirement Vanessa Hudgens. C'est un peu la même chose mais en moins bien ici. On sent donc déjà venir les histoires de romances (comme de celles de Catherine qui échouent tout le temps).
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Mais finalement ce qui m'a fait le plus rire c'est le découpage de cet épisode qui empile tout et rien. Les quelques mystères et personnages étranges de la série n'ont rien de bien excitant et la relation déjà naissante entre Vincent et Catherine sent le réchauffer. Pour ce qui est de la partie plus policière de la série, on peut dire que là aussi ce n'est pas folichon. Beauty and the Beast se contente de nous servir une soupe déjà tiède et pas spécialement intéressante qui plus est. Le coup du complot gouvernemental par exemple était aussi une idée qui aurait pu être intéressante si seulement elle avait une once de crédibilité. Mais Beauty and the Beast c'est comme ça, c'est avant tout une publicité pour une sorte de parfum un peu bestial. En tout cas, moi je l'ai vu comme ça étant donné qu'à sauver il n'y a que la qualité des images laissées à Gary Fleder (Le collectionneur, Le Maitre du Jeu, Pas un mot…).
Note : 2/10. En bref, sans être aussi catastrophique qu'annoncé c'est beaucoup trop pompeux, mal écrit et construit. Et qui a envie de voir Abercrombie et Barbie faire des bébés ?


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